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L'atelier de Litote

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9 septembre 2026

Sors de ta coquille - Une histoire de poussin·es


 Je remercie les Editions Père Fouettard  pour ce nouvel album.

 

 

Laurent Cardon

 

 

Laurent Cardon est né en France, mais c'est à São Paulo qu'il vit et dessine depuis 1995. Formé à l'animation aux Gobelins, il a d'abord fait carrière dans le dessin animé, comme animateur, storyboardeur puis directeur artistique, entre la France, la Corée, le Vietnam et la Chine, avant de cofonder au Brésil le studio Citron Vache.

 

C'est là-bas qu'il entre en littérature jeunesse. Il compte aujourd'hui plus d'une soixantaine d'ouvrages illustrés, dont une dizaine qu'il signe aussi comme auteur. Sous ses poules, ses poux et ses poussins se cachent la démocratie, la différence, l'égalité et l'art de vivre ensemble, servis par un sens du détail hérité de l'animation : chez lui, chaque poule du poulailler a son caractère.

 

Sa série Une histoire de poules est traduite en quatorze langues.

 

 

Présentation de l'éditeur : 

 

Les poussins surveillent l’heure. Le dernier œuf devrait déjà avoir éclos. Mais ce nouveau venu est un peu timide, et il aurait bien besoin d’un coup de main pour sortir de là.
Un album interactif où le lecteur fait avancer l’histoire en manipulant les pages.

Dans une société qui célèbre les extravertis, la timidité se corrigerait, paraît-il. Les premiers visés sont les enfants, qu’on pousse, en douceur ou non, à sortir de leur coquille. Laurent Cardon rappelle le contraire avec humour et finesse : être timide n’est pas une faiblesse, c’est une façon d’être. On avance à son rythme, et on sort quand on l’a décidé.
Troisième volet de la série Une histoire de poussin·es,

 

 

Ma chronique :

 

Sors de ta coquille !, de Laurent Cardon, est un petit album plein d’humour et de tendresse qui nous invite à faire connaissance avec une drôle de famille de poussins.

Tout commence avec un petit poussin encore bien au chaud dans son œuf, qui semble décidé à ne pas en sortir. Mais ses frères et sœurs ne comptent pas le laisser tout seul. Ils vont tout faire pour l’aider, et surtout compter sur le lecteur pour leur donner un petit coup de main.

Car cet album est aussi une jolie expérience interactive. De petites consignes accompagnées de pictogrammes indiquent à l’enfant ce qu’il doit faire : secouer le livre, le pencher, le retourner, appuyer sur un interrupteur ou encore souffler sur la page. À chaque nouvelle action, il découvre ses conséquences dans les illustrations. Le livre devient alors un véritable terrain de jeu où l’enfant participe directement à l’histoire.

J’ai particulièrement aimé cette idée qui permet aux plus petits de devenir acteurs de leur lecture. On bouge, on observe, on recommence et on s’amuse à découvrir ce qui va se passer. La page bleue, où l’on peut observer l’œuf comme si on le mirait à la lumière d’une bougie, est d’ailleurs une de mes préférées. Elle apporte une petite touche de surprise et permet de voir ce qui se passe à l’intérieur de la coquille.

Les illustrations, dominées par le jaune et le blanc, sont adorables. Chaque poussin possède ses petits détails et ses expressions, ce qui donne envie de prendre le temps de les regarder un par un. Leur agitation pour venir en aide à celui qui reste caché dans son œuf est aussi drôle que touchante.

Et puis il y a la rencontre avec ce petit poussin que l’on a tant attendu. Une jolie façon de terminer cette histoire pleine de malice, de douceur et de surprises.

Un album interactif que les enfants auront plaisir à manipuler et à découvrir encore et encore.

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2026

Un tigre ça ne se dompte pas ! 

Je remercie Alice Jeunesse pour l'envoi de ce titre.

 

 

Stéphanie Ellen Sy

Autrice

 

Stephanie Ellen Sy est une autrice Philippino-Chinoise-Canadienne et habite à Honk-Kong. Ses albums pour enfants explorent ces espaces vibrants, à la croisée des cultures, qui composent son identité multiculturelle.

 

Julien Chung

Illustrateur

 

 

Julien Chung vit à Montréal. En 2019, il a remporté le concours American Illustration et 3×3 Children's Book Show, New York ; en 2018, l'exposition du Bologna Children's Book Fair ; et en 2017, le New York Society of Illustrators, Nami Concours et le World Illustration Awards.

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur : 

 

 

Peut-on changer un tigre... ou faut-il apprendre à le regarder autrement ?

Un enfant a un tigre chez lui, plutôt... original : Imran est blanc et n'a pas de rayures. L'enfant essaie de lui en peindre pour qu'il ressemble à un vrai tigre, mais les autres enfants croient voir un zèbre ! Imran n'aime pas ses fausses rayures, et ne veut pas non plus de pois de guépard, de peinture orange, ni encore de faire semblant pour faire plaisir : un tigre, ça ne se dompte pas.
Même sans rayures, Imran sait très bien qui il est, et on ne le changera pas. Et pour le prouver, il pousse un énorme rugissement. Cette fois, plus de doute possible : c'est un vrai tigre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma chronique :

 

 

 

 

Un tigre ça ne se dompte pas !, de Stéphanie Ellen Sy et Julien Chung, est un très bel album qui m'a séduite autant par son histoire pleine de malice que par la force de son message et la beauté de ses illustrations.

