l'atelier de Litote

23 juin 2018

Maudite !

Je remercie les Editions Hugo Thriller pour l'envoi de cette nouvelle lecture.

 

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Denis Zott

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Biographie de l'auteur

Spécialiste de la communication des collectivités locales, Denis Zott travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la mairie de Saint-Tropez.

 

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Présentation de l'éditeur

Pour survivre, elle doit faire face à ses pires cauchemars. 

" Marseille à feu et à sang dans un polar incandescent. " Hubert Artus

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C'est l'appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l'Ohème. 
Une jeune femme, blessée, parvient à s'échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d'ange, enceinte jusqu'aux yeux, n'est pas partie les mains vides : elle s'est enfuie avec l'argent et la drogue de Tony. 

Et l'argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux Topin. Et même Yasmina, l'infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible, pour Luce, d'espérer se sortir seule de ce piège qu'est devenue sa ville. 

Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d'elle qu'elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s'avérer être un démon ? 
Pour trouver la lumière, Luce n'aura d'autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

 

Ma chronique : 

 

Après avoir goûté les plaisirs de La chute du cafard, je ne me doutais pas dans quoi j’allais me lancer en ouvrant le nouveau thriller de Denis Zott « Maudite ». Autant vous prévenir tout de suite, ce n’est pas fait pour les mauviettes. C’est du lourd, du violent,  du rentre dedans, il ne fait pas bon être une jeune fille de 16 ans, enceinte jusqu’aux yeux à la Cité des Mimosas, un soir de match de L’Ohème à Marseille. Nous allons suivre l’incroyable histoire de Luce, aux prises avec tous les méchants de la terre. Nous allons côtoyer  le petit et grand banditisme, les dealers, les parents indignes, les immigrés, les sans papiers, les flics ripoux, bref que du beau monde.  Marseille porte en elle toute cette histoire, cette cité tant décriée nous apparaît sous le regard de ceux qui l’aime et on apprend à quel point pour certain être supporter de l’OM cela commence tout minot pour enfler et devenir Hooligan. Je crois que je ne verrais plus jamais Marseille de la même façon après avoir lu ce thriller, fini les calanques et la douceur de Marius et Jeanette. Des scènes se passant dans des caves de Cités pouraves, des  quartiers sinistrés, des rues glauques m’ont donné la chair de poule. Les personnages sont criants de vérité, ici pas d’angles arrondis que du râpeux, du crasseux du qui pue le sirop de la rue. J’en ai pris plein la figure, je suis ressortie sonnée par  un style à la Tyson et en plus le rythme donné par l’auteur avec ses chapitres très courts m’a emporté dans une frénésie digne d’un page turner d’exception. Le personnage de Luce  est vraiment puissant avec sa vulnérabilité, sa force ce petit bout de femme qui ne laisse rien passer est carrément bluffante dans ses raisonnements et ses errances.  Mais celui qui nous donne la rage et remporte le pompon  du pire psychopathe qui restera dans ma mémoire c’est Tony la Légende. Une véritable ordure sans foi ni loi, capable de tout mais surtout du pire. En conclusion, cela faisait longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir de lecture, un auteur à suivre assurément.

 

 

 

 

hugo thriller

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22 juin 2018

Une mer si froide

Je remercie des Editions Charleston noir pour l'envoi de ce livre.

Linda Huber

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Biographie de l'auteur

Écossaise de naissance, Linda Huber vit en Suisse, au bord du lac de Constance. Son travail de thérapeute lui a inspiré Une mer si froide, son premier roman publié en France, qui a remporté un fort succès auprès des lecteurs.

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Présentation de l'éditeur

Qui est cette femme ? Pourquoi m'appelle-t-elle Hailey ? Je m'appelle Livvy, j'ai 3 ans... 

Un jour d'été, sur une plage des Cornouailles, Livvy, 3 ans, disparaît. Très vite la police conclut à une noyade. Pourtant, sa mère refuse de se résigner. Jour après jour, Maggie fixe l'océan, elle attend, convaincue que la mer n'a pas emporté son enfant. 

Non loin de là, c'est une autre mère qui regarde sa fille, prête pour la rentrée des classes. Mais, depuis quelque temps, Jennifer ne reconnaît plus sa petite Hailey. Sa fille est distante, craintive et Jennifer se laisse submerger par la nervosité. Alors que Maggie traverse la pire épreuve de sa vie, Jennifer veut redonner l'apparence du bonheur à sa famille fracassée. 

