L'atelier de Litote

01 février 2023

La Valeur des rêves

Je remercie les Editions Léo Scheer et l'Agence Gilles Paris pour l'envoi de ce nouveau titre.

 

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Crédit Photo :Carole Bellaiche

Marie Lebey

Biographie de l'auteure

Marie Lebey vit à Paris. La Valeur des rêves est son septième roman.

 

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Présentation de l'éditeur : 

Comment Moustipic, chef-d’oeuvre d’Alexander Calder, a-t-il pu atterrir dans un club de vacances, où il servait d’étendoir pour maillots de bain ? Lucie de Clichy ne comprend rien à l’art contemporain, où même "rien" signifie quelque chose mais, pour Simon Bret, le commissaire-priseur fantasque qui l’a embauchée, elle devra retrouver l’origine de cette sculpture monumentale ; si elle réussit, Moustipic passera du statut de porte-serviettes à celui de stabile – soit une oeuvre d’art majeure, susceptible de battre un record en salle des ventes… Dans ce roman plein de fantaisie et d’érudition, Marie Lebey élabore une véritable enquête peuplée de personnages hauts en couleur, comme le petit monde de l’art sait les agiter, et nous montre l’incroyable destin de Moustipic, simple tas de ferraille ou authentique trésor. N’est-ce pas cela, la valeur des rêves ? Marie Lebey vit à Paris. La Valeur des rêves est son septième roman.

 

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Ma Chronique : 

 

Partant d'un fait divers étonnant qui s'est déroulé en France dans les années 2010, le conte que nous livre Marie Lebey nous fait entrevoir le monde de l'art moderne, des œuvres monumentales du sculpteur américain de renommée mondiale Alexander Calder. Lorsque par le plus grand des hasards, on découvre dans un Club de vacances, que ce qui servait d'étendoir aux maillots de bain et serviettes de plage, est en fait une œuvre d'art signée Calder. Le commissaire-priseur Simon Bret ( serait-ce une contraction de Simon Templar et Brett Sinclair ? ) décide d'embaucher pour l'occasion la talentueuse Lucie de Clichy, afin que celle-ci retrace les origines de ce stabile ( en opposition au mobile) monumental de Calder afin d'en vérifier l'authenticité. S'en suivra une enquête un brin loufoque qui nous emportera dans différentes temporalités, des années 40 aux années 60 avec une parenthèse So British pendant la seconde guerre mondiale. On va en apprendre plus sur le parcours de cette œuvre oubliée qui porte le joli nom de Moustipic. Une galerie de personnages fantasques donne beaucoup de charme à ce roman léger et atypique qui se lit avec émerveillement. Comment imaginer que ce qui peut apparaître à des yeux non expérimentés comme un vulgaire morceau de ferraille rouillée, puisse en fait être une œuvre d'art majeure avec une valeur sonnante et trébuchante qui en ferait rêver plus d'un. Le moment de la vente aux enchères est savoureux. Ce roman contient de nombreuses références et citations qui viennent enrichir le récit. Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir en fin de livre, une page s'intitulant Moustipic family qui recense toutes les œuvres de Calder répertoriées en France.Et de m’apercevoir qu'il y en avait une dans ma belle ville de Perpignan. « Les ailes brisées » sur le parvis du collège de Saint-Exupéry, découvrir par la même occasion qu'elle était régulièrement vandalisée, taguée et dégradée de quoi méditer sur la valeur des rêves. Bonne lecture.

 

Citations: 

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Il faut savoir que les contes de leur enfance étaient ceux de la Résistance et que cette génération, sans avoir vécu la guerre, avait été élevée dans son souvenir et dans la crainte qu'elle revienne. Lucie, qui était plus jeune, avait elle aussi été dressée par la Mouche, comme un chiot renifleur, à détecter, dans la personnalité de ses copines de classe, les gènes des futures collabos.


Ce cliché prouvait que le stabile appartenait bien au Club Caramba, puisqu'il était déjà sur les lieux à l'époque.
"La voila sa preuve!" hurla t -elle triomphante, tout en sortant son portable pour la prendre en photo .

 

 

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30 janvier 2023

Bilan du mois de janvier 2023

 

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Voici la nouvelle année et avec elle son lot de rentrée d'hiver.