Un petit garçon a un tigre chez lui. Il s'appelle Imran et pourtant, il ne ressemble pas vraiment à l'image que l'on se fait d'un tigre : il est tout blanc, sans la moindre rayure. Alors, pour qu'il soit enfin reconnu comme un « vrai » tigre, le petit garçon va tenter de le transformer. Il lui dessine des rayures, mais Imran ressemble davantage à un zèbre. Puis viennent les pois du guépard, avant la peinture orange. À chaque fois, il cherche à modifier son apparence pour répondre au regard moqueur des autres enfants.

Mais Imran ne veut pas changer. Il sait qui il est et le répète inlassablement : un tigre. Peu importe sa couleur, ses rayures ou l'image que les autres s'en font. Jusqu'au moment où il pousse un énorme rugissement. Cette fois, plus aucun doute : Imran est bien un tigre !

Cet album m'a touchée par sa légèreté : il aurait pu être moralisateur, il ne l'est jamais. À travers l'humour, il dit une chose toute simple mais qu'on a parfois du mal à intégrer : on n'a pas à se déguiser pour être accepté.

Et comment ne pas évoquer les illustrations de Julien Chung ? J'ai adoré ce choix graphique épuré, construit autour de quelques couleurs seulement : un magnifique bleu, le noir des contours et des détails, et quelques touches d'orange qui évoquent le pelage traditionnel du tigre. Le contraste est superbe et donne beaucoup de caractère à chaque page.

Un album drôle, tendre et intelligent, qui rappelle avec beaucoup de finesse que l'on n'a pas besoin de ressembler aux autres pour savoir qui l'on est.

 

 

 

 

 

 

8 septembre 2026

Le Chat de Montaigne

Je remercie les Editions Albin Michel pour cette nouvelle lecture. 

 

 

 

 Karen Russell

Biographie de l'autrice
 
 
Karen Russell, finaliste du prix Pulitzer avec son premier roman Swamplandia (Albin Michel, 2012), s'est fait remarquer très tôt par son incroyable imagination et son univers si particulier. Distinguée par le New Yorker comme l'une des meilleures écrivaines de sa génération, elle a reçu un grand nombre de prix et distinctions, notamment pour ses recueils de nouvelles comme Le Lévrier de Madame Bovary (Albin Michel, 2022). Elle enseigne à l'université de Stanford, Californie.

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 

Que choisissons-nous de retenir et que nous permettons-nous d’oublier ?

Nebraska, années 1930. Une tempête de poussière ravage la petite ville d’Uz, appauvrissant une population déjà meurtrie par la Grande Dépression. C’est là que vit une femme surnommée « l’Antidote » : pour quelques dollars, elle offre aux habitants la possibilité de lui confier des souvenirs douloureux, comme on déposerait des bijoux dans un coffre-fort. Autour d’elle, gravitent Harp Oletsky, le seul fermier de la région dont les cultures restent vertes ; Asphodel, sa nièce orpheline, jeune prodige du basket-ball qui fuit désespérément le deuil de sa mère ; et Cleo, une photographe afro-américaine dont l’appareil, capable de voyager dans le temps, menace de révéler à la fois le passé de la ville et son avenir…

Le roman de Karen Russell met au jour l’amnésie collective, les omissions volontaires transmises de génération en génération et la réécriture de l’Histoire. Mais par-delà les nuages sombres, il laisse aussi entrevoir la possibilité d’un autre monde.

« Karen Russell est l’une de nos écrivaines les plus humaines et généreuses ; ce roman est aussi profond que merveilleusement étrange. » Lauren Groff

 

 

 

 Ma chronique : 

 

J'ai refermé ce roman avec l'impression d'avoir traversé quelque chose de rare. Karen Russell nous emmène à Uz, une ville imaginaire du Nebraska, en plein Dust Bowl, quand la terre et les gens semblent s'effondrer ensemble. Dès les premières pages, j'ai retrouvé ce qui fait sa signature : un réalisme magique où le fantastique ne vient jamais masquer la dureté de l'Histoire américaine, mais l'éclaire autrement.

Le personnage qui m'a le plus marquée, c'est la « Sorcière des Prairies ». Elle porte dans son corps tous les secrets que les habitants n'arrivent plus à garder seuls. Autour d'elle, j'ai découvert des personnages que je n'oublierai pas de sitôt : un fermier polonais rescapé d'une tempête meurtrière, sa nièce, prodige du basket-ball, un épouvantail étrangement conscient, et une photographe du New Deal dont l'appareil capte bien plus que ce que l'œil voit.

Ce qui m'a bouleversée, c'est la façon dont Russell relie ces destins pour parler de quelque chose de plus grand : l'oubli collectif d'un pays, ses silences, ses vérités cachées de génération en génération. Meurtres, injustices envers les peuples autochtones, violences faites aux femmes, abus de pouvoir : tout remonte peu à peu, sans que le roman ne devienne moralisateur.

Ce livre m'a aussi beaucoup parlé de notre époque : de mémoire, de déni climatique, de tout ce qu'on préfère ne pas voir. Russell pose une question qui reste en tête longtemps après la lecture : qui a le droit de raconter l'Histoire ?

