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L'atelier de Litote

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3 septembre 2026

La Piqûre d'abeille

Je remercie les Editions Albin Michel pour cette nouvelle lecture. 

 

 

 

 Paul Murray

Biographie de l'autrice
 
Paul Murray, né en 1975, est l’auteur de quatre romans dont deux traduits en français : Skippy dans les étoiles (Belfond, 2013) et La Marque et le Vide (Belfond, 2016). Le dernier en date, La Piqûre d’abeille, a remporté le Nero Book Award et le prix Strega européen et a figuré parmi « les livres de l’année » du TIME, du New Yorker et du Washington Post. Traduit dans une vingtaine de langues, ce livre a connu un succès extraordinaire dans le monde entier et sera bientôt adapté en série. L’auteur vit à Dublin, sa ville natale.

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 
 

 

Sélection Prix du Roman Fnac 2026

 

Une formidable tragicomédie, ou comment transformer les pires catastrophes en pure réjouissance.

Ça ne tourne plus vraiment rond dans la famille Barnes. Dickie, dont le garage automobile est sur le point de péricliter, passe ses journées dans les bois à construire un bunker avec un survivaliste. Imelda, sa femme, ancienne reine de beauté, met ses bijoux en vente sur eBay. Cass, leur fille, brillante élève, semble déterminée à saccager son avenir dans une beuverie effrénée. Enfin, PJ, le cadet, passionné de sciences naturelles comme de jeux vidéo, s’apprête à fuguer pour retrouver un mystérieux inconnu...

À quel moment le cours des choses a-t-il déraillé ? Faut-il remonter jusqu’à cette piqûre d’abeille qui a fait virer le mariage d’Imelda au cauchemar ?

En donnant voix à chacun des membres de cette famille, Paul Murray reconstitue le puzzle d’un passé qui palpite encore, et interroge ce qui fait tenir – ou exploser – un foyer. Un portrait aussi profond que désopilant de l’Irlande et de notre monde en lutte contre le déclin socio-économique et le dérèglement climatique.

 

 

 

 

 Ma chronique : 

 

J'ai mis du temps à entrer dans l'histoire. Sur plus de 640 pages, le roman suit la famille Barnes, une famille irlandaise ordinaire dont les secrets et les failles reflètent les bouleversements de l'Irlande contemporaine. Par moments, j'ai trouvé le livre trop construit, trop maîtrisé, comme si l'auteur voulait tout contrôler.

Tout part d'un drame originel : Frank, le frère charmeur et populaire, meurt dans un accident de voiture, et Dickie, son aîné plus effacé, épouse Imelda, la fiancée du défunt, en plein deuil. Dix-huit ans plus tard, la mécanique familiale se grippe. Ce qui m'a marquée, c'est la façon dont chaque personnage prend la parole à son tour. Les adolescents Cass et PJ parlent comme des jeunes d'aujourd'hui, avec leur langage familier et leurs références aux réseaux sociaux. Imelda livre ses souvenirs dans un flot de mots sans ponctuation, teinté d'argot irlandais, tandis que Dickie s'exprime dans une prose plus travaillée. En changeant de regard et de temporalité, l'auteur nous oblige peu à peu à revoir ce que nous pensions avoir compris.

Cette construction est habile, malheureusement elle m'a aussi tenue à distance : j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, surtout dans les longs chapitres consacrés aux adolescents en début de roman. C'est seulement dans la dernière partie, quand le rythme s'accélère et que les points de vue s'enchaînent, que le livre m'a vraiment embarquée.

Les Barnes incarnent l'ascension et la chute du « Tigre celtique ». Dickie voit son garage péricliter et s'enfonce dans un projet d'abri de survie, Imelda vend ses bijoux sur eBay, Cass sombre dans des beuveries, et PJ, 12 ans, subit du harcèlement scolaire. Murray brosse avec humour et mélancolie le portrait d'une Irlande fragilisée, hantée par le souvenir de la grande famine.

Malgré ses qualités, le livre souffre de quelques pesanteurs. Un texte qui mérite cependant le détour, à condition d'accepter de s'y installer dans la durée.

 

 

 

 

 Citations : 

 

 

quote leftLe monde est ce qu'il est. Tu n'y peux rien. La seule chose que tu peux faire, c'est de penser à ta famille. Faire de ton mieux pour les protéger face au pire. Et quand le monde leur tombera dessus-faire en sorte qu'ils ne souffrent pas.


Il lui paraissait impossible de croire que ce qui se passait maintenant, le présent, si fragile et inconstant, aléatoire et sinueux , puisse être à l'image du cours que suivrai tout le reste de son existence, alors qu'elle-même arrivait encore à peine à s'y projeter.


Peut-être que chaque époque porte en elle une atrocité. Peut-être que chaque société est complice d’actes terribles et ne fait que prétendre ensuite l’ignorer. Quand les enfants poseront des questions, dites-leur que personne n’a voulu faire de mal.

 

 

Albin michel

 

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31 août 2026

Super camion de pompiers !

