l'atelier de Litote

22 janvier 2018

Kirsten

Ravie que le sort m'ait été favorable dans le concours organisé par le blog littéraire "Mordus de lectures" je remporte ainsi Kirsten de

Sébastien Prudhomme-Asnar

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Biographie de l'auteur

Guitariste, professeur de jazz, artiste peintre. Auteur d'un recueil de nouvelles fantastiques. 

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Présentation de l'éditeur

Il existe en ce monde des forces invisibles dont la volonté de nuire prend sa source dans les plus abjects instincts de l'homme. 
Kirsten vous invite à un voyage dans les égouts de l'âme humaine.
Préparez-vous à une immersion durant laquelle l'oxygène risque de vous manquer...
Ma chronique :

De premier abord, la couverture de ce livre me faisait peur et j’ai tourné plusieurs jours autour avant de m’emparer de l’histoire de Kirsten. Malgré le côté ésotérique, glauque et complètement pervers, je me suis laissé prendre par l’excellent thriller  qui tient le lecteur en haleine. Plus j’avançais dans ma lecture plus j’appréciais la construction de l’intrigue et surtout la mise en place des personnages. Des méchants très méchants, des innocents et … des touristes, tous sont parfaitement brossés et inoubliables. Il faut dire que ce genre est bien loin de celui que je lis habituellement et qu’il m’a rappelé certaines nouvelles de Lovecraft tant l’abomination et l’horreur sont bien une entité présente dans ce livre, le vocabulaire employé est aussi similaire mais ici il y a une dimension hautement perverse de la luxure. Brrr de quoi vous donner des frissons le soir en se couchant. On va explorer les dérives de l’âme humaine dans tout ce qu’elle a de plus abjecte. Le Bien et le Mal s’affrontent. J’espère que vous n’avez pas froid aux yeux car peu à peu l’angoisse monte crescendo et on s’enfonce dans un cloaque purulent et sanglant dont tout le monde ne reviendra pas vivant. Là déjà c’est plus mon domaine, j’adore l’intrigue, le suspense de ce thriller rondement mené, le côté gore est un plus et en fait un roman peu commun. Heureusement qu’il y a l’écriture caustique et pleine d’humour noir de l’auteur pour nous faire passer l’horreur à la petite cuillère et on en redemande.

 

Citation : 

-Un verre d'eau, s'il vous plaît.
-Ça marche ! Notre eau de source est la meilleure. Très bon choix !
Très bon choix !? Pour de la flotte ? Décidément, Berifos abritait un sacré paquet de perchés ! Il vit que des clients s'étaient tournés vers lui, mais n'y prêta pas attention. Après tout, il était le touriste dans un endroit non touristique. Ce qui revient à n'être qu'un étranger dans ces contrées rurales. De là à devenir simplement « l'intrus qui nous emmerde »... La serveuse lui apporta une bouteille et un verre.

la litote

 

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16 janvier 2018

Fantazmë

 

Je remercie     NetGalley-public-notag-md    ainsi quecalmann-levy-noirpour ce partenariat.

 

Niko Tackian 

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Biographie de l'auteur

Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac.

 

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Présentation de l'éditeur

COMMENT ÊTRE UN BON FLIC
QUAND LES VICTIMES SONT AUSSI
DES BOURREAUX ?
 
 
Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris,
un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan
pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera
en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux
a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais,
battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court
dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable,
un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.
Avec cette enquête troublante,
Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre
où s’affronteront inévitablement son devoir de policier
et ses sentiments d’être humain.
 