Je dois avouer que le rythme m'a parfois semblé lent, et qu'il m'a fallu de la patience avant que les fils de l'histoire se rejoignent. Mais je me suis laissée porter par une écriture magnétique et des personnages qui restent avec moi. J'ai aimé me perdre dans cet univers étrange, où les souvenirs deviennent des trésors, et où le passé finit toujours par ressurgir. Une lecture forte et singulière, qui pourrait bien compter parmi les grands romans américains de cette rentrée.

 

 Citations : 

 

 

quote leftLe soleil tué de sang-froid en plein jour, au vu et au su de tous, sans égard pour les femmes et les enfants. Il s'est enfoncé dans un nuage noir. Enterré vivant à une altitude étonnante, par une tempête de poussière d'une violence inouïe.


Il n'y a pas de moyen sûr de supprimer des chapitres du livre de sa vie. On ne peut pas attendre d'avoir plus de temps, plus d'argent, plus de sécurité, moins de souffrance pour se remémorer le passé.


La poussière avait une autre leçon à m'enseigner : tant que tu n'as pas rendu ton dernier souffle, il te reste toujours quelque chose à perdre.

 

 

Albin michel

 

8 septembre 2026

Lait cru

Je remercie les Editions Les Escales pour l'envoi de ce livre.

 

 traduit par : Rose Labourie

 

 

 

 

 

 

Biographie de l'auteur
 
 
 
Steve Poutré est né en 1979. Il a grandi dans une ferme laitière avant de s'installer à Montréal pour se lancer dans une carrière de designer graphique. Après plus de vingt ans passés à mettre en page les mots des autres, il a choisi de partager dorénavant les siens. Lait cru est son premier roman.

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 
 

" Dans la portion la plus vilaine du village est construite une grange à douze côtés. Sa silhouette polygonale reproduit la forme d'une immense araignée montant la garde, pour s'assurer qu'aucun esprit ne puisse se dissimuler dans un coin. Le mal se rabat ailleurs. Les enfants qui germent aux abords de cette ferme finissent tous timbrés. "

De sa chambre d'hôpital où il est interné, un homme revit son enfance au cœur d'une ferme laitière au Québec. Entre insomnies, délires chimiques et visites médicales, il se souvient du quotidien rythmé par le cycle infernal des bêtes et raconte la boue et le sang, les odeurs et les bruits au fil des saisons qui se succèdent inlassablement.
Avec une écriture poétique, crue et sensorielle, Steve Poutré tisse l'histoire d'une famille où la folie court et celle d'une exploitationagricole où la violence règne. Un premier roman exceptionnel qui aremporté le prix du Gouverneur général.

 

 

 

 

 

 

Ma chronique : 

 

Lait cru, de Steve Poutré, est un premier roman particulièrement troublant, qui nous entraîne dans les profondeurs d'une ferme laitière québécoise, loin de l'image paisible que l'on pourrait s'en faire. Depuis une chambre d'institution psychiatrique, un homme se replonge dans son enfance et dans les souvenirs d'une famille marquée par les coups, les non-dits et une peur qui semble avoir tout imprégné.

Le monde agricole est ici raconté dans ce qu'il a de plus physique et sensoriel : le travail éreintant, les bêtes, la crasse et l'usure du corps rythment les saisons qui se succèdent. Mais derrière cette réalité brute se dessine surtout une réflexion sur la fragilité psychique des hommes de la terre, les idées noires et les blessures familiales. Un sujet fort, qui m'a intéressée.

J'ai beaucoup aimé la plume de Steve Poutré, tour à tour délicate et implacable, qui n'hésite pas à verser dans une forme de crudité difficile à soutenir. Pourtant, cette écriture exigeante m'a aussi souvent déstabilisée.

Le récit alterne constamment entre les souvenirs de la ferme et le présent à l'hôpital psychiatrique. Les repères temporels et spatiaux deviennent progressivement flous, tandis que les hallucinations et les délires du narrateur brouillent davantage la frontière entre réalité et imagination. Il faut alors reconstituer soi-même le fil du récit, accepter les zones d'ombre et tenter de démêler ce qui relève du souvenir réel ou de l'invention.

Cette construction m'a parfois tenue à distance. Je suis revenue sur certains passages en espérant y voir plus clair, sans toujours trouver ce que je cherchais. En même temps, cette confusion traduit parfaitement l'esprit vacillant du narrateur et nous plonge dans un véritable tourbillon de pensées.

Une lecture dont j’ai reconnu les qualités, sans parvenir pour autant à trouver ma place dans ce récit où le réel se dérobe sans cesse. Un roman qui ose explorer la folie là où on ne l'attend pas.

 

 
Citations : 

 

quote leftJe repense à celui qui a terni mon enfance. Il y a, dans chaque famille, un oncle moins brillant. Un couteau mal affûté, qui a toujours de bonnes idées comme celle de demander à ses neveux de tester le courant de la clôture électrique avec leurs mains. Trop heureux de ne pas avoir d’enfants à lui. Il profite de ceux des autres.
 
__________________________________________
 
Je ne pense pas que j'arriverai un jour à ressentir un amour normal. Mon ventre bout lorsque je songe à elle, mais ses baisers me terrorisent. Il me manque un morceau dans le cœur, ou alors j'en ai mille de trop. Je redeviens à son contact un enfant instable, une minuscule cage remplie d'explosifs.

 

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7 septembre 2026

Les fils argentés de maman

JE REMERCIE LES EDITIONS DU RICOCHET POUR CETTE NOUVELLE LECTURE. 

