Solène Bakowski

Solène Bakowski

 

 

 

Biographie de l'auteur

Je suis née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014, lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015), d' « Un sac » (auto-édition, janvier 2015, Prix spécial du Jury Amazon 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), j'essaie avant tout de raconter des histoires et de faire ressentir des émotions à travers la fiction ; je n'ai pas d'autre ambition que celles-ci. J'aime créer des personnages alambiqués animés d'une « folie douce » à la limite de la normalité et mettre en scène les points de rupture, ces moments qui semblent anodins et au cours desquels, pourtant, tout bascule. Il faut dire que les démons se plaisent à s'immiscer dans notre quotidien sans crier gare. Et ces monstres du commun, je suis persuadée que la littérature peut les attraper.

J'espère que mon univers vous plaira. Je suis évidemment ravie de l'intérêt que vous me portez en naviguant sur cette page et je fais le voeu de vous garder longtemps à mes côtés.

Vous voulez en savoir plus? Retrouvez-moi sur le site www.solene-bakowski.com et sur ma page Facebook https://www.facebook.com/SoleneBakowskiAuteur
Vous pouvez également me suivre sur mon compte Twitter @SoleneBakowski ou encore vous rendre sur http://solene-bakowski.iggybook.com/fr/

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Présentation de l'éditeur

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ? 

Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable. 
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Ma chronique :

Mati vit avec son papa Nicolas inconsolable après le suicide de sa femme Karine. Sa grand-mère s'occupe d'elle et prend une place de plus en plus importante dans leur vie. Les jours passent sans que leur peine s'apaise, elle est terriblement triste et elle ne trouve du réconfort qu'en écrivant à sa maman sur les conseils de sa maîtresse des lettres qui ne lui parviendront jamais. Mais cela l'aide...

Quel récit bouleversant, en terminant le livre de Solène Bakowski je suis encore toute remuée par les différentes émotions éprouvées par ma lecture. C'est le premier livre que je lis de cette auteure. Tout d'abord je dois préciser que j'ai eu bien du mal à entrer dans cette lecture. La première partie du livre m'a beaucoup moins emportée que la suite. J'étais aussi perturbée par le fait que le personnage narratif change constamment, le père , la grand-mère, Mati elle même et d'autres encore prennent la parole pour nous conter ce récit triste, sombre et par moment sans espoir. On retrouve tous les ingrédients composant un secret de famille qui va avoir de terribles répercutions sur la vie de cette petite fille de 9 ans. Manipulation, secret, non-dits, trahison tous les éléments d'une superbe et cruelle mascarade attendent de prendre le lecteur en otage lorsque le tempête se déclare. Mati disparaît laissant derrière elle de nombreuses interrogations. La seconde partie nous apporte des réponses et un nouveau personnage entre en jeu. J'ai adoré cette partie de l'histoire, surprenante, pleine de poésie et qui vient toucher l'enfant qui est en nous avec sensibilité et beauté à partir de là je n'ai pas pu poser ma kindle un instant. J'ai aimé que tout passe par l'écrit , la valeur des mots posés sur le papier c'est incroyable la portée qu'ils ont. Mati va pouvoir expérimenter cela et nous avec elle grâce au talent de l'auteur. Bonne lecture.

Juste un tout petit détail j'ai eu du mal avec l'emploi du verbe confisquer, utilisé plusieurs fois d'une autre façon que celle dont j'ai l'habitude.

 

Citation :

Le prêtre prononce le prénom de la morte. Il le martèle. A plusieurs reprises. S'en délecte, on dirait. Karine. Karine. Karine. Dans la nef du petit édifice mal rénové, ça résonne, ça rebondit sur les faces vertes et jaunes de l'assistance, ça se catapulte sur les vitraux et ça s'écrase sur les dalles. Karine, Karine, répète le curé. Et le regard de Nicolas subitement se cerne et s'affole, il cherche, hagard, à confisquer dans la foule un haussement d'épaule, l'assurance qu'il se trompe, qu'il a mal entendu, que Karine, sa Karine, va surgir d'une minute à l'autre au milieu de l'allée, en sueur, gênée d'arriver comme un cheveu sur la soupe, confuse, merdeuse même, n'ayons pas peur des mots. Les joues roses d'avoir trop couru, elle s'installera dans une travée éloignée, aussi discrètement que possible, et lui adressera un petit signe, un hochement de tête, un clignement de paupière, on se retrouve à la sortie, hein, dès que c'est fini. Mais il ne récolte que des sourires compatissants, des lèvres pincées, des têtes baissées, Désolé mon vieux, c'est dur ce qui t'arrive, mais ça va aller.

la litote