 

Ma chronique : 

Quel plaisir que de lire à nouveau  Niko Tackian. Fantazmë est le second opus après Toxique, il peut se lire séparément sans souci de compréhension. On retrouve tous les membres de la brigade du groupe de Tomar Khan pour une nouvelle enquête qui va nous mener vers la mafia albanaise, le destin des immigrés ou encore la prostitution forcée des filles de l’Est. Encore une fois on ira de rebondissement en surprise et de coup de cœur en coup à l’âme. Lorsqu’un immigré Syrien est retrouvé battu à mort dans une cave toute l’équipe a le sentiment que l’enquête va s’enliser et pourtant c’est sans compter sur l’apparition d’un nouveau personnage bien énigmatique surnommé « Fantazmë » qui se comporte comme un justicier laissant derrière lui des victimes qui en leur temps ont eu un passé de bourreau. Les chapitres vont alterner entre l’évolution de l’enquête et un côté plus introspectif de Tomar notre personnage principal. C’est dans ces moments où l’on découvre l’âme torturée et les pensées secrètes de Tomar que j’ai apprécié toutes les émotions ressenties face à ma lecture. L’écriture rythmée et particulièrement prenante, il se passe toujours quelques chose dans ce bouquin, on ne s’ennuie jamais. Les côtés sombres de l’âme humaine y sont dévoilés et je suis restée en peine face à des situations que je connaissais  mais qui ici prennent vie avec une force qui nous emporte. C’était aussi un plaisir que de retrouver les personnages féminins de ce thriller. La mère de Tomar est toujours aussi combattante et ne manquera pas de donner un éclairage humaniste à une situation qui plonge beaucoup dans l’indifférence, c’est un personnage fort en symbolique. Il y a aussi la belle Rhonda qui prend de plus en plus de risque pour l’homme qu’elle aime et c’est juste … beau. Je vous laisse découvrir le troisième personnage féminin qui a été pour moi une douleur et un coup de cœur. C’est un livre dur avec des scènes tellement bien écrites que j’avais l’impression de les voir défiler sous mes yeux, il faut garder le cœur bien accroché mais c’est aussi pour ce réalisme que j’ai adoré ce livre. J’espère qu’il y aura encore d’autres suites et je serai parmi les premières à m’y coller. Bonne lecture.

 

Citation : 

Eric, lui au moins, savait précisément ce que la vie pouvait lui offrir : rien. Comme disait le dalaï-lama, le pape ou une quelconque grosse tête, c’est quand on perdait tout qu’on prenait conscience de ce qu’on possédait réellement, c’est -à-dire, et en résumé, sa bite et son couteau, si on avait la chance d’en avoir un.

la litote

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15 janvier 2018

Les p'tits voyageurs

Je remercie les Editions du Ricochet pour l'envoi de ce livre

Chloe du Colombier

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Biographie de l'auteur

Chloé du Colombier est née en Savoie et habite à Paris. Elle a étudié le design industriel à l'ENSCI les ateliers, puis a suivi les cours d’illustration et de graphisme aux Arts décos de Strasbourg. Elle a travaillé pendant une dizaine d'années dans l’édition jeunesse en tant que graphiste et se consacre aujourd’hui à l’illustration. Avec la collection A l’ abri..., elle signe ses premiers textes.

 

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Présentation de l'éditeur

Tout lete, les oiseaux se gavent de fruits de graines ou dinsectes pour affronter lhiver. Il y a ceux qui tant bien que mal affrontent les climats et ceux qui prennent leur envol vers les pays chauds. Certains voyagent seuls, dautres en formation Et hop ! six mois apres, le ballet aerien recommence mais dans lautre sens. Chacun retrouve son nid ou se bâtit un nouveau logis
Ma chronique : 

Voici un petit livre parfait pour tous les enfants aimant la nature et plus particulièrement les oiseaux.

Dans les p’tits voyageurs, le thème traité est celui de la migration et on retrouve de nombreux oiseaux migrateurs car. Ce très bel album est destiné aux petits à partir de trois ans. Les textes sont à la fois simples et explicites. On y trouve de splendides doubles pages illustrées avec talent, les couleurs sont lumineuses. Le format est parfait pour les petites mains environ 20cm X 20cm. La couverture est en papier glacé qui supportera quelques coups de lingettes pour être nettoyée. Les coins auraient gagné à être arrondis.

 

J’ai aimé

La page avec la carte du monde et le trajet effectué par les oiseaux migrateurs.