 

 

 

Gwénola Morizur

Auteure

 

Gwénola Morizur est autrice et scénariste. Elle explore la poésie, la bande dessinée, l’album jeunesse. Dans ses livres on trouve de la nature, des rencontres improbables, des personnages sensibles, des sujets souvent engagés et des fins (presque toujours) heureuses. Remarquée pour ses albums Bleu Pétrole (Mention documentaire Prix Artemisia 2018) et Nos Embellies (Sélection Prix BD FNAC France inter 2018 et Prix des Lycéens 2019), elle collabore avec de nombreuses dessinatrices.

 

 

 Fanny Montgermont

Illustratrice 

 

Fanny Montgermont a été bercée toute son enfance par des dessins animés qui lui ont donné le goût du dessin et de la création. Après un bac arts appliqués et un diplôme de graphisme, l’illustration devient son métier. Mais sa passion pour la création l’a très rapidement dirigée vers la bande dessinée et les albums jeunesse.

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur
 
 
 
 

Une ode à l'amour et à la beauté de toutes les mamans !

"Mon endroit préféré au monde, ce sont les cheveux de ma maman ! On peut s'y blottir, et même s'y cacher tout entier ! Mais voilà, depuis quelque temps, de nouvelles couleurs apparaissent dans sa chevelure, comme des brins de neige ou des nuages gris. D'où viennent-elles ?
Une histoire tendre qui valorise les signes du temps qui passe et la beauté de toutes les mamans."

 

 

 

 
 
Ma chronique : 
 
 

Voici une histoire qui parle du temps qui passe avec une douceur infinie. Les Fils argentés de Maman est un grand coup de cœur. Gwenola Morizur signe un récit tendre et sensible, magnifiquement porté par les illustrations de Fanny Montgermont, autour d'un sujet aussi simple qu'universel : l'amour d'un enfant pour sa maman.

Un petit garçon observe sa maman avec attention, comme le font souvent les enfants. Elle a de longs cheveux bruns, mais parmi sa belle chevelure apparaissent désormais quelques fils argentés. Intrigué par ce détail qu'il n'avait encore jamais remarqué, il lui demande naturellement d'où vient ce changement de couleur.

La réponse de sa maman est pleine de poésie. Elle lui explique que chaque cheveu argenté raconte quelque chose de sa vie : une émotion, une épreuve traversée, un grand bonheur, un souvenir précieux. Autant de fragments de son histoire, inscrits doucement dans sa chevelure. Et parmi tous ces moments, il y en a un qui compte plus que les autres, celui de la naissance de son petit garçon.

J'ai beaucoup aimé cette manière délicate d'aborder le temps qui passe. Ici, les cheveux blancs ne sont ni à cacher ni à redouter. Ils deviennent au contraire les traces visibles d'une vie pleinement vécue, avec ses joies, ses petits bonheurs du quotidien, ses grandes batailles et tous ces instants, petits ou grands, qui nous construisent peu à peu.

Il y a aussi cette jolie idée du petit tas de cheveux récupéré après le brossage, qui servira à fabriquer un nid pour les oiseaux. Une façon très douce et poétique de montrer que même un signe du temps qui passe peut se transformer et connaître une nouvelle vie.

Ce livre a su me toucher par sa simplicité, sa tendresse et sa justesse. Il s'adresse aux enfants, bien sûr, avec des mots simples et une image forte. Mais je suis certaine qu'il fera aussi sourire, et peut-être même verser une petite larme, à beaucoup de mamans qui s'y reconnaîtront.

Un très joli album, lumineux et plein de sensibilité, qui nous rappelle que derrière chaque fil argenté se cache une histoire, et parfois, le plus précieux des souvenirs.

 

 

 

 

editions du ricochet

 

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7 septembre 2026

La maison des os et de la pluie

Je remercie les Editions Sonatine pour ce partenariat.

 

Pierre Szczeciner (Traduction)

 

 

 

Gabino Iglesias

 

 

 

 

Biographie de l'auteur

 

Gabino Iglesias vit à Austin, au Texas. Après Santa MuerteLes Lamentations du coyote et Le Diable sur mon épauleLa Maison des os et de la pluie est son quatrième roman publié par Sonatine.

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur
 

 

Toutes les histoires sont des histoires de fantômes.

 

Puerto Rico, l'île de l'enchantement. Ses plages paradisiaques, les ruelles colorées de San Juan, le son du merengue. Et l'envers du décor : Barrio Obrero, l'un des quartiers les plus peuplés de l'archipel, où la violence et la pauvreté s'invitent au quotidien. C'est là que Gabe, dix ans, assiste impuissant à la mort de son père. Sa souffrance, il la partage avec quatre camarades de classe : Xavier, Tavo, Paul et Bimbo. Chacun d'eux a connu des épreuves. Chacun sait qu'il peut compter sur les autres. Rapidement, les cinq amis deviennent inséparables.

Quelques années plus tard, la mère de Bimbo est tuée devant la boîte de nuit où elle travaillait. Ivre de douleur, Bimbo n'a qu'une idée en tête : la venger. Quitte à embarquer avec lui ses amis d'enfance, malgré leurs réticences. Entre eux, c'est à la vie à la mort, après tout. Sauf que le meurtrier travaille pour le narcotrafiquant le plus sanguinaire de l'île. Et qu'un ouragan d'une violence inédite menace Puerto Rico. Pour les cinq amis, la vengeance ne promet plus seulement d'être sanglante, mais cataclysmique...


