Barbara Abel

 

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Barbara Abel est une auteure belge née en décembre 1969. 

Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l'Académie d'Etterbeek, elle étudie à l'Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.
À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, "L'Esquimau qui jardinait", qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa. 
Elle se lance peu après dans l'écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, "L'Instinct maternel", lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac. 
Elle fait ensuite paraître d'autres récits de suspense qui évoque souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.
Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.
Son roman "Un bel âge pour mourir" paru en 2003 a été adapté pour France 2 avec Marie-France Pisier et Emilie Dequenne dans les rôles principaux.
S'ensuivent "Duelle" en 2005, "La Mort en écho" en 2006, "Illustre Inconnu" en 2007, "Le Bonheur sur ordonnance" en 2009, "La Brûlure du chocolat " en 2010, "Derrière la haine" en 2012 - Prix des lycéens de littérature belge 2015, "Après la fin" en 2013 et "L'innocence des bourreaux" en 2015.

Source : lemasque.com

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Présentation de l'éditeur

C'est le grand jour de la sortie en forêt de l'école maternelle des Pinsons. La météo clémente et l'enthousiasme des éducateurs comme des enfants donnent à cette journée un avant-goût de vacances. Tout se déroule pour le mieux jusqu'au moment du retour, quand une enfant manque à l'appel. C'est Emma, cinq ans, une des élèves de la toute jeune institutrice Mylène Gilmont.C'est l'affolement général. Tandis que deux enseignantes ramènent le groupe d'enfants au car, les autres partent aussitôt à sa recherche. Mylène prend une direction différente, s'aventurant donc seule dans la forêt.Au bout d'une demi-heure, les forces de l'ordre sont alertées. Un impressionnant dispositif est mis en place et l'équipe du capitaine Dupuis se déploie dans la forêt avec une redoutable efficacité.Et puis Emma réapparaît. Le soulagement de ses parents arrivés sur place, Camille et Patrick, est à la hauteur de l'angoisse qu'ils ont éprouvée. Visiblement, il y a eu plus de peur que de mal pour la petite.Pourtant, la battue doit continuer avant la tombée de la nuit, car cette fois, c'est Mylène qui ne revient pas.Camille a retrouvé sa fille. En vérité, elle ne le sait pas encore, pour elle, le cauchemar ne fait que commencer.
source : amazon.fr
Ma chronique
Merci à Netgalley  ainsi qu'aux éditions Belfond pour cette belle opportunité de lire ce roman.

C’est la première fois  que je découvre la plume de Barbara Abel et bien c’est une sacrément belle découverte. J’ai été très vite emportée par une intrigue qui ne nous laisse pas le temps de respirer. « Je sais pas »  est un roman haletant, émouvant qui parle d’un sujet que l’on retrouve malheureusement trop souvent dans la rubrique des faits divers. L’enlèvement d’un enfant est l’une des choses qui effraie le plus les parents attentionnés que nous sommes. Que l’enfant est 5 ans ou bien qu’il soit un adulte, nous parents souffrirons de la même façon.

 Par une superbe journée la sortie de classe de l’école des Pinsons va virer au drame. La petite Emma, 5 ans vient de disparaître, les instituteurs s’organisent et partent à sa recherche. Sa maîtresse Mylène va elle aussi disparaître. Emma sera retrouvée dès la fin de la journée. Parallèlement nous allons faire la connaissance des parents d’Emma et du père de Mylène et c’est là le grand talent de l’auteure. Très rapidement on va comprendre de mieux en mieux les liens qui les unissent pour le meilleur et pour le pire.

 La plume acéré de Barbara Abel nous fait vivre des émotions plus terrifiantes les unes que les autres. Frayeurs, apitoiements, incompréhensions sont au rendez-vous. Je ne peux en dire plus sans risquer de spoiler  ce qui serait impardonnable mais tout de même, j’ai ressenti une forte empathie pour le personnage d’Eugène, le père de Mylène qui au prise avec le caractère pas évident de sa fille vivra des ressentis qu’aucun parent ne devrait vivre et pourtant…   Que dire des personnages qui cachent si bien leur jeu qu’ils en deviennent terrifiants. L’enquête du Capitaine Dupuis ne se fera pas sans rebondissements et même lorsqu’on pensera que tout est fini, ce ne sera pas le cas, c’est vraiment bien vu. Cela fait longtemps que n’avais pas plongé avec autant de délectation dans une histoire sombre au suspense intolérable. Vous aimez vous faire peur, vivre de grandes choses au fond de votre lit alors ce roman est fait pour vous.

Citation : 
Bien sûr, le quotidien a depuis longtemps entamé son travail de sape, usant lapassion de trop fréquentes habitudes. L'ordinaire y est allé de son couplet lancinant, répétitif, un peu désuet. Les années ont peu à peu grognoté les promesses d'un bonheur qui a maintenant troqué son éternité contre une perpétuité encombrante.

— Ce qui est étrange, dans toute cette histoire, c'est la similitude des avis sur Emma Verdier et sur Mylène Gilmont. Elles déclenchent toutes les deux des émotions négatives. On ne les aime pas beaucoup, on s'en méfie d'une certaine manière. Oles rejette chacune à leur manière. Elles ont peu d'amis, voire pas du tout. Elle ont toutes les deux un capital antipathie assez prononcé. Comme si elles avaient été conçues dans le même moule. La seule chose qui les différencie vraiment, c'est qu'il y en a une qui est très jolie, et l'autre qui est très laide. 

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