Les magnifiques planches de dessins

 

On découvrira plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs plus ou moins connues parmi lesquelles les enfants reconnaitront, les hirondelles, les cigognes et les oies cendrées et bien d ‘autres encore.

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Le cycle de la vie est ainsi bouclé, puisqu’à la fin du livre, une fois dans les pays chauds,

on nous explique que :

Quelques mois plus tard, hop !

Le ballet aérien recommence ;

Les oiseaux migrateurs retournent vers le nord

Pour pondre et élever leurs petits.

 

Bonne lecture.

la litote

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13 janvier 2018

Toxique

Niko Tackian 

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Biographie de l'auteur

Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac.

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Présentation de l'éditeur

Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, surnommé le Pitbull, connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple. « Dans vingt-quatre heures elle est pliée », dit même l’un des premiers enquêteurs. Mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.
Ma chronique : 

Après avoir mangé, bouffé, dévoré Toxique de Niko Tackian, en une journée,  je viens vous donner mon avis. Le format poche vient de sortir alors plus d’excuses pour ne pas  lire ce petit bijoux. C’est un excellent polar, finement écrit avec moultes enquêtes et personnages qui se croisent.  Nous faisons la connaissance de Tomar Khan, inspecteur en chef  à la Crim au 36 Quai des orfèvres. D’origine Kurde comme toute sa famille, sa mère a fait partie de ses combattantes nommées les Peshmergas, elle a fuit sa patrie et se retrouve seule à Paris. Elle va se marier et avoir deux petits garçons Tomar l’ainé et Goran, avec un homme qui s’avèrera violent avec elle et ses enfants. Cette thématique de la maltraitance des enfants sera un peu la pierre angulaire de ce roman. La directrice de l’école maternelle de Fontenay sous Bois est retrouvée morte et l’enquête commence. Très rapidement une piste se dégage mais cela semble trop beau pour être vrai. On va ainsi rencontrer le personnage qui a donné son nom au livre et oui cette femme est particulièrement toxique auprès des gens qu’elle approche. Une véritable sociopathe dans toute sa splendeur et on en prend plein les mirettes, accrochez vous bien car celle-ci est une vrai méchante. Il faut dire que l’intrigue se déroule juste après les attentats sanglants et meurtriers de Paris. Impossible de s’arrêter dans sa lecture nous voici piégés tout comme Tomar face à ses propres blessures qui refont surface de plus en plus noires, de plus en plus fortes et nous laisse avec une sensation  de fin du monde.  J’espère bien retrouver Tomar et Rhonda qui forment un beau duo dans le prochain roman de Niko Tackian : Fantazmë.

 

Citation:
Il ne faut jamais se moquer des petites filles qui jouent aux cow-boys, détestent la Reine des neiges et déchirent en cachette leurs vêtements roses en rêvant de conduire une voiture de police. « Plus le garçon est manqué, plus la fille est réussie » avait-elle lu un jour sur la couverture d'un magazine.
la litote

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11 janvier 2018

Lumière noire

Lisa Gardner

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Biographie de l'auteur

Grand Prix des lectrices de Elle Policier pour La Maison d'à côté en 2011, Lisa Gardner est l'une des reines incontournables du suspense.

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Présentation de l'éditeur

472 jours : c'est le temps qu'a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n'espérer qu'une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l'une d'elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu'un prédateur court les rues de Boston, qui s'assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière... Après le succès du Saut de l'ange, Lisa Gardner, l'un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d'une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.
" A ne manquer sous aucun prétexte. " Harlan Coben
Ma chronique : 

