L'atelier de Litote

17 novembre 2018

Erectus

Je remercie XO Editions pour l'envoi de cette nouvelle lecture.

 

Xavier Müller

Muller-Xavier

Biographie de l'auteur

Xavier Müller a 44 ans. Journaliste et écrivain, il est docteur ès Sciences.

Capture

Présentation de l'éditeur

Et soudain l’humanité se mit à régresser 


À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc.
Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. 

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population. 

De quel virus s’agit-il ? 
Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? 

Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité. 

Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ? 
Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ? 


Un cauchemar planétaire 

519EZJ95yHL

 

Ma chronique : 

 

 

Je viens de passer un excellent moment de lecture en compagnie d’Erectus de Xavier Müller.

 

Erectus prend appui sur la théorie de réversion récemment démontrée, à savoir une possible régression de la faune et/ou de la flore. Nous avons entre les mains un thriller fantastique, politique et humanitaire qui nous propose de suivre l’évolution d’un virus qui dont les premiers cas se situe en Afrique du Sud mais à l’heure de la mondialisation, on se doute que ce virus risque d’essaimer la planète entière. Le virus est très virulent et  se transmet par le sang et la salive, pour un peu on se croirait dans un Bit-Lit vu la rapidité de la transformation mais ici point de loup-garou, un simple homo erectus prend la place de notre homo sapiens. De quoi chambouler la vie sur terre et pas que puisque les plantes et les animaux sont aussi contaminés.

 

L’histoire se met en place lentement mais on comprend le besoin d’installer le terrain afin que l’épidémie prenne toute son ampleur avec des accents de réalismes qui font froid dans le dos. Les premiers symptômes sont parfaitement décrits ainsi que la contamination. Force est de constater que la pandémie arrive sans qu’aucun des organismes qui tentent de gérer la crise (OMS et ONU) ni parviennent. Préparez- vous à voyager à travers le monde, à découvrir les différentes façons qu’on les uns et les autres d’aborder la crise. Quand à moi j’ai beaucoup aimé le débat de fond que cela à engendré entre l’éthique, la morale et les considérations bassement économiques et politiques. Tout un programme et pas des plus reluisants. Les personnages sont très nombreux  mais j’ai eu un faible pour le couple de Yann et Anna et pour la famille qui tient le Lodge dans le parc Kruger. Ce livre m’a un peu rappelé « Jurrassic Parc » mais le côté humain est certainement un plus et donne une autre dimension un peu comme dans « La guerre du feu ». Un livre étonnant et original à découvrir pour adultes et adolescents. Bonne lecture.

 

 

 

Citations : 

quote left

 Vous savez, monsieur Gordon, sur l'arbre de l'évolution, l'homme ne constitue qu'une brindille à l'extrémité de la branche des mammifères. Un incident de parcours. Malgré son intelligence et sa cruauté, l'espèce humaine aurait pu tout aussi bien finir à quatre pattes au bout d'une laisse tenue par un chien bipède!


 

Les humains se comportaient comme les rats dans les égouts et les éléphants dans la savane : ils défendaient leur espèce.

 

 

xo-editions

Signaturev2

Posté par lalitote à 16:29 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


15 novembre 2018

Jusqu'à ce que ta mort nous sépare

Je remercie les Editions Mazarine pour l'envoi de cette nouvelle lecture.

Amanda Reynolds

41acFXwnJgL

Biographie de l'auteur : 

Amanda Reynolds a eu mille vies : professeure, responsable commerciale, mère de famille, entrepreneuse… Puis en 2001 elle lance l’association Cotswold Creative Writing et fait de l’écriture son travail à plein-temps. Jusqu’à ce que ta mort nous sépare est son premier roman.

 

Présentation de l'éditeur

Imaginez que vous vous réveillez un matin – et que les derniers 365 jours de votre vie ont disparu. Il n’y a qu’une seule personne à qui vous faites confiance. Mais dit-elle la vérité ?
 
Joanne, femme au foyer de 55 ans, se réveille à l’hôpital blessée à la tête après une mauvaise chute dans l’escalier. Pourquoi ne se souvient-elle de rien, et surtout pas de l’année passée ? Tout lui paraît étrange. Pire : son mari semble à tout prix vouloir lui cacher quelque chose, et ses enfants sont plus distants que jamais. Alors que les cauchemars se multiplient, Jo est en proie à des réminiscences : un inconnu, puis deux, hantent bientôt ses rêves. Au fil de son enquête, elle découvre avec effroi qu’il n’y a rien de plus trompeur que les apparences. Et une question la préoccupe : serait-il possible que Jo ne soit pas la mère et épouse modèle qu’elle pensait être ?

71gXA6CzZVL

Ma chronique : 

Pas facile de se réveiller amnésique à la suite d’une chute dans l’escalier de votre maison. Une année entière a disparu de la mémoire de Jo, notre personnage principale et la narratrice de ce récit qui comporte pas mal de tensions psychologiques à se mettre sous la dent. 

L’auteure alterne les chapitres au niveau de la temporalité, on va suivre Jo dans un décompte des jours qui suivent sa chute et on va aussi suivre l’année écoulée et les souvenirs qui reviennent par flash, incomplet, déroutant, sans qu’elle sache à aucun moment si elle peut s’y fier. Le talent de l’auteure est indéniable alors qu’elle nous fait remonter le temps et que nous découvrons les petits secrets que chacun espère ne pas voir resurgir. Elle ne reconnaît plus ses propres enfants tant ils lui semblent avoir changé. Que penser de son mari, toujours hyper présent et attentif, trop attentif ? Une seule personne lui semble honnête avec elle, une collègue qui lui dit des choses qui demeurent obscures et insensées pour elle. Le constat pitoyable d’une famille dysfonctionnelle dont les membres sont en conflits sans que nous n’en sachions jamais vraiment les raisons profondes. Même quand les souvenirs émergent, personne ne semble à sa place, comme si  une nouvelle réalité faisait jour alors qu’elle ne s’y attendait pas. 

