L'atelier de Litote

10 novembre 2019

Pride

Je remercie l'Agence Gilles Paris ainsi que les Editions Gründ pour de nouveau titre.

 

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Matthew Todd 

Biographie de l'auteur

Matthew Todd est l'auteur de " Straight Jacket " (2016), un ouvrage lauréat du prix du Best LGBT Book du magazine " Boyz " en 2017. Il est rédacteur en chef du magazine " Attitude ", le magazine gay le plus vendu au Royaume-Uni. Grâce à lui, le prince William a posé pour la couverture de " Attitude ", une première pour un membre de la famille royale dans un magazine gay. Matthew collabore également au " Guardian ", au " Evening Standard ", à l'" Observer " et au " Newsnight ".

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Présentation de l'éditeur

L'histoire du mouvement LGBTQ pour l'égalité

En juin 1969, la police fit une descente dans le bar Stonewall Inn. Cet événement marqua la naissance du mouvement pour l'égalité des LGBTQ. Ce livre revient sur les événements de cette nuit-là et les journées et les nuits d'émeutes qui ont succédé. Il revient également sur l'organisation de la communauté LGBTQ qui s'en est suivi, mais aussi sur ces 50 dernières années où des militants et des personnes ordinaires ont consacré leurs vies à inverser le cours des choses.

" Pride " décrit minutieusement les grandes étapes du combat pour l'égalité des LGBTQ, depuis les victoires des premiers militants jusqu'à l'adoption de lois interdisant la discrimination et enfin l'acceptation progressive de la communauté LGBTQ dans les domaines de la politique, du sport, de la culture et des médias. Des images et des documents rares illustrent les moments clés, les événements et les avancées marquantes du mouvement, tandis que les pages consacrées aux témoignages personnels donnent la parole à de personnalités clés qui s'expriment sur un large éventail de sujets : dont Maureen Duffy, sur les débuts du mouvement, Asifa Lahore, sur la religion, Jake Shears sur la musique, Will Young sur la santé mentale et Paris Lees sur la représentation des transsexuels. " Pride " est une célébration de la culture LGBTQ, un compte rendu des défis auxquels a fait face la communauté et un témoignage des avancées juridiques en terme d'égalité, le fruit de la passion et de la détermination de ce mouvement de masse.

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Ma chronique : 

 

Un livre publié en souvenir du cinquantième anniversaire des émeutes de Stonewall Inn (Bar Gay de New-York) C’est ainsi qu’a débuté le mouvement pour l’égalité des LGBTQ. L’activisme gay retracé pendant les cinquante dernières années avec de nombreux documents, photos, articles de journaux, interviews, affiches et première page de magazine. Matthew Todd nous brosse  un tableau des militants et des simples sympathisants qui ont eu un rôle à jouer dans l’évolution des progrès sur de nombreux niveaux, culturels, littérature, cinéma, sport mais aussi juridiques, politiques, sociaux, humains tout simplement. Les témoignages personnels, apportent  de la véracité sont pour certains édifiants. On sent que la vie n’était pas simple avec cette « révolution » de 1969. La préface de Frédéric Martel nous rappelle tous ces combats,  sans oublier le plus terrible car toujours invaincu aujourd’hui, celui contre le Sida. Un superbe livre qui a pris sa place de choix dans ma bibliothèque, sa taille et son poids en font un livre où il fait bon venir picorer de ci de là au fil des nombreux articles courts qui le compose. Personnellement je me suis abîmée dans la contemplation des photographies d’époques que l’on trouve à toutes les pages, touchantes, drôles ou tragiques, elles ne m’ont pas laissé indifférente. Des événements comme la Gay Pride, la dé-criminalisation, le mariage pour tous sont des avancées qui au fil du temps nous montre le changement .Un livre passionnant comme l’était la période post 68 avec la révolution sexuelle. Un petit côté pédagogique et abordable par tous que l’on soit intéressé ou non par l’histoire du mouvement LGBT, il ne peut que  nous enrichir et il deviendra sans aucun doute une référence. Un livre fait pour être feuilleté à de multiples reprises pour s’imprégner du chemin parcouru et de celui qu’il reste à faire pour lutter contre les inégalités. Bonne lecture.

 

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Citation : 

 

 

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A ceux qui continuent la lutte , je vous dit : vous n'êtes pas seuls. A ceux qui ont lutté et qui se sont sacrifiés pour nous tous. Nous disons : Merci

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le quaker

 Je remercie les Editions Métailié  pour ce nouveau partenariat

Liam McIlvanney

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Biographie de l'auteur

Liam McIlvanney est né dans l'Ayrshire. Il a reçu en 2018 le Prix McIlvanney, créé en hommage à son père, " le parrain du Tartan noir ", après sa mort en 2016 par le festival Bloody Scotland.

Il enseigne actuellement en Nouvelle-Zélande. Il est l'auteur des Couleurs de la ville.