Un véritable coup de cœur pour le nouveau roman de Lisa Gardner, un thriller avec tueur en série qui dépote. Dans la thématique des tueurs en série qu’elle avait déjà explorée dans derniers adieux, cette auteure nous prend aux tripes avec l’histoire de Flora, la survivante, la rescapée, la battante mais surtout une Flora qui peine à se reconstruire même plusieurs années plus tard. Le personnage de Jacob vu à travers l’œil de sa victime c’est juste parfait.  Jacob aime enlever des jeunes femmes et les maintenir dans des cercueils fermés, ne les nourrissants que très peu. Flora a tenu 472 jours et elle est la seule à s’en être sorite. Depuis elle n’a plus qu’une obsession, retrouver  les nouvelles disparues et c’est à ce moment que le pire arrive, elle se fait à nouveau kidnapper. Nous retrouvons le commandant DD Warren qui va mener l’enquête au côté du victimologue  qui s’était occupé de Flora à l’époque. Pas besoin d’avoir lu les livres précédents ou DD Warren apparaît, clairement on peut lire ce livre comme un one shot. C’est un livre que je n’ai pas pu poser tellement il a ce côté addictif. Il y a de nombreux rebondissements qui ont su me tenir en haleine tout du long.  Il est très bien construit et chapitre après chapitre, on se laisse entraîner dans les méandres psychologique du tueur et mais aussi ceux de sa victime. Les informations sont délivrées aux comptes gouttes et c’est petit à petit que l’on comprend comment  Jacob est devenu ce monstre, on apprend aussi tous les sévices que Flora a du endurer physiquement mais surtout psychologiquement et c’est passionnant. Bonne lecture. 

Citation : 
Vous avez mal au dos ? Frappez-vous le genou. Mal au genou ? Cognez-vous un orteil. Mal à l'orteil ? Coincez-vous un doigt. La douleur est comme une symphonie. Une mélodie où d'innombrables notes peuvent résonner à des intensités variables. J'ai appris à en jouer. Je n'étais plus une victime sans défense dans un océan de souffrance, j'étais un chef d'orchestre génial et dément qui dirigeait la musique de sa propre vie.

 

 

la litote

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10 janvier 2018

Ce qu'il reste

 

Je remercie     NetGalley-public-notag-md    ainsi que lesAAEAAQAAAAAAAAiFAAAAJDY1MjY0N2M5LTcwMjYtNGM1NC1hNDYzLTAyNjEwMWFjZTMzYQ pour ce partenariat.

 

Elena Varvello

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Biographie de l'auteur

Née à Turin, où elle enseigne l’écriture créative, Elena Varvello est l’auteure de deux recueils de poésie, d’un recueil de nouvelles, L’Economia delle cose, sélectionné pour le prix Strega et d’un roman, La Luce perfetta del giornoCe qu’il reste est son premier roman traduit en français.

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Présentation de l'éditeur

1978, nord de l'Italie. Elia a seize ans. C'est un jeune homme solitaire, en proie aux tourments de l'adolescence - ses amitiés fragiles, ses questionnements, ses premiers émois amoureux. Cet été-là, dans le petit village de Ponte, comme tous les étés, la chaleur est étouffante. Mais si l'atmosphère est particulièrement pesante, c'est que le père d'Elia a un comportement étrange depuis quelques temps, depuis qu'il s'est fait licencier de l'usine pour laquelle il travaillait. Persuadé d'avoir été victime d'un complot, il s'isole des heures dans le garage de la maison, à son van, rentrant parfois tard dans la nuit, sans explications. La mère d'Elia ferme les yeux. La mère d'Elia est une femme amoureuse.
Un jour, le village est secoué par la disparition d'une jeune femme, montée à bord d'une fourgonnette qui s'est enfoncée dans les bois. À Ponte, tout le monde se connaît, tout se sait. Mais il y a des choses que personne ne peut imaginer.