Pour ma part j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs surtout dans le premier tiers. L’intrigue se met en place en prenant son temps et j’ai frôlé l’ennui, pourtant, je voulais aller jusqu’au bout pour savoir exactement ce que nous allions découvrir sur Jo et les siens. Beaucoup de mal a éprouver de l’empathie pour Jo, on nage en eaux troubles pendant une bonne partie du livre ce qui ne permet pas de s’attacher au personnage. Heureusement la dernière partie  prend un rythme un peu plus soutenu et on fini par obtenir quelques éclaircissements à nos questionnements même s’il y a là rien de transcendant de mon point de vue mais je vous laisse vous faire votre propre opinion. Bonne lecture.

 

Citation : 

quote left

 

Quand les enfants étaient encore à la maison, j’avais une routine. Cela remonte à un certain temps, maintenant. Je le conçois, tout au moins mentalement, mais savoir que Fin est parti il y a un an ne veut pas dire que je ressens cette durée. Pour moi, c’est comme s’il venait de partir… Quand ils étaient plus jeunes, j’avais l’impression qu’ils passaient leur temps à se rendre à l’école et à en revenir. J’aurai voulu que ces jours passent plus vite, je maudissais le fait de ne pas avoir de temps pour moi, jamais un moment pour réfléchir. Et puis les années ont filé comme l’éclair, l’une après l’autre, noyées dans cette routine même qui me tenait debout.

 

mazarine

 

Signaturev2

 

 

 

Posté par lalitote à 16:08 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

13 novembre 2018

Le collectionneur

Je remercie les Editions Slatkine & Compagnie pour l'envoi de ce Thriller

 

Fiona Cummins

fc2

Biographie de l'auteur

Fiona Cummins est une ancienne journaliste du Daily Mirror et diplômée du cours d'écriture de la Faber Academy. Elle vit dans l'Essex avec sa famille. 

Capture

 

Présentation de l'éditeur

Un tueur en serie encore plus effrayant qu'Hannibal Lecter

Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l'une, il est comme vous et moi. Dans l'autre, il est le gardien d'un macabre musée de famille : une collection d'ossements humains. 
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l'objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l'un et l'autre d'une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu'à l'étouffement, lamaladie de l'homme de pierre. Le Collectionneur se doit d'avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation. 
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d'un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d'enlèvements. 
Avec un style-cuter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge et fouaille dans les pensées du psychopate. Les Anglais ont adoré. 

616inQ-7MCL

 

 

 

Ma chronique :

 

 

 

Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré ce thriller. On sait tout de suite qu’on est en présence d’un sérial killer, on est avec un homme plutôt âgé qui contribue à agrandir une collection familiale, son père, son grand-père, son arrière grand-père, ont tous été des collectionneurs d’os. Pas n’importe quels os, non des os qui ont des particularités anatomiques différentes et que l’on trouve chez des personnes ayants des maladies rares ou des sortes de mutations, des os surnuméraires par exemple. Pour se les procurer, il n’hésite pas à traquer, enlever et tuer ses victimes. C’est donc tout naturellement qu’il va s’intéresser à  deux enfants, Clara qui est atteinte d’une malformation au niveau des mains et Jakey qui est atteint d’une grave maladie impactant son espérance de vie la fibrodysplasie ossifiante progressive qu’on appelle aussi la maladie de l’homme de pierre.

 

Les chapitres vont alterner les points de vue du collectionneur, des familles, des enfants et bien entendu celui très fort de l’inspectrice chargée de l’enquête. Etta Fitzroy reste marquée par l’échec de sa dernière enquête, elle va s’investir à 100% dans celle-ci. La tension monte et prend de l’ampleur lorsque Clara est enlevée. Il est aussi beaucoup question de la maladie dans ce livre. De la façon dont elle peut bouleverser la vie des familles, on ressent très fort les limites qu’elle impose aux enfants, à leur famille et leur vie avec et vraiment poignante. Pour moi la grande originalité a été le temps passé par l’auteur à nous montrer comment les familles « gèrent » l’enlèvement de leur enfant, c’était très fort et j’ai éprouvé de l’empathie pour  les parents alors je vous laisse imaginer ce que l’on peut ressentir lorsqu’il est question du ressenti des enfants face à leur bourreau c’était bouleversant. Sans compter que je n’ai pas vu les pages passées, ce livre m’aura fait passer un excellent week-end de lecture intensive mais tellement bonne.

 

Parlons maintenant du sérial killer, je suis restée un peu sur ma faim, je l’aurai souhaité plus présent, plus méchant, plus agressif. Si le souhait de l’auteure était de nous montrer qu’un  sérial killer c’est à la base une personne comme vous et moi avec un boulot, marié, un jardin, des lapins, c’est parfaitement démontré mais ce qui le différencie de nous autres simples mortels, c’est tout ce qui se passe dans son repaire. Bonne lecture.

 

 

Citation : 

 

quote left

Les marmonnements de détresse du garçon l'attirent d'un bout à l'autre de la ville et il lutte contre l'envie de partir à l'instant. Même l'usure du temps ne peut étouffer les frissons qui enflent en lui tandis qu'il contemple l'oeuvre de toute une vie.

À chaque génération, sa propre collection. 


 Comme les vivants, les morts s’achètent.

 

 

 

  

slatkine

Signaturev2

 

 

Posté par lalitote à 14:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :