Je remercie les Editions de l'Harmattan pour ce nouveau partenariat.

 

Emmanuel de Reynal 

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Biographie de l'auteur

Emmanuel de Reynal est un acteur engagé dans la vie économique et sociale de la Martinique.

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Présentation de l'éditeur : 

C'est pour rompre avec l'Apartheid et promouvoir la réconciliation nationale en Afrique du Sud que Desmond Tutu et Nelson Mandela ont employé le terme de « Ubuntu ». Un terme bantou qui fait de l'altérité la source première de la richesse humaine. Sans l'autre on n'est rien. Ubuntu nous enseigne que nous sommes tous interdépendants. Que nous devons ce que nous sommes aux autres, à ceux qui sont en lien avec nous maintenant, mais aussi à ceux du passé qui, vie après vie, construisent l'humanité d'aujourd'hui. Dès lors, qui suis-je ? Si ce n'est chaque maillon de cette longue chaîne du temps ?

 

 

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Ma chronique : 

 

Après un propos sur le mot Ubuntu, utilisé par Nelson Mandela et Desmond Tutu, signifiant en résumé  que sans l’autre, on n’est rien, nous parcourons de page en page, plusieurs destinées des « ancêtres » avant lui. Une fois que l’on a assimilé que nous sommes tous relié les uns aux autres, on suit le chemin initié par Graak , le premier personnage choisi par l’auteur . Graak est un chasseur de mammouths et nous allons remonter ainsi la ligne du temps et des époques avec différents personnages, souvent masculins mais pas uniquement. Une galerie de portraits courts et incisifs à découvrir. Parce que ce que je suis, je le dois aux autres avant moi, tel est le fil rouge de ce récit. Une façon de parler de soi en parlant des autres. Ce fil infini qui nous relie aux premiers hommes jusqu’à ce que nous sommes aujourd’hui, une belle idée sur l’identité, sur la génétique et tellement de grains de sable qui au final font de cet homme, celui qu’il devait être. Un livre court qui se lit rapidement et que pour ma part, je relirai d’ici quelques jours pour mieux m’en imprégner. Bonne lecture.

Citations : 

 

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S'il vous plaît, ne m'appelez plus 'Béké' !
Aux Antilles françaises, un béké est un habitant à la peau blanche descendant des premiers colons européens. En Martinique, ce terme a tendance à concentrer tous les clichés issus de la période esclavagiste. Il efface les personnalités et amalgame des individus dans un bloc identitaire péjoratif. (...)
J'ai écrit ce texte pour tous les boucs émissaires que l'on fabrique en réduisant l'identité des personnes à quelques critères insignifiants.


Pendant de longues décennies, l'esclavage a transformé des hommes en choses sans que les lumières du siècle n'aient éclairé toutes les consciences. Bien sûr, cette question faisait débat en Martinique. Les familles se déchiraient entre les tenants de la conservation des privilèges, ceux de la morale chrétienne ou du droit républicain, et ceux, plus rares, du pragmatisme abolitionniste au simple nom de l'efficacité économique :
« En payant vos nègres, vous obtiendrez d'eux des résultats bien supérieurs » argumentaient-il.

 

 

 

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