Trente ans après les faits, Elia raconte cet été où tout a basculé, et ce qu'il en reste.
Ma chronique : 

 Un beau roman qui a su me toucher. C’est Elia le personnage principal qui nous raconte sa vision de cet été  en 1978 où sa vie a basculé. J’ai aimé lire les souvenirs d’un adulte nous contant son adolescence et la tragédie qui a secoué sa famille. On trouve de très belles choses dans ce roman, la montée en tension fonctionne et on sent qu’il va se passer quelque chose de terrible. La lente descente aux enfers du père ne se fera pas s’en entrainer à sa suite le destin des membres de sa famille. Le retour dans le passé d’Elia est à son initiative et l’on vit avec lui ce qu’il a ressentit, éprouvé et vécu lorsque les évènements ont eu lieu. J’ai trouvé Elia très solitaire avec peu ou pas d’amis pour partager ses joies et ses peines. En revanche le rapport d’Elia à sa mère est omniprésent et très fort. Cette femme montrera des forces insoupçonnées pour maintenir le plus possible la cohésion familiale. C’était incroyable de voir l’imagination de l’auteur à travers les paroles d’Elia pour la description des actes et des pensées de son père. La fin du livre nous révèle une surprise de taille qui donne un sens et un regard nouveau sur l’histoire. J’ai aimé le côté intimiste de ce livre  avec peu de personnages, il aurait presque pu se jouer en huis clos. C’est tout le talent de l’auteur qui s’exprime dans les non-dits, les secrets de famille et la façon de les dévoiler lentement avec beaucoup de pudeur. Un petit bémol cependant, l’écriture ou serait-ce la traduction m’a parfois dérangée dans la façon de formuler les choses toujours entre deux tirets, cette figure de style devient lassante pour le lecteur car elle est répétée bien trop souvent et cela m’a gêné.

 

Citation : 


Elle rejoint la fourgonnette et jette sa branche tandis que mon père, la bouche sèche, les mains tremblantes, débarrasse le siège passager - une torche électrique, des paquets de clopes chiffonnés - en jetant tout par terre.

 

la litote

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05 janvier 2018

Un frère de trop

Sébastien Theveny 

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Sébastien Theveny est né en 1976 en Pays de Champagne. Depuis 2002, il vit en Franche-Comté. Il est marié et père de deux enfants. Il a une formation littéraire et exerce le métier de commercial. Il redige aussi des contes pour enfants et des romans et joue au tennis de table. Il est l'auteur de "Trouble Je", son premier roman. Il est aussi l'auteur d'un recueil de poèmes, écrits sur une période 14 ans, intitulé "En Vers... et contre tout". Il est également l'auteur du roman " un frère de trop". 

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Présentation de l'éditeur

Eté 1986. Au large de la baie des Anges. Le fils aîné des Lacassagne, une riche famille d’investisseurs niçois, se noie lors d’une virée en mer en compagnie de son frère et sa sœur. Eté 2016. Chaleur sur Nice. Le patriarche des Lacassagne, à l’aube de ses quatre-vingt ans décide de transmettre les rênes de son empire à ses enfants. Dans le même temps, il contracte un journaliste - écrivain public pour lui écrire ses mémoires. Laisser une trace sur papier de ses réussites. Mais les journalistes ont le fâcheux défaut d’être souvent trop curieux. Le loup est entré dans la bergerie… 30 ans après le drame, les vérités éclatent… Les accidents sont-ils toujours fortuits ?
Ma chronique : 

Un frère de trop c’est une superbe intrigue rondement menée. Tout tourne autour de la famille Lacassagne, une saga familiale que l’on va revisiter sur plus de 30 ans, auprès d’un journaliste-enquêteur très attachant. On fera la connaissance de tous les membres de la famille et du drame qui survient et qui  emporte l’aîné dans des conditions dramatiques et qui 30 ans plus-tard restent encore bien mystérieuses. A la demande du patriarche, on va suivre les avancées du travail de l’écrivain, il y a du suspense, des secrets de famille, des rebondissements, des rencontres et des découvertes inattendues. J’ai beaucoup aimé la façon dont les chapitres sont construits avec des allers et retours dans le temps, à aucun moment on ne s’ennuie, c’est encore mieux j’ai eu bien du mal à poser mon livre tant et si bien que je peux dire que pour moi, ce lire aura était l’exemple même d’un page turner. C’est intense, captivant, on n’a pas envie d’en perdre une miette. Mon personnage préféré reste celui d’Emilie la cadette qui a su me toucher, j’ai admiré la façon de faire parler cette enfant différente qui souvent m’a provoqué de l’émotion. Et puis comme j’aime aussi les histoires d’amour, j’étais toute heureuse d’en reconnaître les prémices entre la charmante Colombe et notre écrivain. Chacun des personnages est soigneusement travaillé ce qui apporte une profondeur à ce roman à suspense. On ne trouvera pas de meurtres sanglants et violents mais au contraire l’intrigue se construit tout en retenue. On se demandera jusque dans les dernières pages ce qui est arrivé ce jour là,  et en comprendre enfin le dénouement et bien c’était juste trop bien ! Bonne lecture. 

Citation : 
Aux jours succèdent les semaines.

Aux espoirs succède le désespoir.

Aux doutes succède la certitude… que tout est fini.

la litote

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03 janvier 2018

Bières - Le guide ultime

Je remercie les Editions Dunod pour l'envoi de ce Livre. 

Gilbert Delos

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Biographie de l'auteur

Journaliste depuis toujours, il a redécouvert la bière – qu'il connaissait depuis son enfance dans le Nord – en travaillant pour des revues professionnelles consacrées aux cafés-restaurants. Depuis 30 ans, il arpente brasseries, salons et concours de dégustation avec une passion qui ne se dément pas.

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Présentation de l'éditeur

Blonde, brune, ambrée ou blanche, artisanale ou industrielle, élaborée à partir d’ingrédients simples comme l’eau, les céréales ou le houblon, la bière offre aujourd’hui une grande richesse de couleurs, de parfums et d’arômes. Cette diversité se retrouve aussi chez les brasseurs, petits et grands, qui s’ingénient un peu partout en France à en donner leur vision personnelle.
D’où vient la bière, comment la fabrique-t-on  ? Quel goût a-t-elle et quand la consommer  ? A l’apéritif  ? Au dessert  ? Peut-on la servir lors d’un dîner  ? Toutes ces questions trouveront leurs réponses dans cet ouvrage très illustré. Au fil des pages, dix portraits de brasseurs français, sélectionnés pour l’originalité de leur production, viendront enrichir le contenu. En fin d’ouvrage, l’auteur fait une sélection des bières incontournables qu’il faut avoir goûtées au moins une fois dans sa vie

Ma chronique : 

Après avoir lu ce livre, vous ne dégusterez plus jamais votre bière de la même façon.  Un livre sur la bière, vous me direz que cela a déjà été fait mais ici il s’agit d’un guide, le guide ultime. Un superbe livre avec une grosse couverture en carton et de très belles photos et témoignages à l’intérieur.  Il n’y a pas une bière mais bien des quantités de bières,  classées par terroir, par couleur ou par composition, elles sont toutes à découvrir et nous apporte des saveurs différentes mais pas que.  Dans ce livre on trouvera l’histoire de la brasserie, du néolithique à nos jours avec de jolies illustrations, mais si ça date de loin ! On apprendra quels sont les ingrédients pour faire de la bière et comment on s’y prend.  Puis il y aura tout pour savoir comment la déguster et une sélection parmi les meilleures. Pour les cuisiniers et cuisinières nous  aurons aussi quelques recettes à tester et aussi  quelles bières pour quels mets. Cela aura enrichi mes deux uniques recettes à la bière, mon fameux lapin à la bière ainsi qu’une délicieuse recette dublinoise de mon fils Damien Beef Stew with Guiness. On en apprendra un peu plus en rencontrant des brasseurs passionnés et passionnants.  Ce guide est vraiment très complet et certainement un plus pour mieux savourer votre bière en toutes connaissances.

Et puis s’il y avait des expressions que vous employiez sans savoir leur sens réel comme pile, stout,  pale ale, lager ou trappiste et bien après avoir lu ce guide on se couchera moins bête qu’en se levant.

Personnellement, mon seul savoir vient de la visite de l’usine Guinness à Dublin alors je ne partais pas complètement  ignare mais, c’est agréable d’apprendre tout en feuilletant ce livre magnifique. Alors un grand merci à l’auteur Gilbert Delos pour nous avoir fait si bien partager sa passion. 