Je remercie les Éditions Nathan Jeunesse pour l'envoi de ce titre.

 

 

 Monsieur Dupont  (Illustrateur)

 

Monsieur Dupont est illustrateur, directeur artistique et auteur jeunesse. Originaire de Roubaix, et maintenant basé à Marseille, il travaille autour du monde de l’enfance.
Il sort de l’école de graphisme en 2011. Son envie d’illustrer le pousse à développer en autodidacte un style naïf, amusant et très coloré. Son trait se veut simple et épuré, comme un dessin d’enfant. 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Accroche-toi : Super camion de pompiers t'embarque pour une mission héroïque !

Un livre-forme qui invitent les tout-petits dès 18 mois à vivre une grande mission de secours en compagnie d'un véhicule joyeux. À la caserne, sur la route ou face aux flammes, l'enfant suit chaque étape : allumer la sirène, se rendre sur les lieux, arroser l'incendie, déplier l'échelle et sauver un petit chat en danger.

Un livre-jouet interactif, robuste et irrésistible à emporter partout pour vivre l'action !

 

 

 

 

Ma chronique :

 

 

Ce livre tout-carton donne immédiatement envie de jouer. Avec Super Camion de Pompiers !, les tout-petits sont invités à monter à bord d’un drôle de véhicule rouge pour une mission où chaque seconde compte !

Destiné aux enfants dès 18 mois, ce petit livre cartonné ne passe pas inaperçu. Sa forme de camion de pompiers, ses roues contrecollées et son carton bien épais en font un véritable livre-jouet. Ici, on peut tourner les pages, mais aussi faire rouler le camion sur le sol et inventer mille aventures. Une idée particulièrement séduisante pour les petites mains qui aiment manipuler les objets autant que les histoires.

Dès les premières pages, notre héros annonce la couleur : il est toujours prêt à intervenir. Un appel retentit ? Pas une minute à perdre ! Les gyrophares s’allument, la sirène se fait entendre et le camion prend la route en direction du sinistre. Le jeune lecteur accompagne alors chaque étape de cette intervention, avec l’impression de participer lui aussi au sauvetage.

Les illustrations aux couleurs franches attirent immédiatement le regard. Le rouge éclatant du camion domine les pages, tandis que ses grands yeux expressifs lui donnent une personnalité joyeuse et attachante. Le feu, la fumée, le jet d’eau et la grande échelle composent une aventure très visuelle, facile à suivre pour les plus jeunes.

J’ai particulièrement aimé la façon dont ce petit album transforme une intervention de pompiers en véritable jeu d’imagination. Et lorsque le camion déploie son échelle pour venir en aide à un petit chat coincé dans un arbre, la mission prend une tournure encore plus attendrissante.

Solide, ludique et facile à emporter, il se lit, se manipule et roule pour le plus grand plaisir des tout-petits.

 

 

 

 


 

 

 

 

31 août 2026

Super voiture de course !

Je remercie les Éditions Nathan Jeunesse pour l'envoi de ce titre.

 

 

 Monsieur Dupont  (Illustrateur)

 

Monsieur Dupont est illustrateur, directeur artistique et auteur jeunesse. Originaire de Roubaix, et maintenant basé à Marseille, il travaille autour du monde de l’enfance.
Il sort de l’école de graphisme en 2011. Son envie d’illustrer le pousse à développer en autodidacte un style naïf, amusant et très coloré. Son trait se veut simple et épuré, comme un dessin d’enfant. 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

 

 

Accroche-toi : Super voiture de course t'embarque pour une compétition pleine de vitesse et de fun !

Super voiture de course invite les tout-petits dès 18 mois à vivre l'intensité d'une vraie course automobile !
Depuis le top départ, l'enfant suit la voiture dans les virages, l'encourage dans la dernière ligne droite, puis la retrouve fièrement n°1 sur le podium !

Un livre-forme solide, aux roues contrecollées faciles à manipuler, qui propose une expérience totalement interactive : l'enfant fait rouler le livre, joue à imiter les mouvements de la course et s'amuse !


Un livre-jouet irrésistible qui combine manipulation, imagination et premières sensations de vitesse !

 

 

 

 

Ma chronique :

 

 

Attention, ça va démarrer ! Avec Super voiture de course !, les tout-petits sont invités à prendre place sur la ligne de départ pour une aventure pleine de vitesse, de couleurs et de bonne humeur.

Destiné aux jeunes enfants dès 18 mois environ, ce petit livre en forme de voiture est avant tout un véritable livre-jouet. En seulement cinq pages, il propose une course automobile racontée avec beaucoup de simplicité. Tout commence par le compte à rebours : trois, deux, un… c’est parti ! Casque sur la tête, on accompagne notre bolide dans les virages, on observe ses ailerons et on file vers la ligne d’arrivée. La tension monte, jusqu’au moment tant attendu : notre voiture termine première et reçoit son joli trophée. Un grand sourire vient couronner cette victoire.