Construite comme un thriller, rythmée par l'implacable mécanique du suspense, une poignante histoire de deuil, de maternité, et de résilience. Écossaise de naissance, Linda Huber vit en Suisse, au bord du lac de Constance. Son travail de thérapeute lui a inspiré Une mer si froide, son premier roman publié en France, qui a remporté un fort succès auprès des lecteurs.  
Ma chronique : 

Deux couples qui ne se connaissent pas perdent tous les deux leurs petites filles dans de tragiques circonstances. L’auteure va réussir à entremêler ces deux histoires  d’une façon intelligente, touchante et complètement  perverse. Mais déjà je ne peux en dire plus sous peine de trop en dévoiler.  Ce que je peux en revanche décrire, c’est le formidable travail d’écriture avec un rythme qui fait qu’on ne peut plus lâcher son livre. Une belle profondeur de la psychologie des personnages qui donne clairement un plus au livre. Je suis passée par une palette d’émotions, l’horreur, la stupéfaction, l’incompréhension mais toujours je suis restée captivée par les personnages et leurs réactions face à cette tragédie. En plus de ces deux familles brisées, il y a le rôle de la maîtresse d’école dont le personnage m’est apparu comme un pilier central dans ce livre. Son implication et son attention pour la petite Hailey sont  juste parfait même si je ne suis pas certaine que dans la réalité on puisse trouver une perle pareille. J’ai aimé la façon de décortiquer le chagrin dû à la perte d’un enfant, les ravages que cela peut entraîner dans un couple. Il y a un des personnages pour lequel j’ai eu du mal à digérer sa réaction même s’il est resté sympathique, l’auteur nous emporte vers le côté sombre de l’âme humaine.

Ce roman est un coup de cœur, il correspond parfaitement à ce que j’attends de ce genre de littérature.  Il y a avait du suspense, du mystère et des émotions à faire sortir sa boîte de kleenex pour les dernières pages. On ne sait jamais ce que la nature humaine peut réserver et c’est ce côté imprévisible et réaliste, qui a rendu ce roman si prenant. On souhaite de tout son cœur qu’il y est une fin heureuse mais cela est-il possible ? Bonne lecture.

 

Citation : 
Elle avait parfois l’impression que le chagrin les rapprochait, parfois qu’il creusait un immense fossé entre eux. Elle ne savait jamais quand ce fossé allait apparaître, et cela arrivait toujours sans prévenir.

Et quel que soit le temps passé à souffrir, se souvenir, se forcer à oublier, tenter de relier le passé au présent,Olivia n'était plus là.

 En moins d’une demi-seconde, sa vie bascula, transformée en téléfilm lamentable et sensationnaliste, bon pour une chaîne commerciale.

 

la litote

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21 juin 2018

L'Irlandais

Je remercie les Editions Jigal-Polar pour l'envoi de ce SP.

Maurice Gouiran

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Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux ! 

 

 

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GRAND PRIX LITTÉRAIRE DE PROVENCE 2018 


Lorsqu’on découvre le peintre Zach Nicholl, le crâne fracassé dans son atelier marseillais, son ami Clovis n’a qu’une pensée en tête : aider Emma, en charge de l’enquête, à retrouver l’assassin ! Zach s’était illustré dans le street art avant de devenir bankable et de fuir Belfast vingt ans plus tôt. C’est donc en Irlande du Nord que Clovis va chercher ce qui se cache derrière ce crime. Zach était l’un des artistes républicains auteurs des célèbres murals, ces peintures urbaines, outils de mémoire et de propagande. Mais pourquoi avait-il quitté son pays juste au lendemain des accords de paix de 1998 ? Ce sont des femmes, étonnantes et déterminées, toutes liées à Zach – Aileen, son épouse, Ghetusa, la veuve ad vitam æternam de son frère, et Breena, combattante féministe au sein de l'IRA – qui donneront peut-être à Clovis les premiers indices…

 

Ma chronique :

 

 

Simple et efficace, une histoire dans L’Histoire. Au cours d’une enquête concernant le meurtre de son ami Zach Nicholl  peintre/graphiste originaire ancien militant d’Irlande du Nord. Clovis ancien Journaliste du côté de Marseille  va tenter de comprendre et de démêler cette intrigue à la demande de sa veuve Aileen.  Pour ce la il va faire le voyage vers Belfast ou les évènements  de l’IRA sont encore dans tous les esprits. Il va reprendre contact avec les personnes qu’il avait déjà rencontré vingt-cinq ans plus tôt lors des conflits sanglants et fratricides. Parallèlement il y a bien sur l’enquête policière menée par Emma avec qui il a eu une liaison et qu’il convoite encore. Emma et son co-équipier Sami  se retrouve vite dans une impasse…

 