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Les Griffes de la Montagne Noire

Je remercie TDO Editions pour l'envoi de ce livre

 

Antoine Gaiani (Auteur)

Comme ne le montre pas sa photo, Antoine Gaïani n’a pas une tête à porter des casquettes.

Il vit aujourd’hui avec sa femme au fin fond de cette contrée lointaine que l’on appelle le Gers et se nourrit exclusivement de patates. Sa vie est partagée entre son métier de chargé de certification en agriculture biologique et ses moments privilégiés d’écriture.

Il est fan de cinéma (trouve les films de Quentin Dupieux brillants) et place Stéphen King (évidemment) sur le trône du maître incontesté de l’écriture.

Son mot préféré est « paquebot ».

 

Source : ICI

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Présentation de l'éditeur

Renaud Lovalski est instituteur dans l'école de Dourgne, petit village situé au pied de la Montagne Noire. Comme à chaque rentrée, il demande à ses élèves de lui raconter par écrit les faits marquants de leurs vacances. Sauf que, ce coup-ci, une des copies l'inquiète... Entre papillon et loup, le devoir du petit Valentin détonne. D'autant que la personnalité même de l'enfant semble avoir changé. Incompréhension du sujet, pure invention ? Le jeune instituteur veut connaître la vérité. Ce qu'il n'aurait pas dû faire : ses recherches le mèneront là où il n'aurait jamais cru se rendre, allant jusqu à menacer son couple. Et même sa vie... Ce thriller psychologique haletant plonge le lecteur dans une intrigue où il est difficile de discerner le réel de l'imaginaire. Les Griffes de la Montagne Noire est le premier roman d Antoine Gaïani.
Source : ICI

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Ma chronique : 

 

Voici un thriller rural que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. La lente descente aux enfers de ce petit prof des campagnes est très bien écrite. Renaud,  jeune instituteur va voir sa vie bouleversée, un peu comme si tous les éléments se liaient contre lui. C’est d’abord l’étrange devoir que lui remet le petit Valentin qui parle d’un loup et d’un papillon, il ne sait qu’en penser mais jamais il ne renoncera à chercher et à essayer de comprendre. L’intrigue nous garde en éveil et l’on veut nous aussi savoir et comprendre ce qu’il se passe dans ce petit village. Entre la réalité et la place belle à l’imaginaire, on ne sait plus où on en est. On découvre  toute une galerie de personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. Cela va du directeur de l’école à la nouvelle collègue, de son meilleur ami qui disparaît à la sœur de celui-ci en passant par sa femme et les parents du jeune Valentin. Puis il y aura la rencontre avec l’inspecteur de Police  bref que des complications dans la vie de Renaud Lovalski pour en arriver à la vérité chèrement payée. Avec des retournements et une fin renversante à laquelle on ne s’attend pas, l’auteur nous emporte avec lui dans des méandres et des rebondissements de surprises en surprises. Avec une plume acérée et précise, pas mal d’humour et de poésie cette écriture a tout pour plaire. J’ai particulièrement apprécié l’endroit où on peut laisser des messages secrets c’était beau comme idée et plein de poésie et de nostalgie avec la référence au Zippo. Ce sont des petits plus qui font de ce thriller psychologique une superbe réussite à mettre entre toutes les mains. C’est toujours incroyablement palpitant de vivre une aventure avec un personnage tout ce qu’il y a de normal et de simple à qui il arrive des choses anormales et compliquées, j’ai adoré suivre cette intrigue particulièrement bien contée.

 

Citation : 

 

Je retirai une petite pierre de la paroi, découvrant une cavité dans laquelle je glissais ma main. Le cœur battant, je trouvai ce que j'étais venu chercher. Ce que je venais chercher depuis des années. 

 

Un coffret.

 

Petit, en métal blanc  avec nos initiales gravées dessus : un L enlacé dans la boucle d'un R. Nous avions l'habitude  d'y déposer des messages à l'attention de l'autre. Des mots, des anecdotes, des traits d'humeur, d'humour. Tout ce que l'on n'avait pas le temps de se dire. Tout ce que l'on n'osait pas se dire.