J’ai particulièrement aimé le format très maniable de cet album. Les pages sont extrêmement épaisses et résistantes, parfaitement adaptées aux petites mains qui aiment toucher, tourner, manipuler… et parfois un peu malmener les livres ! Les roues contrecollées permettent même de faire rouler l’ouvrage, transformant la lecture en véritable moment de jeu.

Les illustrations de Monsieur Dupont vont à l’essentiel. Les couleurs primaires, franches et lumineuses attirent immédiatement le regard, tandis que les dessins épurés donnent aux voitures un petit côté enfantin. Avec leurs grands yeux et leurs expressions joyeuses, elles rendent cette course vivante.

Ici, pas besoin d’une longue histoire pour captiver les petits lecteurs. Quelques mots, des images simples et surtout une invitation à participer suffisent. On tourne les pages, on fait rouler la voiture, on imite la course en faisant des bruits de bouche et l’on partage le plaisir de franchir la ligne d’arrivée.

Un petit album plein d’énergie, pensé pour éveiller l’imagination et développer la manipulation dès le plus jeune âge. Une première course automobile ludique et accessible, qui devrait faire vrombir de plaisir les petites mains !

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

30 août 2026

Tony Rex Dino Coach Mes 7 étapes pour croquer la vie

Je remercie les Editions de L'élan vert

pour cette nouvelle lecture.

 

Un mot de l'auteur 

 

Alex Latimer

Alex Latimer est un écrivain et illustrateur sud-africain primé et représenté dans le monde entier. Ses livres illustrés ont été traduits dans des dizaines de langues. En France, il est publié chez Kimane, 123 Soleil, Milan... Il vit au Cap et aime passer du temps à la mer ou dans les montagnes qui surplombent sa maison. Il adore créer des livres illustrés et écrire des romans.

 

 

 

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 
 
T’arrive-t-il de te sentir seul, ou d'avoir peur ?
Besoin d'un coup de pouce ?
Ne cherche plus : je suis là pour toi !
Je suis TONY REX, le DINO COACH qu’il te faut !
Suis mes sept étapes POUR CROQUER LA VIE,
et souviens-toi que, quoi qu’il se passe,
tu seras toujours aussi APPÉTISSANT !

 

 

 

 

Ma chronique :

 

Tony Rex, le coach qui croque la vie à pleines dents !

Et si un grand T-Rex devenait notre coach personnel pour nous aider à voir la vie autrement ? Avec Tony Rex Dino Coach, Mes 7 étapes pour croquer la vie, Alex Latimer propose un album plein d’humour et de malice, qui aborde le développement personnel avec beaucoup de légèreté.

Tony Rex est un dinosaure pas tout à fait comme les autres. Derrière ses grandes dents et son allure de prédateur se cache un coach bienveillant, prêt à accompagner les enfants lorsqu’ils traversent des moments de solitude, de peur ou de doute. Son objectif ? Leur donner quelques clés pour prendre confiance en eux et profiter davantage des petits bonheurs du quotidien.

Pour cela, Tony propose sept étapes, présentées de manière simple et accessible. Au fil des pages, il encourage son jeune lecteur à croire en lui, à dépasser certaines appréhensions, à regarder les choses du bon côté et surtout à ne pas oublier sa propre valeur. Le tout avec un vocabulaire décalé autour de l’univers du dinosaure et de la gourmandise, qui apporte une bonne dose de fantaisie au propos.

J’ai beaucoup aimé cette façon de parler de confiance en soi sans jamais tomber dans un discours trop sérieux ou moralisateur. Les conseils de Tony Rex sont faciles à comprendre et peuvent donner matière à échanger avec les enfants autour de leurs émotions, de leurs peurs ou des situations qui les mettent parfois en difficulté.

Les illustrations participent pleinement à cette atmosphère joyeuse. Tony Rex y apparaît expressif, amusant et finalement très attachant, bien loin de l’image effrayante que pourrait laisser imaginer un T-Rex !

Un album qui se lit avec le sourire et qui invite les enfants à porter un regard plus positif sur eux-mêmes. Une petite lecture pleine d’énergie, à mettre entre les mains des jeunes lecteurs qui auraient parfois besoin d’un encouragement pour avancer… et croquer la vie à pleines dents !

Le petit plus : On aime la couverture en relief.

 

Citation : 

 

 

quote left

Les bons amis, c'est la vie !
D'en avoir un, c'est bien, mais...
Plus on est de fous, plus on rit.

Qu'ils soient tendres ou durs à cuire, je me ferai un plaisir de les rencontrer.

 

 

Signaturev2

30 août 2026

La rentrée du Petit Chaperon rouge

Je remercie les Editions de L'élan vert

pour cette nouvelle lecture.

 

Un mot de l'auteur 

 

Christelle Saquet

 

Après des études en musicologie, Christelle Saquet se tourne vers l’enseignement. Professeur des écoles en maternelle depuis 2002, elle créa le personnage de « Grafi » pour faire passer des notions de graphisme auprès de ses élèves. De cette idée naîtra son premier album « Grafi s’amuse ». Rapidement et pour son plus grand bonheur, ses deux passions que sont la musique et l’écriture se rejoindront dans le livre-CD « Ticajou et sa famille de musiciens ». L’humour et la rêverie ne sont jamais bien loin de la plume de cette passionnée. 

 

Eric Gasté

 

 

 

Eric Gasté est né en 1969 à Angers. Après des études à l’école Estienne, il devient rédacteur graphiste chez Bayard Presse. Aujourd’hui, il vit à Toulouse où il est illustrateur à plein temps. Il a déjà publié des ouvrages chez de nombreux éditeurs (Bayard Jeunesse, Milan, Nathan, Epigones, Actes Sud Jeunesse ou encore Flammarion).
 

 

 
 
 
Présentation de l'éditeur
 
 

 

C’est la rentrée !
Le Petit Chaperon rouge est prête pour sa journée d’école.
Mais quelle surprise : comme la maîtresse a de grandes oreilles…
comme ses bras sont longs et poilus…
comme ses dents sont pointues…
Cela lui rappelle quelque chose, mais quoi ?
Allez, tous en classe !

 

 

 

 

Ma chronique :

 

 

Et si la rentrée des classes réservait une drôle de surprise au Petit Chaperon rouge ? Dans cet album de Christelle Saquet et Éric Gasté, notre célèbre héroïne quitte son panier et son chemin forestier pour prendre le chemin de l’école. Mais cette première journée ne va pas tout à fait se dérouler comme prévu !

Le Petit Chaperon rouge est heureuse de retrouver le chemin de l’école. Pourtant, lorsqu’elle découvre sa maîtresse, quelque chose l’intrigue immédiatement. De grandes oreilles, des bras étonnamment longs et poilus, des dents bien pointues… Ces détails lui semblent étrangement familiers. Mais impossible pour elle de mettre le doigt sur ce qu’ils lui rappellent !

J’ai beaucoup aimé cette façon malicieuse de revisiter un personnage aussi connu des enfants. Ici, pas question de raconter une nouvelle fois le conte traditionnel : les auteurs jouent avec nos souvenirs et avec les codes de l’histoire originale pour nous offrir une rentrée pleine d’humour et de clins d’œil.

Les illustrations d’Éric Gasté accompagnent parfaitement cette aventure. Les expressions des personnages et les petits détails à observer rendent les pages particulièrement amusantes. Les enfants pourront s’amuser à repérer les indices et, surtout, à comprendre avant le Petit Chaperon rouge ce qui se cache derrière cette étrange apparence !

J’ai apprécié cette lecture pleine de légèreté, qui invite les petits lecteurs à faire appel à leur mémoire tout en s’amusant. L’histoire fonctionne aussi très bien pour aborder la rentrée avec humour et dédramatiser ce moment parfois impressionnant pour les enfants.

Avec son mélange de conte détourné, de suspense et de comique, La rentrée du Petit Chaperon rouge est un album joyeux et accessible. Une lecture qui devrait provoquer quelques sourires et donner envie de tourner les pages pour découvrir si notre Petit Chaperon rouge finira enfin par comprendre pourquoi sa maîtresse lui paraît si familière !

 

 

 

 

 

 

Signaturev2

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30 août 2026

Liberty

Je remercie les Editions Récamier  pour ce nouveau partenariat.

 

 

 

 Arnaud Rozan

 

Biographie de l'auteur
 
 

 

Arnaud Rozan travaille dans le secteur public sur les questions sociales. Liberty s'inscrit dans la lignée de L'Unique Goutte de sang (2021, Plon) et Mémoires de maisons blanches (2023, Plon)
– ses deux premiers romans –, qui explorent les mécanismes de la haine et de la violence à travers l'histoire des États-Unis et les trajectoires individuelles.

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

 

 

Dans le Harlem de l'après-guerre, une enfant confrontée à la mort, à la perte et à la violence du monde apprend à vivre grâce aux récits, à l'imaginaire et à la puissance des femmes qui l'entourent.
Elle découvre que survivre, c'est aussi apprendre à se raconter et à interroger les histoires que l'on fait siennes.

Assa, la première fois que je l'ai vue, elle se penchait au-dessus du vide : elle avait à peine huit ans et voulait se supprimer.
L'existence n'était déjà plus rien pour elle ?


New York, 1947. Assa a huit ans lorsqu'elle perd sa grand-mère, sa seule famille. Elle redoute l'orphelinat, lieu où on arracherait la peau des enfants comme elle.
Dans un monde obsédé par la couleur de peau, la jeune fille va déjouer le destin pour écrire sa propre histoire.
Recueillie par quatre femmes âgées vivant sous un pont – parmi lesquelles Liberty, la narratrice – elle entame un long parcours initiatique qui la mènera de Harlem à l'université, jusqu'au Nouveau Mexique.
Confrontée à d'autres récits fondateurs, à d'autres mythologies, une question centrale habite Assa : qu'a-t-on le droit de raconter, de transmettre, de s'approprier ?