Je n’aurai pas voulu passer à côté de la plume de Maurice Gouiran, sa fluidité et son parler local nous apporte un éclairage tout en finesse sur la cité phocéenne et sur la révolution Irlandaise.  En rencontrant différentes personnes qui ont connu Zach, nous allons peu à peu comprendre ce qui l’a poussé à s’expatrier vingt cinq ans auparavant. Clovis est le narrateur et son personnage reste très humain et touchant. Revivre Les Troubles par ses yeux est instructif et on oscille entre Guinness et Mauresque avec beaucoup de plaisir. J’ai beaucoup aimé le regard sans concession sur les faits marquants de l’époque Thatcher,  des grèves de la faim, des exécutions sommaires au tir de sniper, l’organisation de l’Ira qui semble de plus en plus complexe.  Du jour au lendemain on pouvait passer du statut de combattant à celui de traitre et sur dénonciation se faire exécuter. La complexité de cette organisation reste pour moi nébuleuse mais il apparaît clairement qu’en plus de cela elle était aussi machiste en lisant le parcours de Breena. Etre une femme irlandaise se résumait uniquement à porter les enfants, faire la cuisine, s’occuper de son mari et aller à l’église et quand on pense que ce n’est que le 25 mai dernier que la loi anti-avortement a été abrogée alors on peut comprendre que fiction et réalité s’entremêlent aussi bien. Un livre à découvrir par le petit bout de la lorgnette. Bonne lecture.

 

 

 

Citation :

 Le granit sombre des croix celtiques surgissait des pelouses. Je retrouvais les traces rouges des mains peintes sur les tombes, les vieux drapeaux tricolores irlandais aux couleurs fanées par le vent, les plaques commémoratives, les bouquets vert, blanc et orange et, plus loin, la tombe très simple – toujours du marbre noir – que Bobby Sands partageait avec ses camarades Joe McDonnell et Terence O’Neill.
Non, décidément, Milltown n’avait guère changé depuis plus de trente ans.


 

Face à mon étonnement, il soutint que la femme irlandaise ne pesait pas lourd dans la communauté catholique et républicaine. Elle était là pour pondre des gosses, les élever, prier Dieu et obéir à son mari.


Ici, on ne gère pas le problème. On se contente de regarder ailleurs. Ce quartier est pourri, qu’importe : on focalisera les caméras sur le Mucem, la corniche ou l’ombrière du vieux port. Les stades de foot des quartiers sont à l’abandon, on montrera le stade vélodrome refait à neuf mais qui n’appartient même pas à la ville. Les piscines se délitent et ferment mais on s’en fout, on a la mer…

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20 juin 2018

Dans les angles morts

Je remercie les éditions du Quai Voltaire  pour l'envoi de cette nouvelle lecture.

Elizabeth Brundage

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Elizabeth Brundage vit dans les environs d'Albany, au nord de l'Etat de New York. Elle a étudié le cinéma à l'université de New York. "Dans les angles morts" est son quatrième roman, mais le premier traduit en français (par Cécile Arnaud). 

 

 

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Présentation de l'éditeur

En rentrant chez lui un vendredi après-midi de tempête de neige, après une journée à l'université privée de Chosen où il enseigne l'histoire de l'art, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre - depuis combien de temps ? Huit mois plus tôt, il avait fait emménager sa famille dans cette petite ville étriquée et appauvrie (mais récemment repérée par de riches New-yorkais à la recherche d'un havre bucolique) où ils avaient pu acheter pour une bouchée de pain la ferme des Hale, une ancienne exploitation laitière. George est le premier suspect, la question de sa culpabilité résonnant dans une histoire pleine de secrets personnels et professionnels. Mais Dans les angles morts est aussi l'histoire des trois frères Hale, qui se retrouvent mêlés à ce mystère, en premier lieu parce que les Clare occupent la maison de leur enfance, celle qu'ils ont dû quitter après le suicide de leurs parents. Le voile impitoyable de la mort est omniprésent ; un crime en cache d'autres, et vingt années s'écoulent avant qu'une justice implacable soit rendue. Portrait riche et complexe d'un psychopathe, d'un mariage aussi, ce roman étudie dans le détail les diverses cicatrices qui entachent des familles très différentes, et jusqu'à une communauté tout entière.
Ma chronique : 

Un superbe livre, une histoire qui en raconte plusieurs, un livre touchant et bien écrit. George et Catherine Clare ainsi que la petite fille Franny s’installent dans une ancienne ferme proche de New-York. La ferme a appartenu à toute une génération d’agriculteurs, les Hale. Malheureusement  on apprend que les derniers occupants ont vécu un drame, la faillite de l’entreprise familiale a poussé les parents au suicide laissant leurs trois jeunes fils seuls. Les trois frères vont se proposer pour repeindre la veille bâtisse et Cole, le plus jeune  deviendra le baby-sitter attitré de Franny.

