Je remercie les Editions Albin Michel pourl'envoi de cette nouvelle lecture.

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Søren Sveistrup

Soren-Sveistrup

Biographie de l'auteur

Né en 1968, Søren Sveistrup est le créateur, scénariste et producteur de plusieurs séries, dont la série culte The Killing qui a notamment reçu le BAFTA 2011 de la meilleure série internationale et qui a réuni près de 600 000 téléspectateurs français lors de sa diffusion.Il a plus récemment écrit des scripts pour des longs métrages, par exemple pour l'adaptation de Le Bonhomme de neige de Jo Nesbø.

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Présentation de l'éditeur

Le premier thriller du créateur de la série culte The Killing

Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d'une femme amputée d'une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d'allumettes. Chargés de l'enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l'inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révèleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu'une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer...

« On retrouve dans ce roman passionnant tout le génie du scénariste de The Killing. » - Ugebladet Søndag

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Ma chronique : 

 

Quel plaisir que de se plonger dans ce polar scandinave, il faut dire que celui-ci est particulièrement réussi et c’est un coup de cœur. Tordu, pervers et violent juste ce qu’il faut, tout cela écrit par une plume froide concise, sans fioriture ni effet de style. Apprêtez vous à être bouleversé par la qualité du scénario proposé, une lecture rapide malgré ses 640 pages qui défilent à vitesse grand V grâce à des chapitres courts et intenses alliés à une profondeur des personnages qui n’est pas démentie par l’action toujours présente. Ne vous laissez pas impressionner par ce pavé, il est complètement digeste, rien qu’en lisant le prologue, j’avais déjà la chair de poule.

 

J’ai beaucoup aimé le duo d’enquêteurs formés presque par hasard. Naia Thullin, une jeune mère célibataire, ambitieuse qui souhaite quitter les homicides pour intégrer le centre National de Cybercriminalité et Hess qui semble pas mal cabossé par la vie et est obligé de prendre une « pause » d’Europol en venant travailler aux homicides. Ils finissent par former une équipe dynamique, même si ce n’était pas gagné au début. Rosa  Hartung est ministre des Affaires Sociales, elle semble avoir surmontée la perte de sa fille de 12 ans un an plus tôt, elle reprend le travail au moment même où un premier corps de femme amputée est retrouvée avec un bonhomme « marron » à ses côtés. L’histoire commence par ce cas intriguant sur un rythme soutenu car ce n’est que le début, un second corps est retrouvé présentant le même mode opératoire et l’enfer peut commencer… Ce thriller est particulièrement sombre et pas mal effrayant. A aucun moment je n’ai pu comprendre où voulait nous emmener l’auteur et le tueur est resté un mystère jusqu’au final. Mon cœur s’est fendu lorsque j’ai compris pourquoi le tueur faisait de qu’il faisait. On évolue dans un cadre glaçant avec des personnages captivants, on assiste à des scènes de crime terribles avec en arrière plan une histoire déchirante. Sans oublier le côté graphique de l’écriture de Soren Sveistrup qui a le talent de mettre en lumière une scène de crime de telle façon qu’elle s’imprime sur nos rétines. La couverture m’a beaucoup plu, avec ce beau relief d’impression et je suis revenue bien souvent regarder ce petit bonhomme fabriqué avec deux marrons et des allumettes. Bonne lecture.

 

Citation:

 

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Il n'en a pas assez dans le pantalon pour te donner ce dont tu as besoin ?
- Si, tout à fait, répond-elle, mais je préfère abuser de lui sexuellement plutôt que de tuer le désir dans une relation de couple."
La femme du grand frère s'étrangle avec une gorgée de vin en éclatant de rire et postillonne sur la chemise Hugo Boss de son mari, qui se met à frotter énergiquement la tache avec sa serviette en tissu.


 

Depuis quelque temps déjà, Hess pensait à la mort avec indifférence. Pas parce qu'il n'aimait plus vivre, mais parce que être encore en vie était devenu trop douloureux. Il n'avait pas consulté, il n'avait pas demandé d'aide à ses quelques rares amis et il n'avait écouté les conseils de personne. Il s'était contenté de fuir. Il avait couru aussi vite que des jambes pouvaient le porter, l'obscurité sur ses talons, et parfois il avait réussi à la distancer.

Albin michel

 

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