17 septembre 2020

Le sel de tous les oublis

JE REMERCIE LES EDITIONS JULLIARD POUR LEUR CONFIANCE.

 

 

rentree litteraire logo

 Yasmina Khadra

 

18883735

 

 

Un mot de l'auteur

Yasmina Khadra est né en 1955 dans le Sahara algérien. Il est notamment l’auteur d’une trilogie saluée dans le monde entier, Les Hirondelles de KaboulL’Attentat et Les Sirènes de Bagdad, consacrée au dialogue de sourds entre l’Orient et l’Occident. L’Attentat a reçu, entre autres, le prix des Libraires. Ce que le jour doit à la nuit a été élu meilleur livre de l’année 2008 par le magazine Lire et a reçu le prix France Télévisions. Adaptés au cinéma, au théâtre (en Amérique latine, en Afrique et en Europe) et en bandes dessinées, les ouvrages de Yasmina Khadra sont traduits en une cinquantaine de langues.

 

Capture

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.
À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

 

 

téléchargement

 

Ma chronique :

 

 

 

Nous découvrons le personnage d’Adem Naït-Gacem en Algérie dans les années 60 juste à la naissance de l’indépendance. Il est instituteur et brisé car sa femme vient de le quitter alors lui aussi va tout quitter  son métier, son quartier, ses amis pour prendre le large et advienne que pourra. Il croisera au fil des kilomètres, des figures improbables comme Mika, le nain qui n’en peut plus de sa solitude et d’autres damnés de la terre dont la destinée semble maudite.  Pourtant ses rencontres lui sont salutaires car on ne le laisse jamais l’estomac vide ou bien même dormir sans toit.  Dans sa besace il emporte un livre et un carnet qui l’accompagnent et le soutiennent. Il semble y avoir des éclaircies dans son chagrin mais à chaque fois, il les repousse pour mieux s’isoler dans son désespoir. Il faut bien dire qu’Adem m’a tapé sur les nerfs à vouloir ne broyer que du noir, à être à ce point asocial en plus il a  une opinion des femmes complètement rétrograde. Bref ce n’est pas un personnage sympathique et souvent une petite voix me soufflait qu’après tout on récolte ce que l’on sème. On sent venir le moment où toutes ses désillusions vont devoir laisser la place à autre chose. On peut toujours trouver plus malheureux que soi, la reconstruction, la résilience ne sont pas données à tout le monde. Une nouvelle rencontre sonnera peut-être  le glas de cette quête de vérité. N’oublions pas le Don Quichotte de la couverture qui lui s’est battu contre des moulins à vent. Un récit quasi initiatique  qui nous emporte sur un chemin ardu  mais en même temps nous envoie tout un tas de messages contradictoires et positifs. Une société où l’on sent les espoirs d’une vie nouvelle, l’indépendance tirant un trait sur toutes les tyrannies mais bon le rêve ne fera pas long feu. Un récit toujours aussi bien écrit avec une plume qui fait voyager et des mots souvent poétiques. Bonne lecture.

 

 

 

Citations : 

 

quote leftPendant longtemps, Adem demeura assommé. Le souffle coupé. Le cœur dans une tenaille Il avait écouté Dalal du début à la fin. Sans l'interrompre une seule fois. Qu'en avait-il retenu ? Quelques bribes qui déflagraient en lui, lointaines et confuses, deux ou trois mots insoutenables que son esprit rejetait comme des corps étrangers.


La vie est un navire qui ne dispose pas de la marche arrière. Si on n’a pas fait le plein d’amour, c’est la cale sèche garantie au port des soupirs. Lorsqu’on échoue là où les voiles sont en berne, on s’en veut amèrement de n’avoir pas laissé grand-chose pour ses vieux jours.

 

 

 

 

julliard

 

Signaturev2

Posté par : lalitote à - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Commentaires sur Le sel de tous les oublis

Nouveau commentaire