A partir de ce moment le récit va alterner entre les deux familles, faisant des allers-retours dans le passé pour mieux cerner les personnages. Ce jeu du passé -présent  s’étale sur une période de un an seulement ente 78 et 79. Autant vous dire que celui de George est antipathique dès le début. Catherine est quand à elle une superbe jeune femme à qui on ne peut que reprocher sa naïveté. Quand au trois garçons, ils vont avoir des parcours différents et sont très touchants dans leur volonté de s’en sortir. Après un départ dramatique on assiste à la lente combustion des âmes dans une mise en tension progressive. Sans être un thriller haletant, j’ai adoré voir de quelle façon se délite le mariage de George et Catherine. Toute l’introspection, la rêverie des frères, les pensées et les actions à priori banales sont du pur bonheur. La maison a un rôle à part entière, elle contient tant et tant de souvenirs, d’histoires dans chaque mur, qu’il devient difficile de s’y sentir bien. J’ai aussi aimé sentir un léger souffle de surnaturel très bien posé car il reste quasi anecdotique. La ville est aussi une part importante à la compréhension avec ces difficultés économiques et sa communauté rural des années 70. Ce livre est magnifiquement bien écrit  l’alternance de la temporalité  ainsi que la complexité des personnages est magistrale, je reste plus réservée sur la fin que l’auteure a choisi mais cela n’enlève aux rien aux multiples qualités de ce livre. Bonne lecture.

 

 

Citation : 

  Il s’arrêta sur une aire de stationnement et dégringola sur le sable qui manqua l’engloutir. Il se releva et courut sur la plage froide comme un homme dans le désert qui vient enfin de trouver de l’eau, vaguement conscient que ses parents l’appelaient. Il avait presque l’impression que c’était la toute fin du monde, et qu’il ne restait plus rien, ni de jour ni de nuit, ni de chaud ni de froid, ni de rire ni de joie. Et qu’il y était à sa place. Dans ce néant.


 

 Alors qu’elle passait ses cheveux derrière ses oreilles, Mary vit qu’elle était belle – une beauté largement ignorée par son mari, présumait-elle, qui en cet instant semblait surtout se préoccuper de lui-même. Il avait l’apparence lisse et enjouée d’un acteur de feuilleton télévisé, qui finissait pourtant par révéler une sombre histoire si on regardait assez d’épisodes. 


 

C’était elle la responsable – le problème venait d’elle, de ses faiblesses, de ses mauvais choix. On ne peut pas assumer les erreurs des autres, même si on le veut, et quand bien même on penserait le devoir.

 


 

 

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la litote

 

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14 juin 2018

Skeleton Road

Je remercie les éditions Flammarion et Lecteurs.com pour l'envoi de cette nouvelle lecture dans le cadre des Explorateurs du polar.

Val McDermid

 

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Biographie de l'auteur

Née en Ecosse, Val McDermid a travaillé comme journaliste avant de vivre de sa plume. Ses romans on été récompensés par de nombreux prix littéraires et ont fait d'elle une des reines du thriller engagé.

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Présentation de l'éditeur

Des ouvriers découvrent dans le centre historique d'Edimbourg les restes d'un cadavre au sommet d'un immeuble. A qui appartient ce squelette, et comment est-il arrivé jusque-là ? C'est à l'inspectrice Karen Pirie qu'est confiée la résolution de l'énigme. Bientôt, elle va devoir s'enfoncer plus loin qu'elle ne l'aurait cru dans l'histoire tragique des Balkans, là où couve encore la violence de crimes de guerre inavoués. Val McDermid signe avec Skeleton Road un polar captivant et parfaitement maîtrisé, hanté par le souvenir sanglant des guerres de Yougoslavie des années 1990.
Ma chronique : 