Avec ses personnages bigger than life, son univers unique où le danger est partout, ses scènes d'action azimutées, La Maison des os et de la pluie est un thriller exceptionnel. Mais il est beaucoup plus que cela. C'est un livre d'une beauté déchirante, habité par les fantômes, la force de l'amour et une loyauté absolue qui se retourne irrémédiablement contre les individus jusqu'à les perdre. Les précédents romans de Gabino Iglesias prenaient le lecteur à la gorge et aux tripes. Cette fois, il nous touche en plein cœur.

 

 

 

 

 

Ma chronique : 

 

 

Il y a des amitiés qui, avec le temps, finissent par ressembler à des liens du sang. C'est exactement ce que raconte Gabino Iglesias dans son dernier roman, lui qui nous avait déjà marqués avec Santa Muerte et Le Diable sur mon épaule.

Gabe, Bimbo, Tavo, Paul et Xavier grandissent ensemble dans le Barrio Obrero, quartier populaire de San Juan, à Porto Rico. Depuis l'enfance, un drame commun a soudé leur amitié en quelque chose de plus profond, presque un lien de sang. Cette fraternité va être mise à rude épreuve lorsque Maria, la mère de Bimbo, est retrouvée assassinée devant l'établissement où elle travaillait. Submergé par la colère et le chagrin, Bimbo n'a plus qu'une obsession : punir les responsables. Ses quatre amis, tiraillés entre raison et loyauté, choisissent de le suivre dans cette dérive, tandis qu'un ouragan menace de s'abattre sur l'île.

L'auteur s'écarte résolument des images idylliques associées à Porto Rico. Il donne à voir une réalité plus âpre, faite de précarité, de trafics et d'une violence qui gangrène le quotidien. J'ai été particulièrement frappé par la manière dont il tisse des croyances populaires et un rapport presque mystique aux forces naturelles : la tempête qui approche fonctionne comme un écho du chaos intérieur qui gagne les personnages, page après page.

L'écriture, tendue et rythmée, sait aussi se faire plus délicate, presque lyrique, sans jamais désamorcer la tension du récit. Les personnages sont dessinés avec justesse, suffisamment attachants pour qu'on redoute sincèrement l'issue de leur engrenage. Une pointe d'humour noir vient parfois alléger un propos par ailleurs très sombre.

Au fond, je crois que ce roman parle moins de vengeance que des sacrifices que l'on consent par fidélité. On y trouve une vraie épaisseur sociale, interrogeant le statut ambigu de Porto Rico, coincé entre appartenance américaine et autonomie refusée. Un texte dense et éprouvant, je referme le livre sans savoir si j'ai assisté à un acte d'amour ou à une lente déchéance et c'est sans doute là toute sa réussite.

 

Citations : 

 

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Une des choses les plus douloureuses, quand on grandit, c'est de constater que les peurs dont on ne parle pas ne disparaissent pas d'elles-mêmes. Au contraire, elles grossissent dans l'obscurité.

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J'ai entendu quelqu'un dire un jour qu'il n'y a pas besoin d'une immense armée pour conquérir le monde, mais de seulement trois ou quatre cinglés qui t'aiment vraiment et qui sont prêts à faire le nécessaire. Tavo, Bimbo, Xavier et Paul étaient mes quatre cinglés, et le monde s'offrait à noas.

 

 

 

 

 

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7 septembre 2026

L'escalier dans les bois

Je remercie les Editions Sonatine pour ce partenariat.

 

traduction Paul Simon Bouffartigue

 

 

 

  

Chuck Wendig

 

 

 

Biographie de l'auteur
 

 

Charles David Wendig est un écrivain, scénariste et blogueur américain originaire de Pennsylvanie, où il vit encore aujourd'hui. Avant de devenir auteur de romans sous le pseudonyme de Chuck Wendig, il commence par écrire des jeux vidéo. Il s'essaye par ailleurs à l'écriture scénaristique et co-écrit Collapsus avec Lance Weiler, un projet interactif sélectionné pour les Emmy Awards. Son premier recueil de nouvelles, Irregular Creatures, est publié en janvier 2011, rapidement suivi de son premier roman, Double Dead, publié en novembre de la même année. Il est l'auteur de plusieurs séries de livres dont Miriam Black ou Mookie Pearl, et a également scénarisé des bandes-dessinées, notamment la série Hyperion pour Marvel, en collaboration avec l'illustratrice Nik Virella.
Mais Chuck Wendig est surtout connu pour
 Star Wars : Aftermath, premier tome d'une trilogie publiée par Del Rey et destinée à faire le lien entre Le retour du jedi et Le réveil de la force, respectivement 6e et 7e épisodes de la saga. Le livre s'est classé quatrième dans la liste des meilleures ventes du New York Times et de Usa Today. Depuis 2000, Chuck Wendig tient un blog, " Terribleminds ", sur lequel il partage entre autres des conseils d'écriture, depuis rassemblés dans The Kickass Writer publié en 2013.

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur
 

 

" Cet endroit vous hait. "

 

Ils étaient cinq adolescents, inséparables. Livrés à eux-mêmes, ils avaient fait un serment : toujours veiller les uns sur les autres, quoi qu'il arrive. Jusqu'à cette nuit passée à camper au coeur de la forêt, au cours de laquelle ils ont découvert un mystérieux escalier, dressé au milieu des bois. Matty a monté les marches, n'en est jamais redescendu. Et l'escalier a disparu. Pris de panique, ses amis se sont enfuis.