En mêlant le merveilleux du conte à la brutalité du réel, Arnaud Rozan révèle une histoire longtemps invisibilisée : celle des Afro-Américains et des peuples autochtones, victimes de la dépossession, de la désappropriation et de l'acculturation.

 

 

 

Ma chronique : 

 

New York, 1947. À huit ans, Assa perd la seule personne qui veillait sur elle. Livrée à elle même et rongée par la peur d'être placée dans une institution où sa couleur de peau ferait d'elle une cible, l'enfant frôle le pire. C'est une femme du nom de Liberty, narratrice du récit et installée avec plusieurs compagnes d'âge mûr près d'un pont de la ville, qui va la recueillir et infléchir le cours de son existence.

Il ne lui reste que deux objets pour se raccrocher à son passé : un cliché ancien et un ouvrage de tissu assemblé pièce par pièce, légué par son aïeule, véritable mémoire familiale cousue de fragments. Cet héritage modeste guidera Assa bien au delà de New York, jusqu'en terre amérindienne au Nouveau Mexique, où elle croisera un peuple confronté, à sa manière, à la perte de ses repères culturels.

J'ai trouvé remarquable la façon dont l'auteur tisse ensemble deux mémoires blessées, celle des Afro Américains et celle des peuples premiers, sans jamais les confondre ni les hiérarchiser. Le style, délicat et souvent lumineux, laisse aussi place à un imaginaire teinté de légendes et de croyances, qui adoucit sans l'atténuer la brutalité de certains épisodes. Les références aux toiles de Faith Ringgold en ouverture de chapitres apportent une respiration supplémentaire, comme si chaque tableau prolongeait silencieusement l'histoire d'Assa.

Je reconnais que les premières pages demandent un effort d'adaptation, entre conte et réalité, mais le lecteur finit par se laisser porter par le destin d'Assa, de l'enfance à sa vie de femme accomplie. Sa ténacité discrète et sa volonté de comprendre d'où elle vient en font un personnage marquant, dont la force tranquille était inspirante.

Au fond, Liberty dépasse le simple roman d'apprentissage : il s'agit d'une œuvre qui donne voix et dignité à des histoires trop longtemps réduites au silence, portée par une forme d'espoir tenace, celui de la mémoire qui résiste.

 

 

Citations : 

 

quote left

Mais il y eut peu de larmes car le cœur de sa grand-mère existait encore grâce à la dame à laquelle elle s'attacha dès les premiers jours. Assa se confia à elle. Pas sur sa peau ni sur sa peur, mais sur la mort de sa grand-mère qu'elle n'arrivait pas à s'enlever des yeux. Ce chagrin-là, elle aurait bien aimé qu'on le lui arrache.


Assa, la première fois que je l’ai vue, elle se penchait au-dessus du vide : elle avait à peine huit ans et voulait se supprimer. Une enfant le cœur las de vivre ! Bon sang, huit ans ! L’existence n’était déjà plus rien pour elle ?
Pauvre petite qu’on aurait dû voir rire et aller à cloche-pied...

 

 

 

 

30 août 2026

Le Roman de Sophie

Je remercie les Editions Albin Michel pour cette nouvelle lecture. 

 

 

 

 Véronique de Bure

Biographie de l'autrice
 
Véronique de Bure est l’autrice de plusieurs romans et récits très remarqués, dont Une confession (Stock, 2009), Un clafoutis aux tomates cerises (Flammarion, 2017) ou Un amour retrouvé (Flammarion, 2021).

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 
 

« Je n’étais que Sofia, une fille de comte russe qu’aucun prince de son pays ne voudrait jamais épouser. »

Paris, novembre 1873. Recluse dans son petit appartement parisien où elle vit ses derniers jours, Sophie Rostopchine,comtesse de Ségur, se souvient. Entre réminiscences et rêves éveillés, elle laisse resurgir le passé. De sa Russie natale à la campagne normande, c’est à un voyage immobile que nous convie la fille du général Rostopchine, l’incendiaire de Moscou, traversant les épreuves et le temps.

Avec une grâce toute contemporaine, Véronique de Bure redonne chair et voix à la comtesse de Ségur dans un XIXe siècle en pleine mutation. Derrière l’image compassée de l’autrice des Malheurs de Sophie, elle révèle une femme au plus près de sa vérité, passionnée, indocile, éprise de liberté, déchirée entre deux pays, deux langues, deux vies. Une femme qui, à sa manière, a su résister, défiant son mari, ses éditeurs et jusqu’à sa propre légende.

 

 

 

 

 Ma chronique : 

 

Qui se cache derrière la célèbre Comtesse de Ségur ? Dans Le Roman de Sophie, Véronique de Bure choisit un angle intime et poignant : les derniers mois de vie de Sophie Rostopchine, recluse dans un appartement parisien qu’elle n’a jamais aimé, entre souvenirs, deuils et méditation sur le temps qui passe.

