Je remercie les Editions De Borée pour l'envoi de ce nouveau titre.

 

James Barnaby

L'auteur : 

James Barnaby est le pseudonyme d'un auteur français bien connu.

Il s’agit d’un clin d’œil involontaire à la culture britannique (série télévisée anglaise "Inspecteur Barnaby") à laquelle il voue une véritable passion.

Il choisi le pseudonyme pour écrire son thriller psychologique contemporain, "À fleur de peau"

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Lorsque vous lirez l’histoire de Jane McLeone, vous ne laisserez plus jamais vos enfants regarder seuls un dessin animé de Walt Disney…

Présentation de l'Editeur : 

Se réveiller sans rien savoir des dernières heures écoulées, un fardeau que Jane supporte depuis ses onze ans. L'année où elle a été enlevée. Brillante étudiante de 19 ans aux yeux de tous, la jeune fille souffre pourtant de « fugues temporelles », crises proches du somnambulisme dont elle ne garde aucun souvenir. Comme chaque année, Jane passe l'été au bord du lac Mendota dans le chalet familial. Obligée de se rendre à Chicago pour son travail, sa mère la laisse en compagnie de son beau-père, Richard, qu'elle adore. Mais le lendemain matin, Jane se réveille les mains ensanglantées. Près d'elle gît Richard, égorgé. Et Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale...

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Ma chronique : 

 

 

Un superbe thriller où l’on va naviguer dans les eaux troubles de la psychologie, de la perversité, du pouvoir, de la politique.  Jane à 19 ans est une rescapée, kidnappée à l’âge de 11 ans et retrouvée un mois plus tard, elle affirme ne se souvenir de rien et pourtant de nombreux flashs viennent la perturber encore huit ans plus tard. En effet quoi de plus traumatisant que de perdre la notion du temps, de se réveiller à un endroit sans se rappeler qu’on y est allé et pire encore lorsqu’elle revient à elle après une de ses « absences », les mains pleines de sang, son beau-père le gorge tranchée à ses côtés. Mais rien ne lui revient, c’est le néant, alors  en attendant son procès, un traitement par hypnose est mis en place et les résultats ne tardent pas à arriver.

 

L’auteur possède un réel talent pour nous mener à la baguette de rebondissement en surprise avec une galerie de personnage incroyablement bien construite. J’ai aimé la personnalité de l’enquêteur du FBI tout comme le portrait du médecin qui pratique l’hypnose, on y croit et on en redemande encore.  Les méchants naviguent en sous main et c’est un réel plaisir de  les voir se faire démasquer parce que, ce n’est pas moi qui aurais compris qui ils étaient ! J’ai pris beaucoup de plaisir à tenter de déchiffrer, les flashs, les absences, le pourquoi du comment  même si cela peut paraître être tiré par les cheveux, au final ça le fait. Je n’aurai jamais pensé que ce chemin serait tellement sinueux  et à la fois complètement envoûtant et haletant. Un vrai thriller psychologique avec une référence bien trouvée, aux dessins animés de Walt Disney, nouvelle et très originale, elle prend sens  dans l’histoire de Jane et nous permets de comprendre les arcanes de ce que son cerveau. Alors même si cela peut paraître peu crédible à certain moment, cela ne m’a pas empêche de me laisser porter par l’histoire qui est passionnante.

 

Dans les notes de l’auteur en fin de livre, il fait référence au livre de Flora Rheta Schreiber, dont le personnage de Sybil a servit de référence à celui de Jane, en disant qu’il n’a jamais été traduit en français, ce n’est pas tout à fait exact puisque je me souviens voir lu  une version de Sybil publiée en français par Albin Michel parue en 1974, difficile à trouver mais qui si vous tomber dessus est passionnante et encore plus puisqu’il s’agit d’une histoire vraie. Bonne lecture.

 

Citation : 

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D’ailleurs, pour les psys, personne n’était véritablement normal. La ligne qui séparait les êtres en liberté de ceux qui étaient enfermés ne correspondait pas à une frontière entre la normalité et la folie, mais entre la maîtrise de ses pulsions et le passage à l’acte.


Disons que Sapristein était l’un des rares auprès de qui elle se sentait bien. Il avait toujours été attentionné avec elle, bienveillant, et quand quelque chose n’allait pas, c’est lui qu’elle allait voir. Il savait comment l’aider, calmer ses angoisses, fermer la porte par où s’introduisaient les cauchemars. Il y parvenait assez bien la plupart du temps, mais parfois non. Et alors, certains souvenirs enfouis dans sa conscience ressurgissaient brutalement, des souvenirs insupportables qui remontaient à huit ans en arrière.
L’été de ses 11 ans...


D’ailleurs, pour les psys, personne n’était véritablement normal. La ligne qui séparait les êtres en liberté de ceux qui étaient enfermés ne correspondait pas à une frontière entre la normalité et la folie, mais entre la maîtrise de ses pulsions et le passage à l’acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

de borée

 

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