 

 

 

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la litote

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29 décembre 2017

Les Chemins de Bohème

Je remercie les Editions Marmaille & Compagnie pour ce livre

 

Barbara Brun

Biographie de l'auteur

Barbara Brun est illustratrice pour l'édition, la jeunesse principalement, mais aussi pour la presse, la décoration et le graphisme publicitaire. Passionnée par l'image et l'animation, petite elle rêvait de prendre le thé avec Mary Poppins ! Après des études à l’Ecole de l’Image de Nantes, elle s’installe comme illustratrice indépendante. Elle travaille chez elle dans son petit atelier et c'est sur sa table à dessin que des personnages mijotent régulièrement : Une pointe d'humour, de la poésie à souhait, une bonne dose de couleurs, le tout parsemé de quelques motifs. Ses techniques sont mixtes : crayonné, collage, gouache, huile... tout y passe !
Au gré de ses envies et des mots qui lui sont proposés...  Source : ICI

Pascal BRISSY

Biographie de l'illustrateur

Pascal BRISSY est né l’année où l’homme a marché sur la lune… Plus tard, lorsqu’il a appris la nouvelle, il a décidé d’aller y faire un tour. Depuis qu’il invente et écrit ses histoires, il n’est jamais redescendu !

Source : ICI

 

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Présentation de l'éditeur

Le soleil était à peine levé. Une silhouette se dessina sur la pavé. Elle était immense et son propriétaire ne l'était pas moins. L'homme tirait une charrette à bras dans le vieux Paris. Son visage

grimaçait sous l'effort et on devinait aisément qu'il valait mieux éviter de lui chercher des noises.

Ma chronique :

 

Un très bel album qui sera pour les parents le prétexte à une petite leçon d’histoire sur la Belle époque. C’est dans le Paris de la butte que s’ouvre cette histoire avec trois jeunes enfants César, Verne et Léonard, tous trois vendent le journal du jour à la criée. Bien entendu il y a de la concurrence et le grand Marcel est là pour leur jouer des tours, qu’ils sauront parfaitement rendre. L’intrigue en elle-même est toute simplette mais elle est rattrapée par la qualité des illustrations. La présentation est une page de texte pour une page illustrée et de temps à autre de somptueuses doubles pages. Celle sur Isadora l’écuyère du Nouveau cirque est une de mes préférées. C’est un véritable plaisir que de se plonger dans les mille et un détails qui sont semés sur les magnifiques pages de cet album. On y trouve une référence à l’affaire Dreyfus en première pas du petit journal. On repère le pas de porte du célèbre Moulin Rouge, l’atelier du peintre Toulouse Lautrec ou encore le Barbier du quartier avec son enseigne typique A la belle rouflaquette. Mais ce qui m’a plu ce fut la référence aux Frères Lumières et au début du cinéma. En effet il y est question d’un numéro de cirque de Footit et Chocolat filmé et dessiné en noir et blanc page de droite et sur la page de gauche, on retrouve les codes des dialogues du cinéma muet, un panneau art déco avec le texte à l’intérieur. En parlant de texte, j’ai beaucoup apprécié la mise en avant de la typographie. En effet, les polices changent régulièrement, on passe du droit à l’italique, du gras au fin, de la cursive au bâton bref tout cela donne un côté poétique et esthétique qui accompagne délicieusement les illustrations. A la lecture de ce livre nous sommes partis sur de nombreux sujets de conversations avec les enfants, le début du XXème siècle est véritablement passionnant. Les nombreuses références à des faits réels nous ont permis de les développer. Bonne lecture.

 

Citation : 

Les enfants de Paris se livraient ainsi à une lutte de territoire où tous les coups étaient permis et celui-ci était signé. La guerre des canards était déclarée! Le Grand Marcel et sa bande devaient bien rigoler.

 

la litote

 

marlaille & cie

 

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