Vingt ans ont passé. Et l'escalier est réapparu. Pour Owen, Lore, Hamish et Nick, l'heure est venue de retourner sur les lieux du drame. De retrouver Matty. Et d'affronter ce qui se cache de l'autre côté. Mais ce à quoi ils s'exposent dépasse tout ce qu'ils avaient imaginé. Un cauchemar où les traumatismes d'enfance, les trahisons, les blessures enfouies, les peurs les plus profondes sont aussi menaçants que ce qui attend en haut des marches.


Entre mystère et terreur, Chuck Wendig nous propose ici un voyage aussi captivant qu'imprévisible au cœur des ténèbres de l'âme humaine. Il y explore l'innocence perdue, les liens d'amitié et les luttes incessantes qu'il faut mener pour échapper aux multiples visages du mal. Vous avez aimé Ça de Stephen King ? La série Stranger Things ? Vous allez adorer le nouveau roman de l'auteur des Somnambules.

 

 

 

 

Ma chronique : 

 

 

Cinq adolescents unis par un serment d'entraide éternelle. Une forêt. Un escalier surgi de nulle part, menant vers on ne sait où. L'un d'eux monte, disparaît, et les quatre autres restent là, hantés par leur inaction. Vingt ans plus tard, l'escalier revient, et avec lui l'obligation de tenir enfin la promesse faite dans l'enfance. Je dois avouer que l'accroche m'a immédiatement conquise, portée par cette ambiance de légende urbaine moderne, faite de disparitions inexpliquées et de mystères au cœur de la nature sauvage.

Et de fait, la première partie du roman tient ses promesses. L'auteur installe savamment son intrigue, alternant présent et souvenirs, dressant le portrait de personnages abîmés par ce moment fondateur de leur adolescence. L'inquiétude s'installe, portée par une nature aussi belle qu'inquiétante, capable à elle seule de faire naître le malaise.

Mais mon enthousiasme retombe à mesure que le récit avance. Le surnaturel, si prometteur au départ, cède peu à peu la place à un interminable ressassement des blessures intimes des uns et des autres. Le rythme s'étire, certaines scènes tournent en boucle, et l'attente de voir l'intrigue rebondir devient un peu trop longue. La tension horrifique qui faisait tout le charme du début s'estompe, remplacée par une psychologie que j'ai trouvé pesante, entre traumatismes, addictions et rancœurs d'enfance.

Le sous-texte social, qui ambitionne de refléter les fractures contemporaines à travers des figures aux positions opposées, souffre lui aussi d'un manque de subtilité, les personnages virant trop souvent à la caricature à mon goût.

Quant au dénouement, il laisse un goût d'inachevé : les zones d'ombre temporelles ne trouvent pas vraiment de réponse, et je referme le livre avec plus de questions que de certitudes.

Reste une ambiance indéniablement réussie et une exploration sincère des cicatrices que laisse le passage à l'âge adulte. Un roman en demi-teinte, donc, séduisant par son atmosphère mais frustrant par son exécution, une lecture que je recommanderais malgré tout à ceux qui préfèrent une ambiance immersive à une intrigue parfaitement bouclée.

 

 

Citations : 

 

quote leftL'amitié, c'est comme une maison, lui dit-elle, tandis qu'il avait la tête blottie contre ses cuisses. Vous vous installez dans cet endroit ensemble. Tu y trouves ta
chambre à toi, eux y trouvent la leur, mais il y a tout cet espace commun, tous ces lieux que vous partagez. Et vous y mettez tout ce que vous aimez, tout ce que vous êtes. L'air que tu respires devient l'air qu'ils respirent. Vous posez vos cœurs, fragiles, beaux, blessés, sur la table basse, à côté de la télécommande.
Et cette amitié, cette maison, c'est aussi un lieu de rires, de joie et de complicité. Mais, parfois, il y a de la frustration. De l'agacement. Et parfois, tous ces sentiments terribles, toute cette ran-cœur, se mettent à grossir, à prendre trop de place, à s'accumuler comme du monoxyde de carbone. L'amitié peut se détériorer, comme une maison. Cet air que vous partagez! Il commence à se vicier. Un peu de pourriture ici, un peu de moisissure là, et, si vous n'y remédiez pas, ça ne fait que s'étendre et s'étendre encore. Ça devient tellement malsain que l'un d'entre vous doit partir, ou que vous devez tous partir. Alors, votre endroit reste simplement là, abandonné. Vide, éviscéré. Une ruine de plus livrée à cette force qui veut que tout s'effondre. Parfois, tu peux retrouver un endroit semblable. Mais uniquement à condition de tout détruire et de repartir de zéro.

 

________________________________

 

Ces pièces ne le laissaient jamais tranquille. C'était comme si cette horrible maison de nulle part créait de nouveaux espaces en lui, démolissant tout pour se faire de la place. Ce lieu construisait des pièces à l'intérieur de son corps. Quand il parcourait la maison, la maison le parcourait aussi. Perçait des tunnels. Installait des canalisations. Faisait passer des câbles. Creusait des fondations, un trou dans la terre qu'était son être, pour construire par dessus ce vide.

 

 

 

 

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3 septembre 2026

La Piqûre d'abeille

Je remercie les Editions Albin Michel pour cette nouvelle lecture. 

