Je remercie les Editions Jigal-Polar pour l'envoi de ce SP.

 

 

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Marco Pianelli 

Biographie de l'auteur

« Merci, beauté, conclut-il à la manière d’un Clint Eastwood échappé d’un western en Ardèche. »

À l’instar des personnages de cowboys solitaires, notamment inspirés de ceux de Clint Eastwood, Paco parcourt les villes et villages de France. N’étant pas au Far West et l’action se déroulant aujourd’hui, il ne porte pas de bottes, ne monte pas à cheval, et n’a pas non plus de colt à la ceinture. « Cet homme est aussi fermé qu’un coffre-fort et encore plus muet qu’un pendu… ». Enquêteur officieux et sans carte, protecteur des faibles et bourreaux des criminels. « Si j’enquête, je trouverai, mais l’issue ne sera pas forcément heureuse. Il faut décider maintenant. Soit je poursuis ma route, soit je mettrai à nue la vérité, quelle qu’elle soit. » Un polar noir et bien serré !

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Présentation de l'éditeur

Il fait nuit. Paco Sabian marche sur une route d’Ardèche. Il pleut, le froid s’immisce et glace ses os, la lune n’est pas prête à céder sa place. Une voiture s’arrête à cette heure incongrue. Une femme seule au volant. Une mère qui retrace le chemin sur lequel son fils a disparu il y a tout juste cinq ans. Depuis, plus rien. Paco, est un ténébreux, un taiseux qui traîne la fatalité, comme d’autres leur ombre. Qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Dans son costume de vagabond, il semble poursuivre un but connu de lui seul. Et quand sur son parcours, il croise le Mal, il ne se détourne pas, il ne ferme pas les yeux. Il fait face et l’affronte. Finalement peu importe son nom et pourquoi il passait par là. Paco prend la forme du destin, le dernier recours de ceux qui, sans lui, n’avaient aucune chance d’obtenir justice.

 

 

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Ma chronique :

 

Paco Sabian  marche sur les routes par tous les temps le pouce tendu et c’est sous des trombes d’eau qu’une voiture s’arrête enfin. Courageuse ou inconsciente, elle n’a pas froid aux yeux Myriam de faire monter dans sa voiture un inconnu, qui a tout du sdf, et pas bavard avec ça. Mais Myriam porte son propre malheur depuis la disparition de son fils unique sur cette même route. Entre ces deux personnages, l’alchimie ne tarde pas à opérer. Finalement confier son histoire à Paco sera peut-être pour elle la seule façon d’obtenir enfin justice mais à quel prix. Il m’a fait penser toute proportion gardée  au personnage de l’Instit qui se déplace d’une affaire à l’autre en moto, ici on ne peut qu’espérer retrouver ce personnage incroyable, ce solitaire menant ainsi d’autres combats, dans un prochain livre peut-être, il ferait un superbe personnage de série.

 

Un polar qui ne manque pas d’actions et de rebondissements. Beaucoup de plaisir à trouver en Paco un héros des temps modernes comme on n’en fait plus. Il incarne à lui seule la force, la droiture, le bras armé de la justice, un homme au grand cœur avec les victimes et impitoyable  avec les bourreaux. Sa collaboration avec la police locale est un vrai régal. Il y a toute une flopée de personnages secondaires aux traits détestables, entre corruption, trafiquants et petites frappes, on a un bel aperçu d’une nature humaine sombre pour ce roman noir.

 

Le scénario se dévoile par touches que l’auteur distille savamment dans un style enlevé. Il est à l’aise avec les mots et  on se surprend à trouver de la délicatesse là où tout n’était que testostérone. Une masculinité assumée donc pour un roman coup de poing qui m’a captivée et que je n’ai pas lâché avant la fin qui nous donne envie de plus. Bonne lecture.

 

 

Citations :

 

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La pluie s'acharnait, comme intentionnelle. Elle faisait payer quelqu'un. C'était en tout cas son impression. Il faisait du stop depuis l'aube. Il tombait de quoi noyer un navire.


 

 Celui qui disparaîtrait sans qu’on le retrouve jamais, celui dont on ne saurait rien, celui aussi impalpable qu’une ombre et aussi tangible que la mort, allait maintenant se retirer.


La pluie s'acharnait, comme intentionnelle. Elle faisait payer quelqu'un. C'était en tout cas son impression. Il faisait du stop depuis l'aube. Il tombait de quoi noyer un navire. Et maintenant la nuit venait de s'emparer de l'horizon jusqu'à ses pieds.

 

 

 

 

 

 

 

 

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