L’enquête concernant la découverte d’un squelette présent depuis longtemps sur les toits d’une ancienne école du quartier historique d’Edimbourg est confiée à l’inspecteur Karen Pirie de la section des cas historiques. Grâce à amie légiste et anthropologue le Dr River Wilde, l’inconnu se révèle venir d’un pays des Balkans. Très rapidement le roman prend un côté historique et nous entraîne dans  la guerre Serbo-croate des années 1990. L’action se déroule principalement à Oxford et en Croatie. Karen rentre en contact avec Maggie Blake professeure à l’Université spécialiste de cette période. Le livre est souvent écrit du point de vue de Karen mais il y a des parties où c’est Maggie qui raconte l’histoire telle qu’elle l’a vécu pendant le siège de Dubrovnik auprès de l’amour de sa vie. Il y a aussi un autre angle qui est exploité avec justesse, celui de deux détectives du Tribunal international des crimes de guerre qui enquêtent sur une série de meurtres punissant des criminels de guerre. Ils forment un duo mal assorti mais qui insuffle une touche d’humour qui fait du bien. Car malgré tout, l’histoire est sombre et fait resurgir certaines exactions qui ont eu lieu pendant cette guerre. On sent que l’auteur a fait un gros travail de recherches et même si cela reste une fiction, elle a des accents de vérités troublants. On y voit la complexité des relations entre serbes et croates dès la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours. Le seul petit hic dans ce livre c’est qu’il n’y a pas foule de suspects, du coup le coupable n’a pas été une surprise. Pourtant en prenant le livre dans son ensemble, je peux dire que j’ai aimé la profondeur de l’histoire et la qualité de l’écriture, je me suis sentie absorber par le récit et j’ai passé un bon moment. Bonne lecture.

 

 

Citation : 
Je suis allée à la librairie près de l’université et j’ai regardé les livres qu’ils avaient sur la guerre des Balkans. J’ai été étonnée d’en voir autant. Il y a des tas de gens comme Maggie Blake qui vivent du malheur des autres. Un peu comme ces auteurs qui écrivent des bouquins tirés de faits divers. 
Être flic créait une barrière entre vous et les autres femmes. Il était difficile de tisser des liens solides avec quelqu’un qui n’était pas du métier. Accorder sa confiance trop facilement pouvait se révéler dangereux. Par ailleurs, les gens étrangers au domaine ne mesuraient pas l’ampleur des enjeux. Vous vous retrouviez donc à fréquenter d’autres femmes flics qui avaient le même grade que vous.

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la litote

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Héros, Princes et Chevaliers - Et de quelques hauts faits d'armes extraordinaires et légendaires

Je remercie les Editions Marmaille & Compagnie pour l'envoi de cet album.

Joseph Vernot

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Biographie de l'auteur

En fait d'école d'art, c'est parmi les rayonnages de sa bibliothèque que Joseph Vernot a fourbi ses armes. Instituteur vivant à Besançon, il y rencontre en 2012 l'illustratrice et auteure Nancy Peña qui devient immédiatement un mentor autant qu'une muse, en tout cas une guide bienvenue dans le monde exaltant mais intimidant de l'édition. C'est ainsi qu'éclot une collaboration " à quatre mains " pour le roman La Terrifiante Histoire et le Sanglant Destin de Hansel & Gretel avant la toute première aventure en solitaire, celle de L'Histoire sans fin. Les illustrations de Joseph Vernot sont marquées par la nostalgie et tentent modestement de faire revivre l'Âge d'Or de l'illustration lié à la révolution de l'imprimerie. Sa passion pour le mouvement Arts & Crafts, l'Art Nouveau ainsi que les arts décoratifs islamiques, japonais ou russes complètent d'égale façon ce souhait de remettre au goût du jour l'Art de l'Enchantement...

 

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Présentation de l'éditeur

Un ouvrage précieux qui réunit les histoires de 12 héros de la littérature et de la mythologie

Qu'ils soient sous une armure de fer ou un pourpoint, un casque d'invisibilité ou un simple heaume, les chevaliers partagent toutefois la même vertu, nichée en leur coeur : celle de la noblesse et de la bravoure. De Persée à Beowulf en passant par Arthur et ses Chevaliers de la Table Ronde, leurs quêtes leur font souvent suivre les traces de dragons et autres créatures funestes. Mais bien souvent, c 'est en eux que se dissimule le véritable ennemi. Et nous, lecteurs en proie à nos propres luttes intérieures, de nous voir reflétés dans leurs cottes de mailles et leurs boucliers étincelants.

 

Ma chronique : 

Un ouvrage magnifique et de belle facture, un touché peau de pèche pour la couverture et relié avec des papiers de qualité. J’ai apprécié les petits détails qui font de ce livre un livre précieux. Tout d’abord la qualité des illustrations et le code couleur choisi bleu roi, noir et or brun donnent à l’ensemble une belle harmonie. J’ai aimé aussi la frise apparaissant en haut et en bas de chaque page, un peu comme sur la porcelaine de Delphes. Tous ces éléments donnent un cachet au livre et en font un bel objet à conserver. Au sommaire nous rencontrerons des chevaliers, des princes et des héros  comme dans la chanson de Roland, Ivanhoé ou le chevalier Bayard. On retrouvera  des figures célèbres comme  Persée et Méduse, Beowulf mais aussi les légendes de la table ronde avec Arthur, Lancelot, Gauvain et Perceval. Peu importe les histoires ici reprises avec talent par Joseph Vernot, elles ont toutes un point commun, celui des valeurs comme la bravoure et la noblesse. Aux côtés de ces héros nous allons aussi découvrir leurs pendants plus sombres, dragons,  monstres et créatures des ténèbres. Les illustrations sont somptueuses souvent de simples silhouettes noires ou bleues rehaussées d’or qui donnent au récit une profondeur et laissent libre notre imaginaire un peu comme avec les ombres chinoises. Préparez-vous à entrer dans un  monde ancien qui retrace à merveille de quoi sont capable les hommes. Bonne lecture.