 

 

 

 Paul Murray

Biographie de l'autrice
 
Paul Murray, né en 1975, est l’auteur de quatre romans dont deux traduits en français : Skippy dans les étoiles (Belfond, 2013) et La Marque et le Vide (Belfond, 2016). Le dernier en date, La Piqûre d’abeille, a remporté le Nero Book Award et le prix Strega européen et a figuré parmi « les livres de l’année » du TIME, du New Yorker et du Washington Post. Traduit dans une vingtaine de langues, ce livre a connu un succès extraordinaire dans le monde entier et sera bientôt adapté en série. L’auteur vit à Dublin, sa ville natale.

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 
 

 

Sélection Prix du Roman Fnac 2026

 

Une formidable tragicomédie, ou comment transformer les pires catastrophes en pure réjouissance.

Ça ne tourne plus vraiment rond dans la famille Barnes. Dickie, dont le garage automobile est sur le point de péricliter, passe ses journées dans les bois à construire un bunker avec un survivaliste. Imelda, sa femme, ancienne reine de beauté, met ses bijoux en vente sur eBay. Cass, leur fille, brillante élève, semble déterminée à saccager son avenir dans une beuverie effrénée. Enfin, PJ, le cadet, passionné de sciences naturelles comme de jeux vidéo, s’apprête à fuguer pour retrouver un mystérieux inconnu...

À quel moment le cours des choses a-t-il déraillé ? Faut-il remonter jusqu’à cette piqûre d’abeille qui a fait virer le mariage d’Imelda au cauchemar ?

En donnant voix à chacun des membres de cette famille, Paul Murray reconstitue le puzzle d’un passé qui palpite encore, et interroge ce qui fait tenir – ou exploser – un foyer. Un portrait aussi profond que désopilant de l’Irlande et de notre monde en lutte contre le déclin socio-économique et le dérèglement climatique.

 

 

 

 

 Ma chronique : 

 

J'ai mis du temps à entrer dans l'histoire. Sur plus de 640 pages, le roman suit la famille Barnes, une famille irlandaise ordinaire dont les secrets et les failles reflètent les bouleversements de l'Irlande contemporaine. Par moments, j'ai trouvé le livre trop construit, trop maîtrisé, comme si l'auteur voulait tout contrôler.

Tout part d'un drame originel : Frank, le frère charmeur et populaire, meurt dans un accident de voiture, et Dickie, son aîné plus effacé, épouse Imelda, la fiancée du défunt, en plein deuil. Dix-huit ans plus tard, la mécanique familiale se grippe. Ce qui m'a marquée, c'est la façon dont chaque personnage prend la parole à son tour. Les adolescents Cass et PJ parlent comme des jeunes d'aujourd'hui, avec leur langage familier et leurs références aux réseaux sociaux. Imelda livre ses souvenirs dans un flot de mots sans ponctuation, teinté d'argot irlandais, tandis que Dickie s'exprime dans une prose plus travaillée. En changeant de regard et de temporalité, l'auteur nous oblige peu à peu à revoir ce que nous pensions avoir compris.

Cette construction est habile, malheureusement elle m'a aussi tenue à distance : j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, surtout dans les longs chapitres consacrés aux adolescents en début de roman. C'est seulement dans la dernière partie, quand le rythme s'accélère et que les points de vue s'enchaînent, que le livre m'a vraiment embarquée.

Les Barnes incarnent l'ascension et la chute du « Tigre celtique ». Dickie voit son garage péricliter et s'enfonce dans un projet d'abri de survie, Imelda vend ses bijoux sur eBay, Cass sombre dans des beuveries, et PJ, 12 ans, subit du harcèlement scolaire. Murray brosse avec humour et mélancolie le portrait d'une Irlande fragilisée, hantée par le souvenir de la grande famine.

Malgré ses qualités, le livre souffre de quelques pesanteurs. Un texte qui mérite cependant le détour, à condition d'accepter de s'y installer dans la durée.

 

 

 

 

 Citations : 

 

 

quote leftLe monde est ce qu'il est. Tu n'y peux rien. La seule chose que tu peux faire, c'est de penser à ta famille. Faire de ton mieux pour les protéger face au pire. Et quand le monde leur tombera dessus-faire en sorte qu'ils ne souffrent pas.


Il lui paraissait impossible de croire que ce qui se passait maintenant, le présent, si fragile et inconstant, aléatoire et sinueux , puisse être à l'image du cours que suivrai tout le reste de son existence, alors qu'elle-même arrivait encore à peine à s'y projeter.


Peut-être que chaque époque porte en elle une atrocité. Peut-être que chaque société est complice d’actes terribles et ne fait que prétendre ensuite l’ignorer. Quand les enfants poseront des questions, dites-leur que personne n’a voulu faire de mal.

 

 

Albin michel

 

31 août 2026

Super camion de pompiers !

Je remercie les Éditions Nathan Jeunesse pour l'envoi de ce titre.

 

 

 Monsieur Dupont  (Illustrateur)

 

Monsieur Dupont est illustrateur, directeur artistique et auteur jeunesse. Originaire de Roubaix, et maintenant basé à Marseille, il travaille autour du monde de l’enfance.
Il sort de l’école de graphisme en 2011. Son envie d’illustrer le pousse à développer en autodidacte un style naïf, amusant et très coloré. Son trait se veut simple et épuré, comme un dessin d’enfant. 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Accroche-toi : Super camion de pompiers t'embarque pour une mission héroïque !

