Je remercie les Editions Slatkine & Compagnie pour  cette nouvelle lecture.

Marc Voltenauer

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source : ici

Biographie de l'auteur

Après de longues études de théologies, Marc Voltenauer n'a finalement pas choisi d'être pasteur. Après un tour du monde d'un an avec son compagnon, il décide de se lancer enfin dans l'écriture. Un an plus tard, Le dragon du Muveran s'est imposé comme un polar magistral. Son nouveau roman, donne une épaisseur trouble à son personnage récurrent.

 

 

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Présentation de l'éditeur

Un chassé-croisé infernal « Andreas fonçait au volant de sa vieille BMW. Il enchaînait les virages et jouait avec les limites qu'imposait la route sinueuse. Les haut-parleurs diffusaient encore la chanson. Le refrain lancinant résonnait au fond de lui comme un écho de son état intérieur. » Qu'a-t-il bien pu arriver à l'inspecteur Auer ? Un tueur à gages abat un politicien à l'opéra de Berlin, en plein milieu d'une représentation. Sa prochaine destination : Genève. Et puis, Gryon. Gryon où Andreas Auer, qui vient d'être suspendu par le commandant de la police, décide d aider un ami paysan à la ferme pour sortir de sa déprime. Gryon, ce petit village si paisible. Paisible ? Pas si sûr... Dans la chambre de sa mère, un homme rumine ses fantasmes les plus fous. Il est prêt à passer à l'acte. Un chassé-croisé infernal se profile, et va tout balayer sur son passage. Andreas et les siens en sortiront-ils indemnes ?

Chronique

Quel plaisir de retrouver le couple que forme Andréas et Mickaël, inspecteur et journaliste, un duo  de choc. J’apprécie toujours la normalité de ce couple homosexuel  si  bien décrite dans leur fonctionnement.  Nous retrouvons le petit village de Gryon sous les projecteurs. Andréas est suspendu et forcé à prendre quelques semaines de repos se retrouve à faire «  le fermier » auprès de son ami Antoine. On découvre une bande de copains  tous plus ou moins bancals affectifs,  un tueur à gage venu de l’Est et des meurtres qui s’enchaînent, même les vaches sont en danger.  J’ai  bien accroché à ces deux enquêtes menées de mains de maître par Andréas aidé de Mickaël et celle de Karine et son équipe. On retrouve les personnages rencontré dans Le dragon du Muveran et on va ici en apprendre un peu plus sur Andréas mais pas encore assez à mon goût mais je saurai être patiente au vu du final, il y a l’espoir d’une suite. C’est toujours un plaisir de découvrir le petit nom donné au tueur ici : « celui qui s’enivrait du parfum de sa mère ». Je crois que cela va devenir comme une signature de l’auteur après  «  l’homme qui n’était pas un meurtrier ». J’ai aimé  aussi celui de Mangiafuoco …celui qui tire les ficelles. J’ai adoré me faire avoir comme une bleue et me faire mener par le bout du nez  car même si je pensais avoir cerné le coupable, j’étais à côté de la plaque, heureusement que je ne suis pas flic. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, les chapitres sont courts et rythmés et nous ballottent entre enquêteurs, tueurs et victimes sur fond de scandale immobilier et  de jalousie entre éleveurs. Beaucoup de rebondissements et puis arrivé au deux tiers du livre c’est le gros coup dur, nous entrons dans une partie beaucoup plus intime et pleine d’émotions. Ici il va falloir payer de sa personne pour continuer à vivre.

Un excellent thriller suisse, véritable ethno polar qui dépayse, et booste comme jamais.

Bonne lecture.

 

 

Citations : 

 

 Doc ôta ses gants en plastique maculés de sang. Il tendit un masque à Karine. Il connaissait son intolérance aux effluves diffusées par les cadavres saturés de produits chimiques. Contrairement à un parfumeur, un œnologue ou un fleuriste qui emploient un lexique précis pour décrire les senteurs et les arômes, les médecins légistes sont confrontés à des émanations singulières, mais qui n'ont pas de nom. Elles sont définies comme caractéristiques, particulières ou encore pénétrantes. On en fait l'expérience, on les identifie. Mais on ne le nomme pas. Doc résumait ces fragrances: "C'est l'odeur de la mort."

 


 

Devant lui, un flacon de cristal surmonté d’un bouchon bleu profond qui faisait ressortir la couleur dorée et intense du précieux liquide. Il l’admira comme un trésor. Sur le cristal était inscrit, en lettres d’or : Shalimar.
Aussi loin qu’il s’en souvienne, sa mère avait toujours porté ce parfum. Un jour, enfant, il s’en était aspergé. Elle s’en était tout de suite rendu compte lorsqu’il était descendu à la cuisine : il empestait. Elle l’avait giflé avec violence.


 

 

Et en attendant, vivre. Vivre et aimer. Pour tenir la mort à distance. Aimer intensément.

 

slatkine

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