Le roman s’ouvre en novembre 1873. Sophie, presque alitée, ne voit plus assez pour lire, ne sort plus, et laisse ses pensées vagabonder. De sa Russie natale à la Normandie des Nouettes, en passant par un mariage décevant avec Eugène de Ségur, elle revisite les joies et les blessures d’une existence marquée par l’exil, la maternité, la perte et, plus tardivement, l’écriture.

Véronique de Bure restitue une femme de caractère, partagée entre deux cultures, profondément croyante dans les dernières années de sa vie et passionnée par ses enfants et petits-enfants. L’autrice met aussi en lumière les relations parfois houleuses de la comtesse avec ses éditeurs, correcteurs et illustrateurs, révélant une créatrice exigeante et consciente de son art.

Le récit alterne monologue intérieur et petites brèves de presse d’époque, qui situent le propos dans son contexte politique et social. Certains lecteurs trouveront ces inserts un peu éloignés du cœur du sujet, pourtant ils participent à la chronique d’un XIXe siècle en mutation, où la condition des femmes et la place de l’écriture féminine restent étroitement contraintes.

La construction, parfois circulaire, peut sembler redondante, mais elle épouse la logique d’une mémoire qui revient sur elle-même, comme peut le faire une vieille dame. Le charme du livre tient à sa délicatesse, à sa documentation solide et à sa capacité à faire revivre une icône de la littérature jeunesse sous un jour plus humain.

Pour qui a grandi avec Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles ou Un bon petit diable, la lecture a réactivé mes souvenirs d’enfance et m'a donné envie de relire ces classiques avec un regard neuf.

 

 Citations :  

quote left

Comment accueillerai-je le Seigneur alors ?

Ils sont si bons avec moi. Ma fille Nathalie et ma petite-fille Madeleine, mon fils Gaston, son tendre regard qui ne me voit plus qu’avec le cœur. Et ces bons domestiques, le brave Méthol de Gaston et mon fidèle Saint-Jean, tellement dévoués qu’ils s’épuisent à me veiller…

 


Avec les années, mes fonds ayant la fâcheuse habitude de ne pas rester longtemps dans mes mains, je montais mes prétentions, élevant le prix de mes œuvres à mesure que je voyais grandir mes succès. Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles et Les Vacances furent une heureuse affaire pour la maison Hachette. Cette accélération de mes ventes me plaça dans une position de force dont j’usai. 


Mon père m’a soulevée dans ses bras, très haut, il a ouvert la fenêtre et m’a dit : « Regarde, Sofialetta. » En bas, dans la cour, j’ai vu des gens avec des figures étranges, ils sautaient, dansaient, chantaient, jouaient de la musique ; sous mes yeux écarquillés, la balalaïka répondait aux svistoulka-oiseaux qui accompagnaient les gouslis, il y avait les accordéons, les garmoshkas, qui se mêlaient au claquement des lojkis et au chuintement des doudkas ; un brouillard sonore de musique, de chansons – les koliadki –, de cris et de rires que je laissais m’envelopper, me happer, m’enivrer ; je n’avais plus peur. Papa riait, papa chantait, il jetait à tous des bonbons et des ledentsy en répétant merci, merci beaucoup, spasiba, spasiba balchoï ! Et moi, dans ma vilaine chemise grise, j’étais la plus heureuse des petites filles.

 

 

Albin michel

 

29 août 2026

Ta mère et moi

Je remercie le site Babélio ainsi que  les Editions Stock pour ce partenariat.

 

 

 

 

Guillaume de Tonquédec

 

 

 

Biographie de l'auteur

 

 

 

Guillaume de Tonquédec est comédien. Il débute au théâtre, sa première passion, et y reviendra toujours. La pièce Le Prénom, qui deviendra un film, lui vaudra le César du meilleur second rôle. Il est Monsieur Lepic dans la série « Fais pas ci, fais pas ça », et on l’a vu dans des films aussi différents que Barbecue ou Arrête avec tes mensonges.

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur
 
 
« Papa a été clair, “Je t’aime, je veux faire ma vie avec toi. Alors soit on se marie, soit on ne se voit plus.”
L’ultimatum est sans appel pour toi maman.
Tout a rejailli : la rencontre à la gare, la naissance des chats, le bain de mer, le rôti brûlé, l’année passée sans nouvelles de l’autre puis les retrouvailles inattendues, au même endroit en Bretagne, l’été d’après, l’envie folle de vous embrasser, l'émotion de la première fois que les corps se touchent. Les nuits à refaire le monde. Et soudain la demande de papa. Ton oui sort comme une évidence. »

Je suis né d’un coup de foudre.
Quelques années plus tard, à quarante ans, ma mère est diagnostiquée souffrante d’une sclérose en plaques. Mon père devient, bien malgré lui, son aidant. Moi, j’assiste impuissant à leur chute.
C’est avant tout la plus belle histoire d’amour qu’il m’ait été donné de voir que j’ai voulu raconter.

 

 

 

Ma chronique : 

 

Guillaume de Tonquédec, on le connaît comme acteur, pas comme écrivain. Pourtant, avec Ta mère et moi, il signe un récit intime qui touche droit au cœur. Rien de théâtral, rien d’apprêté : juste un fils qui raconte ses parents, leur histoire d’amour, la maladie et tout ce qu’elle bouleverse.