Un livre-forme qui invitent les tout-petits dès 18 mois à vivre une grande mission de secours en compagnie d'un véhicule joyeux. À la caserne, sur la route ou face aux flammes, l'enfant suit chaque étape : allumer la sirène, se rendre sur les lieux, arroser l'incendie, déplier l'échelle et sauver un petit chat en danger.

Un livre-jouet interactif, robuste et irrésistible à emporter partout pour vivre l'action !

 

 

 

 

Ma chronique :

 

 

Ce livre tout-carton donne immédiatement envie de jouer. Avec Super Camion de Pompiers !, les tout-petits sont invités à monter à bord d’un drôle de véhicule rouge pour une mission où chaque seconde compte !

Destiné aux enfants dès 18 mois, ce petit livre cartonné ne passe pas inaperçu. Sa forme de camion de pompiers, ses roues contrecollées et son carton bien épais en font un véritable livre-jouet. Ici, on peut tourner les pages, mais aussi faire rouler le camion sur le sol et inventer mille aventures. Une idée particulièrement séduisante pour les petites mains qui aiment manipuler les objets autant que les histoires.

Dès les premières pages, notre héros annonce la couleur : il est toujours prêt à intervenir. Un appel retentit ? Pas une minute à perdre ! Les gyrophares s’allument, la sirène se fait entendre et le camion prend la route en direction du sinistre. Le jeune lecteur accompagne alors chaque étape de cette intervention, avec l’impression de participer lui aussi au sauvetage.

Les illustrations aux couleurs franches attirent immédiatement le regard. Le rouge éclatant du camion domine les pages, tandis que ses grands yeux expressifs lui donnent une personnalité joyeuse et attachante. Le feu, la fumée, le jet d’eau et la grande échelle composent une aventure très visuelle, facile à suivre pour les plus jeunes.

J’ai particulièrement aimé la façon dont ce petit album transforme une intervention de pompiers en véritable jeu d’imagination. Et lorsque le camion déploie son échelle pour venir en aide à un petit chat coincé dans un arbre, la mission prend une tournure encore plus attendrissante.

Solide, ludique et facile à emporter, il se lit, se manipule et roule pour le plus grand plaisir des tout-petits.

 

 

 

 


 

 

 

 

31 août 2026

Super voiture de course !

Je remercie les Éditions Nathan Jeunesse pour l'envoi de ce titre.

 

 

 Monsieur Dupont  (Illustrateur)

 

Monsieur Dupont est illustrateur, directeur artistique et auteur jeunesse. Originaire de Roubaix, et maintenant basé à Marseille, il travaille autour du monde de l’enfance.
Il sort de l’école de graphisme en 2011. Son envie d’illustrer le pousse à développer en autodidacte un style naïf, amusant et très coloré. Son trait se veut simple et épuré, comme un dessin d’enfant. 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

 

 

Accroche-toi : Super voiture de course t'embarque pour une compétition pleine de vitesse et de fun !

Super voiture de course invite les tout-petits dès 18 mois à vivre l'intensité d'une vraie course automobile !
Depuis le top départ, l'enfant suit la voiture dans les virages, l'encourage dans la dernière ligne droite, puis la retrouve fièrement n°1 sur le podium !

Un livre-forme solide, aux roues contrecollées faciles à manipuler, qui propose une expérience totalement interactive : l'enfant fait rouler le livre, joue à imiter les mouvements de la course et s'amuse !


Un livre-jouet irrésistible qui combine manipulation, imagination et premières sensations de vitesse !

 

 

 

 

Ma chronique :

 

 

Attention, ça va démarrer ! Avec Super voiture de course !, les tout-petits sont invités à prendre place sur la ligne de départ pour une aventure pleine de vitesse, de couleurs et de bonne humeur.

Destiné aux jeunes enfants dès 18 mois environ, ce petit livre en forme de voiture est avant tout un véritable livre-jouet. En seulement cinq pages, il propose une course automobile racontée avec beaucoup de simplicité. Tout commence par le compte à rebours : trois, deux, un… c’est parti ! Casque sur la tête, on accompagne notre bolide dans les virages, on observe ses ailerons et on file vers la ligne d’arrivée. La tension monte, jusqu’au moment tant attendu : notre voiture termine première et reçoit son joli trophée. Un grand sourire vient couronner cette victoire.

J’ai particulièrement aimé le format très maniable de cet album. Les pages sont extrêmement épaisses et résistantes, parfaitement adaptées aux petites mains qui aiment toucher, tourner, manipuler… et parfois un peu malmener les livres ! Les roues contrecollées permettent même de faire rouler l’ouvrage, transformant la lecture en véritable moment de jeu.

Les illustrations de Monsieur Dupont vont à l’essentiel. Les couleurs primaires, franches et lumineuses attirent immédiatement le regard, tandis que les dessins épurés donnent aux voitures un petit côté enfantin. Avec leurs grands yeux et leurs expressions joyeuses, elles rendent cette course vivante.

Ici, pas besoin d’une longue histoire pour captiver les petits lecteurs. Quelques mots, des images simples et surtout une invitation à participer suffisent. On tourne les pages, on fait rouler la voiture, on imite la course en faisant des bruits de bouche et l’on partage le plaisir de franchir la ligne d’arrivée.

Un petit album plein d’énergie, pensé pour éveiller l’imagination et développer la manipulation dès le plus jeune âge. Une première course automobile ludique et accessible, qui devrait faire vrombir de plaisir les petites mains !

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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