 

 

 

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la litote

 

 

 

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13 juin 2018

Ohé la science ! - Crottes de bêtes

Je remercie les Editions du Ricochet pour l'envoi de cet album.

Elisabeth Dumont-Le Cornec Auteure

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Historienne et journaliste , Elisabeth Dumont-Le Cornec a collaboré à de nombreux magazines.
Aujourd’hui, elle partage ses passions et sa curiosité avec les enfants à travers ses albums documentaires.

Emilie Vanvolsem illustratrice

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Emilie Vanvolsem est née en 1978 dans des contrées reculées de la Belgique où elle grandit calmement sous l’œil imperturbable de poules et de moutons wallons. A trois ans, elle rêve de mettre sur pied une réserve naturelle pour animaux en peluche et demande à ses parents, dépassés, un rat et un cochon pour compléter sa ménagerie.

Après plusieurs déménagements de la campagne à la capitale, des tribulations dans diverses écoles, elle rentre enfin dans une école d’art… C’est le coup de foudre pour le dessin ! Elle rentre ensuite tout naturellement à l’Académie des Beaux Arts de Bruxelles et en ressort tout aussi gaiement pour passer son agrégation. Depuis 2001, elle exerce son art dans la presse jeunesse et a publié plusieurs albums jeunesse.

 

 

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Présentation de l'éditeur

Il y a en a de toutes les couleurs, de toutes les formes ce sont les crottes ! Et elles racontent beaucoup sur le mode de vie des animaux. Rien qu'en observant une bouse de vache, on peut savoir ce qu'elle a mangé, si elle est en bonne santé Ce bel album scientifique montre que les crottes n'ont rien de dégoûtant !

 

 

Ma chronique : 

Vous aviez aimé « De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête » alors vous allez adorer « Crottes de bêtes ». Vous l’avez compris ici il ne sera questions qui d’excréments ! Bouhhh je vous vois vous pincer le nez, mais ce n’est pas nécessaire car vous allez pouvoir feuilleter cet album surprenant sans offenser vos sinus.  On s’adresse ici à des enfants entre 6 et 8 ans mais croyez moi, il plaît encore au plus grands. Cet album va aborder les crottes de bêtes d’un point de vue scientifique. On va comprendre ainsi toute l’importance du recyclage en fumier et engrais  ou encore en matériaux de construction. On peut savoir rien qu’en observant une crotte si l’animal est en bonne santé. Elles peuvent aussi servir de repas à d’autres petits insectes. Bref toute cette transformation n’est pas vaine et a son utilité dans la nature.  Mais au-delà de toutes les informations passionnantes qui nous sont données dans cet album, il y a les illustrations et là c’est tout simplement sublime. Dès la page de garde, j’ai eu le sourire en voyant  les animaux faire leur besoin dans une drôle de position.  Et puis il y a eu la page avec toutes les différentes crottes et comment on peut savoir à qui elles appartiennent. J’ai aussi appris qu’on pouvait donner des noms aux crottes par exemple celles du renard s’appelle un « Cigare » celles des chèvres portent le doux nom de » pétoulettes » et celle du chevreuil «  moquette » Voilà un album qui est une source inépuisable d’anecdote sur les animaux. Laissez-vous tenter vous ne le regretterez pas. Bonne lecture.

 

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la litote

 

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Petit festin du matin

Je remercie les Editions du Ricochet pour l'envoi de cet album.

Anne-Claire Leveque Auteure

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Anne-Claire Lévêque écrit des albums jeunesse pour le plaisir de s’envoler loin le temps d’une histoire, de jouer avec tous les mots…
les petits et même les gros !
Amélie Falière illustratrice
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Amélie Falière naît en 1985 dans la campagne bourguignonne. Elle arrive à Paris en 2004 pour suivre des études artistiques.
En 2006, elle intègre l’Ecole Estienne en BTS Communication visuelle.
Diplôme en poche, en 2008, elle décide de se lancer vaille que vaille dans l’illustration.
Inspirée, en grande partie, par les illustrateurs des années cinquante et soixante, elle est à la recherche d’un graphisme simple et efficace qui nous entraîne dans un univers haut en couleur.
Source : ici

