Je remercie les Editions Calmann-Lévy pour l'envoi de ce nouveau titre.

Camilla Grebe

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Biographie de l'auteure

 

Camilla Grebe est l’auteure d’Un cri sous la glace, paru en 2017 aux éditions Calmann-Lévy, devenu un phénomène mondial. Le Journal de ma disparition, son deuxième roman, a remporté l’immense Glass Key Award, récompensant le meilleur polar scandinave, ainsi que le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2019. L’Archipel des larmes vient tout juste de remporter le Prix du meilleur polar suédois 2019.

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Présentation de l'éditeur

TROP DE LARMES ONT COULÉ 
SUR L’ARCHIPEL DE STOCKHOLM

Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort.
Dans les années 80, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface.
Britt-Marie, Hanne, Malin…
À chaque époque, une femme flic se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices.

L’Archipel des larmes, magistralement construit, nous fait traverser les décennies suédoises en compagnie de femmes hors du commun, avides de justice, et déterminées à arrêter ce monstre.

 

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Ma chronique : 

 

 

Vous pouvez choisir de lire ce livre indépendamment des trois autres mais pourquoi se priver de la lecture d’excellents polars scandinaves. Avec L’archipel des larmes on s’engage non seulement dans une enquête policière, un tueur en série sévit sur plusieurs décennies mais aussi sur une étude sociologique de la place des femmes dans la société suédoise sur une période allant de 1944 à 2019. On va suivre ainsi trois enquêtrices et voir les difficultés qu’elles sont amenées à rencontrer du fait de leurs statuts de femmes flics.  Je me suis vraiment passionnée pour chacune d’entre elles, c’était intelligent et touchant à la fois. Bien écrit et bien traduit avec de nombreuses surprises et rebondissements. Alors je trouve qu’il y a un petit coté féministe dans ce livre où l’on traite souvent de la discrimination faite aux femmes. C’est bien ainsi puisque cela correspond à l’évolution des femmes depuis les années cinquante. Au début elles devaient être silencieuse, docile et n’avaient pas vraiment de poids dans les décisions et puis à force de se battre pour leurs convictions les  choses ont fini par évoluer mais lentement hein, il ne fait rien brusquer.  A la fois, elle reprend les clichés que l’on peut communément trouver sur des portraits masculins négatifs, vraiment primaires. La narration de ce récit est différente des autres livres, ici, le temps de l’action s’étire sur plusieurs décennies,  donc on a le sentiment d’une façon d’écrire hachée, il m’a fallu un peu de temps avec ça mais au final c’était bien vu. Les crimes ont lieux sur cet espace temps et on vient les relier entre eux grâce à différents personnages à travers les périodes. Ces personnages deviennent des représentants de leur époque et c’est bluffant. Le fait que les points de vue sur l’enquête soient féminins, et ce que cela change dans la façon de faire était un plus. Bonne lecture.

 

Citation : 

 

 

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Elle est tellement habituée à se faire cogner dessus – par ses clients comme par son mari – qu’elle ne réagit presque plus. Mais elle n’est pas imprudente, on ne peut pas l’être quand on fait ce métier. Sinon, on ne fait pas de vieux os.


Ils lui proposèrent de prendre soin de la petite Britt-Marie, du moins jusqu’à ce qu’Elsie mette un peu d’ordre dans sa vie.
« Mettre de l’ordre dans sa vie » signifiait dans la pratique se marier. Mais, n’ayant plus de promis, elle savait, en confiant sa fille à Valdemar et à Hilma – en même temps que sa bague de fiançailles –, qu’elle ne récupérerait peut-être jamais son enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

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