Tout commence comme un conte : un coup de foudre en Bretagne, au début des années 60. Patrick et Marie-Christine se marient, ont quatre enfants, une maison à Louveciennes et leurs habitudes de vacances dans les Côtes-d’Armor. Le bonheur, simple et solide. Puis l’annonce tombe : Marie-Christine est atteinte de sclérose en plaques. À partir de là, leur quotidien bascule. Patrick devient aidant. Il l’accompagne, prend soin d’elle et continue de lui témoigner son amour, parfois au prix de ses propres besoins.

Guillaume évoque cette réalité sans rien cacher : la gêne de laver sa mère, le regard des autres, la honte parfois, la culpabilité d’avoir envie de s’éloigner et, malgré tout, le besoin de rester présent. Il partage aussi son admiration pour ses parents, confrontés pendant des décennies à la maladie et au handicap, avant que son père ne soit lui-même touché par Alzheimer.

Cette lecture m’a profondément touchée. J’ai refermé ce livre avec beaucoup d’émotion, mais aussi avec le sentiment d’avoir été invitée à regarder autrement le temps passé auprès de ceux que j’aime. Simplement plus attentif à ce qui compte : aimer et profiter du temps qui reste.

Guillaume de Tonquédec ne cherche pas à embellir son récit. Il met des mots sur des émotions parfois difficiles à avouer et transmet, avec beaucoup de retenue, la mémoire d’une famille. Tendresse, fatigue, colère, impuissance et amour se mêlent au fil des pages.

C’est un livre-hommage dans lequel beaucoup pourront se reconnaître. Une lecture qui remue, mais laisse une lumière au fond, qui nous rappelle que même lorsque la maladie change tout, elle ne peut pas effacer les liens qui nous unissent.

 

 

Citations : 

 

quote left

 

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26 août 2026

Debout ! Petit Noun

Je remercie les Editions de L'élan vert

pour cette nouvelle lecture.

 

Un mot des autrices

 

Géraldine Elschner

 

Née dans une ville frontalière du Nord, de père allemand et de mère française d’origine belge, Géraldine Elschner a toujours vécu entre plusieurs cultures – d’où peut-être son goût pour l’au-delà des frontières. Durant ses études d’Allemand et de Lettres suivies d’une formation de bibliothécaire option Jeunesse, elle part ainsi pour trois mois en Allemagne… et y vit toujours aujourd’hui. Après avoir traduit de nombreux livres pour enfants, elle s’est mise à écrire ses propres textes dans lesquels Art et Histoire occupent une grande place. Une bonne cinquantaine de titres ont entre-temps été publiés, tant en allemand qu’en français et traduits dans une vingtaine de langues.

 

Anja Klauss

Après des années d’oiseau migrateur en Allemagne et Angleterre, Anja Klauss s’est installée sur son petit nuage pas loin des toits de Strasbourg. Depuis son diplôme à l’École supérieure des Arts décoratifs, elle a illustré et écrit plusieurs contes et albums en France et Allemagne. Son travail de rêveuse a été récompensé par le Premier prix d’un concours international d’album pour enfants.

 

 

 

 

 
 
Présentation de l'éditeur
 
 
 

Petit Noun se réveille !
Dans son rêve, il était une grenouille,
un singe, un oiseau... Soulève les flaps pour retrouver les animaux bien cachés sur les bords du Nil !

 

 

Ma chronique :

 

 

Il existe des albums qui invitent les tout-petits à lire, mais surtout à chercher, manipuler et s’émerveiller. Debout ! Petit Noun, de Géraldine Elschner et Anja Klauss, appartient à cette jolie catégorie. Avec son format tout carton et ses nombreux rabats à soulever, il transforme la lecture en véritable jeu de découverte.

On y retrouve Petit Noun, le célèbre petit hippopotame bleu inspiré de la statuette de l’Égypte ancienne conservée au musée du Louvre. Mais ici, notre petit héros prend vie et nous entraîne dans une forêt pleine de surprises. Petit Noun n’est décidément pas un hippopotame comme les autres ! Grâce à sa drôle de queue rebondissante, il peut sauter comme une grenouille ou grimper de liane en liane comme un singe. Et lorsqu’il déploie des feuilles en guise d’ailes, le voilà capable de s’envoler comme un oiseau.

J’ai beaucoup aimé cette façon de faire découvrir l’univers de Petit Noun aux jeunes enfants. À chaque page, les petits rabats deviennent autant de portes secrètes derrière lesquelles se cachent des animaux et de nouvelles surprises. L’enfant est invité à participer pleinement : il tire, soulève, observe et recommence avec plaisir. Cette dimension interactive rend la lecture particulièrement vivante et stimule naturellement la curiosité.

Les illustrations colorées d’Anja Klauss accompagnent parfaitement cette aventure pleine de mouvement et de fantaisie. Les petits lecteurs pourront également s’amuser à retrouver les différents animaux dissimulés dans la végétation.