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Présentation de l'éditeur

Pour commencer la journée du bon pied, il faut prendre des forces ! Pour cela, rien de mieux qu'un bon petit-déjeuner ! Un album pour (re)découvrir tous les bienfaits d'une alimentation saine de bon matin !
Ma chronique : 

Un très bel album pour démarrer sa journée du bon pied.  Dès le réveil un petit bonhomme à la tête toute ronde nous montre son rituel du matin, un rituel sain  qui reprend les besoins nutritionnels fondamentaux. Boissons, protéines, glucides et lipides, tout cela est repris sous une forme amusante avec des illustrations qui sont sensationnelles, j’ai adoré le gros plan où il dévore une tartine en y laissant ses empreintes dentaires. Rien que des bonnes choses pour vous donner la pèche le matin et de l’énergie pour toute la journée. De quoi expliquer aussi à ceux qui n’ont pas d’appétit le matin l’importance de bien commencer sa journée. Bref pour aller à l’école il faut recharger ses batteries et quoi de mieux pour se faire qu’un Petit festin du matin. Les textes sont aussi plein d’entrain et se laissent lire par les plus grands. La double page à la pastèque à beaucoup  plu à Mathis 3 ans et demi et personnellement dans ce livre j’ai tout aimé et je n’ai rien laissé ! Bonne lecture.

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12 juin 2018

Ice cream et châtiments

Je remercie les Editions Fleuve Noir pour l'envoi de cette nouvelle lecture.

Nadine Monfils

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Biographie de l'auteur

Nadine Monfils est une artiste belge iconoclaste. Auteur de plus de 60 romans, elle a aussi écrit et réalisé un long-métrage, Madame Édouard, avec un casting prestigieux. 
Elle a reçu notamment le prix Polar au salon Polar & Co de Cognac, le prix Saint-Maur en poche et le prix de la Griffe Noire pour l'ensemble de son œuvre. 
Après l'immense succès de Mémé Cornemuse, Nadine invente Elvis Cadillac, dont la première aventure est déjà disponible chez Pocket.

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Présentation de l'éditeur

Elvis Cadillac roule à fond les ballons sur une petite route de Belgique du côté de Chimay où la trappiste coule à flots. Invité dans un " home " de vieux pour y donner un concert, le sosie officiel du King est chaud boulette. La banane rose fluo de sa chienne Priscilla vole au vent. Soudain, crac ! il s'aperçoit qu'il a renversé une ancienne vedette de la télé ! 
Qu'est-ce qu'il va raconter à la majorette qui l'attend encore dans son lit, avec ses bottes et l'espoir de lui mettre le grappin dessus ? Il se retrouve emberlificoté dans un drôle de drame à la sauce Fargo, avec en guest star mémé Cornemuse, qui va le mener à la catastrophe. 
Sur son chemin, une coupeuse de têtes de nain de jardin, deux branques dont un accro à glace aux spéculoos, un empailleur de rats et quelques autres tapés du bocal... Le tout dans un univers déjanté et coloré, autour de Boris Vian et de l'art brut. Ça va swinguer !

 

Ma chronique : 

Une plume affutée, un humour décalé et des personnages oh combien attachants tout pour me plaire et pourtant  je n’ai pas autant aimé ma lecture que d’habitude avec Nadine Monfils.  Peut-être parce que j’aurai mieux fait de lire le tome 1 avant celui-ci qui est clairement la suite des aventures d’Elvis Cadillac King from Charleroi. Je n’ai pas vraiment réussi à accroché à l’histoire, sur le fond  pas de véritable intrigue, enquête ou suspense, même si les morts tombent comme des mouches cela ne suffit pas à construire une histoire qui se tienne. Sur la forme on croule sous tellement de citations que cela en devient fastidieux et du coup ça ne m’a plus fait rire. Toutes les deux minutes il faut aller voir un renvoi en fin de chapitre pour comprendre soit une anecdote arrivée à l’auteure, soit une plaisanterie 100% belge, soit des notions de vocabulaires que clairement petite française que je suis , je ne possède pas. Alors au début, c’est sympathique et cela nous donne une sorte de lien avec l’auteure, on a l’impression de partager ses secrets mais rapidement cela devient lassant et clairement cela a cassé mon rythme de lecture trop souvent pour que j’y prenne du plaisir. Heureusement que j’ai pu retrouver mon personnage favori la bien nommé mémé Cornemuse avec elle on est toujours à la limite de la vulgarité mais j’y peux rien, je l’aime. Toujours de nombreuses référence à JCVD qui n’en fini pas de me faire rire et puis le découverte d’un petit nouveau  Elvis Cadillac, sosie du grand Presley et de sa chienne Priscilla. Une belle galerie de personnages tous plus déjantés les uns que les autres avec des caractères forts. En plus cela m’a donné envie de découvrir les gosettes à l’abricot et la Chimay Bleue et pourquoi pas gouter la spécialité des caricoles. Bonne lecture.

