Je remercie les Editions Calmann-Lévy pour l'envoi de ce nouveau titre.

Camilla Grebe

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Biographie de l'auteure

 
Camilla Grebe est l’auteure d’Un cri sous la glace, paru en 2017 aux éditions Calmann-Lévy, devenu un phénomène mondial. Le Journal de ma disparition, son deuxième roman, a remporté l’immense Glass Key Award, récompensant le meilleur polar scandinave, ainsi que le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2019. L’Archipel des larmes vient tout juste de remporter le Prix du meilleur polar suédois 2019.

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Présentation de l'éditeur

CONNAÎT-ON VRAIMENT LES GENS QU’ON AIME ?


Dans sa grande maison aux abords de Stockholm, Maria aime sa famille recomposée avec son nouveau mari Samir, son petit Vincent, si fragile et attachant, et sa splendide belle-fille Yasmin, qui couvre ce dernier d’amour.
Par une terrible nuit d’hiver, Yasmin disparaît près de la falaise, mais aucun corps n’est jamais retrouvé.
Bientôt, tout accuse Samir. Après tout, n’avait-il pas une relation conflictuelle avec sa fille ?
Maria ne peut y croire, mais petit à petit, le doute l’envahit… Les inspecteurs Gunnar Wijk et Ann-Britt Svensson sont chargés de l’enquête. Jamais faux-semblants et mensonges n’auront autant régné.

L’Horizon d’une nuit est un nouveau tour de force psychologique, aussi captivant que bouleversant, car chaque membre de la famille dévoile tour à tour sa version du drame, nous menant tout droit vers un rebondissement final qui laisse sans voix.

 

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Ma chronique :  

 

Camilla Grebe revient avec un nouveau roman policier qui met en scène deux des membres de l'équipe, l'inspecteur Gunnar Wijk et Ann-Britt Svenson . Sachez que vous pouvez lire et apprécier ce tome sans avoir lu les quatre tomes de la série. Maria et son fils Vincent de 10 ans atteint du syndrome de Down forme avec Samir et sa fille Yasmin 17 ans. Une famille recomposée franco-suédoise, heureuse en apparence. Une nuit Yasmin disparaît au bord d'une falaise et l'on pense à un suicide bien que son corps ne soit pas retrouvé. Peu après Samir va être arrêté et considéré comme suspect. A-t-il tuer sa propre fille ?

 

On retrouve bien sur tous les codes d'une enquête de police mais ce qui est intéressant c'est tout le côté psychologique et dysfonctionnel de cette famille, tout le monde semble avoir quelque chose à cacher, secrets, non-dits et mensonges sont au programme. On nage en plein drame familial, l'auteure choisi de raconter l'histoire en se servant des points de vue de chaque membre de la famille mais aussi de celui de Gunnar vingt ans plus tard, ce qui offre des perceptions bien différentes de ce qui a pu se passer. C'est très habilement construit et cela change des constructions habituelles classiques, j'ai trouvé cela rafraîchissant et passionnant. Comme souvent avec Camilla Grebe on retrouve la thématique des violences faites aux femmes mais aussi ici du racisme, de la religion qu'elle aborde avec sa justesse et c'est bouleversant à plus d'un titre. J'ai aussi apprécié que le père soit français d'origine arabe, c'est suffisamment rare dans les polars nordiques pour être noté. Au fil des pages j'ai pressenti de quoi il retournait et c'était un peu frustrant d'avoir raison sur ce point, pour autant la fin reste bien amenée et la vérité douloureuse. Bonne lecture.

 

Citations : 

 

 

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Yasmin n’était pas ma fille, elle était ma belle-fille. Ou bien ma fille « en prime » comme on dit en Suède. Une expression sympathique. Un peu comme si on avait gagné un lot à la tombola. Pourtant, Dieu sait que Yasmin n’était pas un cadeau. Il n’y avait pas une once de méchanceté en elle, mais elle était irresponsable, impulsive, naïve au plus haut point et elle causait régulièrement toutes sortes de problèmes.


Le bonheur est fugace. Il est comme un été suédois.


Que Samir soit médecin était toutefois une circonstance atténuante pour ma mère : au moins, il ne vivait pas aux crochets de la société comme tous ces immigrés qui s’entassent dans la salle d’attente du centre de santé quand elle doit consulter son médecin traitant pour ses problèmes d’arthrose. Or, même le fait que Samir œuvre à l’éradication du cancer ne contrebalançait le fait qu’il soit né musulman, même s’il n’avait jamais mis les pieds dans une mosquée ni prononcé la moindre prière et qu’il se régalait de mes côtelettes de porc.

 

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