Je remercie les Editions de La Martinière pour cette nouvelle lecture.

 

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

 

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Arttu Tuominen

 

Biographie de l'auteur

Né en Finlande en 1981, Arttu Tuominen est ingénieur environnemental et écrivain. Le Serment a reçu le Grand Prix finlandais du meilleur polar 2020 et est finaliste du très prestigieux Prix Clé de verre 2021 du meilleur polar scandinave, qui a couronné les plus grands maîtres du genre : Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridason. Ce roman est publié dans la collection Onyx.

 

 

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Présentation de l'éditeur

Ils sont trois : un cadavre lardé de coups de couteaux, un suspect errant les mains ensanglantées à l'orée d'un bois et l'inspecteur chargé de l'enquête. Trois hommes qui se connaissaient ; trois hommes qui ne s'étaient pas revus depuis vingt-sept ans.

Dans les prairies sauvages de Finlande ressurgissent les souvenirs d'une enfance féroce, les traumatismes du passé. Entre les courses à vélo et les vengeances à la sortie de l'école, un pacte de sang a été scellé. Un serment qui se rappellera à eux trois décennies plus tard.

À la façon d'un Ron Rash ou d'un Dennis Lehane plongés dans une Finlande rugueuse, Arttu Tuominen offre un roman noir puissant, hanté par les conflits entre morale et poids du secret.

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

Né en Finlande en 1981, Arttu Tuominen est ingénieur environnemental et écrivain. Le Serment a reçu le Grand Prix du meilleur polar finlandais 2020 et est finaliste du très prestigieux Prix Clé de verre 2021 du meilleur polar scandinave, qui a couronné les plus grands maîtres du genre : Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridason. Ce roman est publié dans la collection Onyx.


Le Serment a reçu le Grand Prix du meilleur polar finlandais 2020 et est finaliste du très prestigieux Prix Clé de verre 2021 du meilleur polar scandinave



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Ma chronique : 

 

Un coup de cœur pour ce polar finnois qui met en scène le commissaire Paloviita et deux de ses collègues Oksman et Linda sur une enquête qui à priori devrait être résolue rapidement. On retrouve le cadavre d’un homme tué à coup de couteaux et non loin de là un suspect potentiel portant sur lui de nombreuses traces de sang, on se dit que c’est tout vu, évidemment l’auteur en a décidé autrement. Le récit est construit sur plusieurs lignes de temps entre présent et passé. On retourne à une époque où les protagonistes étaient enfants, puis adolescents. Une enfance douillette pour les uns et terrible pour les autres. Trois garçons, deux amis , un ennemi et tout se met en place au fil des chapitres savamment dosés pour nous donner l’eau à la bouche et le sentiment inéluctable que rien ne peut arrêter la fatalité ou changer leur destinée. Un serment a été passé entre les deux amis, qui ne laissera aucun des deux en dehors de ce lien. Je me suis plongée dans ce récit rude et tendre à la fois. J’ai beaucoup aimé les souvenirs d’enfance, qu’ils soient heureux ou malheureux, tragiques ou joyeux. Ils apportent un éclairage unique à la construction des adultes que nous avons devant nous trente ans plus tard. Une écriture dense qui oscille entre les non-dits et les secrets d’une part et le changement d’optique qu’impose ce décalage de trente ans entre ce qui se passe au présent et ce qui vient du passé. Est-il possible ne pas renier son passé et de tenir ses promesses ? L’auteur nous offre la vision d’une Finlande âpre qui peut tout aussi bien vous faire mourir de froid  que conserver en sa terre un serment vieux de trente ans. Une traduction qui ne laisse pas oublier des tournures de phrases étranges et c’est tant mieux après tout nous sommes dans un superbe polar scandinave. Bonne lecture.

 

 

 

Citations : 

 

 

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Cette photo était un mensonge, songea-t-il, comme presque toutes les photos du monde. Ils riaient parce que les gens étaient supposés rire face à la caméra. Les albums étaient des collections de sourires menteurs.


 

 La voiture accéléra, soulevant des gerbes d’eau. Paloviita resta à la fenêtre jusqu’à ce que les feux arrière rouges aient disparu au bout de la rue. Puis il prit un post-it sur la desserte, y nota au stylo à bille le numéro d’immatriculation de la BMW et le rangea dans la poche de son jean. Le vent faisait claquer les boîtes aux lettres bordant la voie comme des becs d’oisillons.


Il savait qu’il marchait sur une fine couche de glace printanière sous laquelle coulait une eau noire. Et elle pouvait se rompre à tout instant.

 

 

 

la martinière

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