Je remercie les éditions SNAG Fiction pour l'envoi de cette nouvelle lecture.

 

 

Serge Quadruppani

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Biographie de l'auteur

Serge Quadruppani, né le 6 janvier 1952 à La Crau, est un journaliste, romancier, essayiste, traducteur et éditeur littéraire libertaire français, auteur notamment de romans policiers et traducteur de la série des Commissaire Montalbano d'Andrea Camilleri. 

 

Présentation de l'éditeur

Un auteur publié dans Lundi MatinSiné Mensuel et Le Monde Diplomatique Auteur d'une trentaine de romans, enquêtes, fictions, articles Prix Quai du Polar 2011 Un roman palpitant entre polar et fantastique Une enquête au cœur d'une Zone À Défendre

Un matin de printemps, Tom, 10 ans, découvre le corps d'un homme, un pieu planté dans la poitrine, dans le trou laissé par la souche d'un pin Douglas abattu. 
Cet homme, c'est Didier Dubois, le responsable du chantier d'abattage de la forêt de l'Aitre. 
Appelée sur les lieux, la capitaine Sylvie Mercure mène l'enquête, assistée par la gendarmerie. Lorsqu'un deuxième meurtre est commis, les soupçons se dirigent naturellement vers les militants de la Commune libre du Plateau, qui combat le projet d'abattage. 
Mais les suspects se révéleront aussi nombreux qu'inhabituels : une sorcière qui fait parler les morts, un curé haïtien, une exilée chilienne... 
Des personnalités étranges, une atmosphère pleine de tensions, pour un roman noir aux frontières du surnaturel.

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Ma chronique : 

 

Le jeune Tom 10 ans découvre au hasard d’une promenade le corps de Didier Dubois. Il s’agit du responsable de programme de destruction de la forêt de l’Aitre. L’enquête est confiée à Sylvie Mercure capitaine détachée auprès d’Interpole, elle va en compagnie de la gendarmerie locale être accompagnée dans ses recherches. Lorsqu’un second meurtre vient brouiller les pistes, on ne sait plus vers qui se tourner car il ya pléthore de suspects. On pense tout de suite aux militants qui sont contre le projet de déforestation mais aussi vers un prêtre Haïtien, à une sorcière aux étranges pouvoirs ou encore  à une charmante vielle femme chilienne.

 

Le point fort de ce polar pour adolescent est certainement la troupe de jeunes enfants dont Tom fait partie et qui accompagnée par de nombreux animaux reste très soudée par des liens tissés au fil de leur enfance. J’ai aussi apprécié les connaissances de l’auteur en ornithologie et notamment son savoir sur les différentes variétés de canards que l’on peut trouver aux bords des rivières françaises. Il faut dire que pour nous mettre parfaitement dans l’ambiance, les descriptions de la forêt sont magnifiques.

 

Je reste plus réservée sur le contenu de l’intrigue qui pour moi était pas mal décousue, la révélation finale arrivant comme un cheveu sur la soupe sans avoir été amenée. Je n’ai pas complètement adhéré au côté «  paranormal » surtout parce que je n’ai pas vu ce qu’il apportait au récit. J’aurai souhaité que le personnage de Hartman soit plus développé et que pour une fois on aille un peu plus en profondeur sur  la thématique abordée mais cela n’a pas été le cas. Je reste aussi dubitative sur les différentes « romances » que l’on peut rencontrer au fil du récit car elles n’y apportent pas grand choses au final.

 

Vous l’aurez compris, mon avis reste mitigé, je vous laisse vous faire le vôtre. Bonne lecture.

 

 

Citation : 

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Une porte étroite et basse, que Sylvie n’avait pas remarquée jusque là, s’était entrouverte dans l’enceinte du cimetière. Des êtres de petite taille en sortirent, sur deux ou quatre pattes. Comme la troupe zigzaguait entre de gros massifs de rhododendrons aux corymbes bleus, la capitaine repéra quatre filles, trois garçons, trois chiens, deux chats et un lapin blanc. Ce dernier était juché sur les épaules d’un des garçons, un épagneul ouvrait la marche et deux patous à l’abondante fourrure blanche encadraient le cortège tandis que les chats, qui s’étaient glissés au-dehors juste avant que l’un des enfants referme la porte, semblaient suivre plus ou moins le groupe avec cet esprit d’indépendance qui caractérise leur espèce : en s’arrêtant pour se gratter, en revenant soudain en arrière pour examiner quelque chose à terre, en bondissant tout à coup sur le côté pour tenter d’attraper quelque chose de plus rapide qu’eux. Mais enfin, le mouvement général était bien celui-là : tout le monde se déplaçait ensemble.

 

 

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