 

Citation

Ensuite, elle se mit à ingurgiter toute la bouffe en triant. Tout ce qu’elle ne voulait pas allait dans le gosier de la fifille à son pôpa, ravie de l’aubaine ! Priscilla kiffait grave sa nouvelle copine.


 

Il vida son verre, paya et s’en alla sans dire au revoir à personne. L’époque où il était poli, même avec les cons, était révolue. Avec le temps, on apprend à ne plus faire de courbettes à ceux qui ont la raie du cul à la place du sourire.

 

Fleuve_Noir

la litote

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11 juin 2018

Vengeances pourpres

Je remercie les Editions du Panthéon pour cette nouvelle lecture.

Philippe Goust

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Durant toute sa vie, l’auteur s’est passionné pour les relations humaines ; il crée par exemple une des premières radios pirates, Radio Atome.

Il fait ses études à Montpellier où il est hébergé par un couple qui le marque profondément : le mari, un brave homme, ancien directeur d’une entreprise de maçonnerie, est « parqué » par son épouse pour le moins autoritaire dans un fauteuil, entre la cuisinière et le poêle à mazout. Il s’est promis de lui rendre hommage.

Il passe une grande partie de sa vie à voyager dans le monde : il côtoie de nombreuses cultures, rencontre des personnalités aussi intéressantes que différentes. Son premier livre « Du rouge dans le gaz » est un roman autobiographique qui se déroule en URSS dans les années 90.

Par la suite, il s’initie à la psychologie de communication, à l’étude des personnalités- MBTI® -,  à l’analyse transactionnelle, … et découvre le mécanisme du triangle dramatique de Karpman qu’il utilise de façon romancée dans ce dernier livre.

Source : http://vengeance.how/

Capture

Présentation de l'éditeur

Meurtrie et aliénée par les abus d'un mari infidèle et violent, Euthalia saisit un jour l'opportunité de le punir et de reprendre le contrôle de son existence. S'ensuit alors une quête de vengeance insatiable, dans laquelle sexe et pouvoir se disputent le devant de la scène avec une rage dévastatrice. Témoignant des ravages que peuvent faire les blessures du coeur, manipulation et domination triomphent dans ce thriller émotionnel sans limites. Que les relations humaines soient l'un des centres d'intérêt de Philippe Goust, nul ne peut en douter en lisant ce roman sans concession. Scrutateur attentif de l'humain, il en restitue avec acuité les déviances.

 

Ma chronique : 

 

 

Une histoire incroyable nous est contée par Philippe Goust. Une histoire qui fait mal tant les relations entre les personnages sont difficiles et délétères. Une histoire de vengeance, celle d’une femme contre son mari infidèle et violent. Une histoire de domination, de pouvoir et de manipulation de l’un ou de l’autre au fil des circonstances. J’ai aimé suivre ce couple hors-norme sur le long court, de leur arrivée de Grèce en France et plus particulièrement dans la belle ville de Montpellier où se déroule l’action, à la retraite du fameux mari Timothée Timotheos , Thimos c'est selon. En lisant la quatrième de couverture je m’attendais à prendre partie pour Euthalia et déjà j’étais pleine d’empathie pour ce qu’elle avait subit, je ne m’attendais pas à l’ampleur de sa vengeance et jusqu’où elle allait nous entraîner. L’arrivée des deux colocataires  Gérard et Daniel dans la maison du couple va être un élément déclencheur de cette rage. Les émotions humaines sont bien exploitées et c’est un thriller très particulier avec des moments malaisants , on escalade les montagnes russes selon les humeurs d’Euthalia ou Thalia. J'ai eu un peu de mal avec le style employé, les descriptions ont souvent cassé le rythme de ma lecture , le tiret cadratin placé hors des dialogues m’a aussi perturbé mais cela c’est la forme, parce que sur le fond ce livre est très fort. Il nous emmène aux confins de l’âme humaine dans son côté sombre et mauvais et oui, il y a certainement des gens comme cela dans la réalité mais heureusement pour moi, je n’en connais pas. Bonne lecture.  

 

 

 

 

 

Citation  : 

Le couple n’avait pas eu d’enfant ; Timotheos, qi aurait aimé passer du temps avec eux, le reprochait à Thalia sans preuve de sa culpabilité, ce qui ne faisait qu’accentuer son statut de femme victime, bonne à tout faire, sauf des enfants.

 

 

panthéon

la litote

 

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