J’ai surtout apprécié le clin d’œil au Petit Noun du Louvre, qui permet, à travers une histoire simple et ludique, de faire entrer un petit morceau de l’Égypte ancienne dans l’univers des tout-petits.

Un album joyeux, amusant et interactif, parfait pour partager un joli moment de lecture avec les plus jeunes et leur donner le goût de la découverte.

 

 

 

 

 

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24 août 2026

Coucou Maison

JE REMERCIE Les Editions Gründ POUR L'ENVOI DE CE LIVRE ! 

 

 

 Auteure : Camilla Reid et Ingela P.Arrhenius

 

 

 

Présentation de l'éditeur
 
 
 

Un tout-carton avec des tirettes, des volets à manipuler et un miroir !

Coucou, la niche ! Et le caniche ! Coucou... toi !
Pousse, tourne, tire et fais glisser les volets et joue à cache-cache !

 

 

Il existe des livres qui transforment une simple lecture en véritable terrain de jeu. Coucou Maison fait partie de ces petits albums que l’on découvre avec les doigts autant qu’avec les yeux. Destiné aux tout-petits, il propose une succession de manipulations amusantes qui invitent l’enfant à observer, chercher, tourner et faire apparaître des surprises.

Dès la couverture, une maison colorée semble nous attendre. Il suffit de jouer avec les tirettes pour voir apparaître un arc-en-ciel et découvrir, derrière les fenêtres, de petits personnages cachés. Chaque page réserve ainsi son lot de surprises et encourage l’enfant à participer activement à la lecture.

Les découvertes sont aussi variées que réjouissantes. Ici, une tranche de pain surgit d’un grille-pain ; là, un œuf apparaît dans son coquetier. Une petite souris se dissimule derrière une tranche de gruyère, tandis que les cupcakes surgissent joyeusement lorsqu’on actionne les mécanismes. Le plaisir vient autant de la surprise que du geste qui permet de la provoquer.

J’ai particulièrement aimé la roue à faire tourner qui anime le linge dans la machine à laver. Cette manipulation, à la fois simple et ingénieuse, donne réellement l’impression que quelque chose se passe sous les doigts de l’enfant. Plus loin, d’autres fenêtres permettent de faire apparaître papillons, oiseaux et cerfs-volants, comme autant de petites scènes qui prennent vie.

Et puis vient la dernière surprise, celle que les tout-petits apprécient toujours : une tirette révèle un miroir dans lequel l’enfant peut se découvrir. Après avoir fait apparaître tous ces petits personnages, c’est finalement lui qui devient le dernier invité du jeu.

Avec ses couleurs joyeuses et ses mécanismes adaptés aux petites mains, Coucou Maison est un joli livre d’éveil qui associe manipulation, observation et plaisir de la découverte. Un album que l’on peut feuilleter encore et encore, parce qu’ici, chaque « coucou » donne envie de recommencer !

Belle lecture, et surtout… coucou !

 

  

Ma chronique :

 

 

Il existe des livres qui transforment une simple lecture en véritable terrain de jeu. Coucou Maison fait partie de ces petits albums que l’on découvre avec les doigts autant qu’avec les yeux. Destiné aux tout-petits, il propose une succession de manipulations amusantes qui invitent l’enfant à observer, chercher, tourner et faire apparaître des surprises.

Dès la couverture, une maison colorée semble nous attendre. Il suffit de jouer avec les tirettes pour voir apparaître un arc-en-ciel et découvrir, derrière les fenêtres, de petits personnages cachés. Chaque page réserve ainsi son lot de surprises et encourage l’enfant à participer activement à la lecture.

Les découvertes sont aussi variées que réjouissantes. Ici, une tranche de pain surgit d’un grille-pain ; là, un œuf apparaît dans son coquetier. Une petite souris se dissimule derrière une tranche de gruyère, tandis que les cupcakes surgissent joyeusement lorsqu’on actionne les mécanismes. Le plaisir vient autant de la surprise que du geste qui permet de la provoquer.

J’ai particulièrement aimé la roue à faire tourner qui anime le linge dans la machine à laver. Cette manipulation, à la fois simple et ingénieuse, donne réellement l’impression que quelque chose se passe sous les doigts de l’enfant. Plus loin, d’autres fenêtres permettent de faire apparaître papillons, oiseaux et cerfs-volants, comme autant de petites scènes qui prennent vie.

Et puis vient la dernière surprise, celle que les tout-petits apprécient toujours : une tirette révèle un miroir dans lequel l’enfant peut se découvrir. Après avoir fait apparaître tous ces petits personnages, c’est finalement lui qui devient le dernier invité du jeu.

Avec ses couleurs joyeuses et ses mécanismes adaptés aux petites mains, Coucou Maison est un joli livre d’éveil qui associe manipulation, observation et plaisir de la découverte. Un album que l’on peut feuilleter encore et encore, parce qu’ici, chaque « coucou » donne envie de recommencer !

Belle lecture, et surtout… coucou !

 

 

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