Merci aux maisons d'editions pour leur confiance et leur partenariat.

Voici les livres que j'ai lu pour lesquels j'ai écrit une chronique

 que vous pouvez lire en cliquant sur le livre.

 

 

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Topographie de la terreur

Je remercie les Editions de l'Archipel pour ce SP.

 

 

 

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 Régis Descott

 

Biographie de l'auteur:

Régis Descott est l'auteur, notamment, de Pavillon 38 et Obscura (Lattès). Pour ce livre qui mêle roman policier et récit historique, il a séjourné à plusieurs reprises à Berlin.

 

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Présentation de l'éditeur : 

Gerhard Lenz, commissaire à la KriPo à Berlin, doit enquêter sur une série d'assassinats dont les mises en scène semblent ritualisées. Une investigation qui le conduira dans le dédale des administrations du Reich et lui fera découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités...

Un commissaire du Reich se dresse face à l'hydre nazie

Berlin, 1943. Après Stalingrad, Hitler a décrété la guerre totale. Gerhard Lenz, commissaire à la Kripo, tente d'organiser la clandestinité de Flora, la jeune Juive qui attend un enfant de lui, quand un psychiatre, membre du NSDAP, est assassiné.
L'enquête sera pour lui l'occasion de découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse, dit Aktion T4, et le rôle joué par les médecins nazis.
Dans une ville au bord de l'abîme, Topographie de la terreur raconte le combat d'un homme seul face à l'hydre totalitaire.

 

 

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Ma Chronique : 

 

Énorme coup de cœur pour ce polar noir se déroulant à Berlin centre de la terreur nazie. Dans les années 1942/1943, années où le nazisme bat son plein, le commissaire Gerhard Lenz de la Kripo se voit confier une enquête qui pourrait bien le mettre, lui et sa famille en grand danger. Lorsque l'on retrouve les corps de deux médecins nazis assassinés et mis en scène de façons identiques, l'enquête s'annonce complexe. Une plongée dans ce que le troisième Reich a de plus effrayant. Clandestinité des derniers juifs restant, délations et dénonciations, euthanasie de masse et autres tortures pour obtenir des renseignements. Si l'on songe que la profession des médecins était « la plus nazifiée entre toutes, au sein de ce régime hygiéniste, obsédé par la performance et la pureté de la race » il y a de quoi frémir. On sent que l'auteur a fait un grand travail de recherches historiques et les détails sur le quotidien des berlinois à cette époque sont incroyables. Je suis entrée complètement dans l'histoire, les personnages sont très réalistes, le couple de gardien d'immeuble plus vrai que nature. Le côté anecdotique des problèmes mathématiques que l'on proposait dans les écoles m'a laissée sans voix. Gerhard Lenz sera bien seul a opposer une résistance au péril de sa vie, il doit se méfier de tous même de son adjoint sortant du moule des jeunesses hitlériennes. Alors au delà de la mise en lumière de la cruauté de ce régime totalitaire, c'est bien la façon dont Gerhard, son frère Armin et bien d'autres vont le vivre qui est la plus intéressante. De quelle manière ils vont lutter et se rebeller avec leur propres armes l'un étant journaliste homosexuel et l'autre occupant un poste au sein de la Kripo. Impossible de lâcher ce livre avant la dernière page et il reste encore dans ma tête. Je ne doute pas qu'il plaira aux passionnés de la Seconde guerre mondiale autant qu'à ceux qui aiment les polars car l'alliance des deux est une réussite. Bonne lecture.

 

Citations : 

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Il a encore été question lors de la conférence de presse , des Sprachregelungen *. Ainsi, on ne doit pas employer les termes « extermination », « liquidation » ou « tuerie », mais « Solution finale «, « évacuation » et « traitement spécial », on ne doit pas parler de « déportation » mais de « réinstallation » ou de « travail à l'Est ». Ne pas nommer un crime afin d'en limiter la portée.

*règles de langage


Mais, au-delà des actes, le nazisme attendait une adhésion totale à son idéal, un conditionnement se révélant jusque dans les réflexes, par une abolition des frontières entre vies professionnelle et privée, et les idéologues du parti s'y entendaient pour l'obtenir.

 

 

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