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Présentation de l'éditeur

1969. Glasgow. Trois jeunes femmes sont allées danser dans un dancing populaire, elles y ont rencontré un garçon que leurs amies décrivent comme bien de sa personne et correct, elles ont été très discrètes sur cette relation, puis on a retrouvé leurs cadavres sur des terrains vagues, elles ont été violées et étranglées avec leurs bas. Les recherches piétinent, les policiers de la criminelle sont à cran, ils se perdent dans les détails. L'inspecteur principal Duncan McCormack est appelé pour auditer la désastreuse enquête, ce qui a le don d'irriter les membres de l'équipe qui ont déjà dû essuyer les railleries de la presse pour leur tentative vaine d'attraper le tueur en se mêlant à la foule des danseurs.

Parallèlement on suit Alex Patton, un perceur de coffres-forts venu de Londres pour cambrioler une salle des ventes dans sa ville natale et dont l'histoire croise celle du tueur à mesure que l'intrigue se noue et que McCormack est impliqué dans les deux affaires.

L'auteur dresse un portrait vivant d'un quartier lugubre en pleine démolition, un témoignage sur l'état de la police de Glasgow et ses préjugés, à l'apogée du règne de la mafia locale, tout en menant une intrigue policière solide, tenue par des personnages inoubliables. Il donne alternativement la parole aux victimes et aux enquêteurs.

Liam McIlvanney s'inspire d'un fait divers pour nous raconter la ville et sa police dans les années 60, au moment où un tueur en série, qu'on n'a toujours pas retrouvé, a violé et étranglé trois jeunes femmes rencontrées dans un dancing.

 

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Ma chronique : 

 

Il m’aura fallu quelques chapitres pour être captivée par l’intrigue, finalement, ce fut le cas d’autant plus que l’auteur se base sur une histoire vraie pour son récit, « Bible John », un tueur en série, jamais appréhendé. Nous sommes en 1969 à Glasgow, c’était une époque où la ville était sous l’emprise de la mafia locale, qui avait aussi ses entrées dans la Police.  Celle-ci  était souvent mise à mal par la presse. C’est à ce moment que Duncan McCormack entre en scène, il est chargé de superviser les policiers qui enquêtent sur « Le Quaker » un tueur en série, qui a violé et étrangler trois jeunes femmes sortant de la même boite de nuit. Nous avons une seconde histoire qui fait apparaître le personnage d’Alex Paton, un voleur de retour dans sa ville natale pour y préparer le cambriolage de la salle des ventes. Les deux histoires vont se télescoper, c’est intelligemment mené et Duncan McCormack va être entraîné dans ces deux cas.

Voici  le premier livre de la série Duncan McCormack. Je suis un grand fan des romans policiers écossais, il y a quelques très bons auteurs tel que Peter May, Denzil Meyrick ou encore Ian Rankin. Ce genre littéraire porte même le nom de tartan noir. C’est dire si les histoires sombres et glauques ont toujours ma préférence.une lecture satisfaisante parce que fort bien construite avec une ambiance claustrophobe qui plombe une ville déjà meurtrie. La ville de Glasgow semble parfaite pour abriter ce récit avec une criminalité importante, un hiver glacial et une restructuration de la ville  la faisant apparaître sous son plus mauvais jour. Cela ne donne pas envie d’y faire du tourisme, c’est certain.  On perçoit le désespoir de la Police alors que la chasse et la traque du criminel  s’apparente à la poursuite d’un fantôme, cela fait partie  des moments forts du récit ainsi que les rebondissements de la fin qui m’ont convaincu. Bonne lecture.

 

Citations 

 

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Il faisait partie des quatre soldats du régiment d'infanterie des Argyll and Sutherland Highlanders- tous des fils de Ballachullish- qui s'étaient retrouvés coincés dans la poche de Dunkerque, abandonnés sur le rivage par la flotte britannique. Ils avaient décidé de traverser toute la France occupée pour gagner l'Espagne, un pays neutre. Ils parlaient tous le gaélique et, tout au long de leur interminable marche vers le sud, s'étaient fait passer pour des Russes condamnés aux travaux forcés et envoyés en France. Ils étaient parvenus à franchir les Pyrénées et avaient aussitôt accédé au statut de légendes vivantes auprès des habitants des Ballachulish. Et cet exploit leur vaudrait de boire à l'oeil jusqu'à la fin de leurs jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

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09 novembre 2019

Je n'ai pas (trop) peur du noir

Un grand merci aux Editions Usborne pour ce partenariat.

Âge : dès 3 ans

Étendue: 24 p.

Dimensions: 290 x 230 mm

Auteur :Anna Milbourne

Illustrateur : Daniel Rieley

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Présentation de l'éditeur

Quand la nuit tombe, le Noir grandit. Le Noir est parfois effrayant, mais pas toujours : tout dépend du point de vue… Ce ravissant livre illustré raconte l'histoire d'un petit garçon qui a peur du noir. Avec son texte rassurant et ses centaines de petits trous par où percent les ombres et le ciel étoilé, c'est le livre idéal à lire à deux.

 

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Ma chronique : 

 

 

Un livre grand format pour affronter ses peurs, c’est une très bonne idée. Dès que le soir tombe, la nuit apporte avec elle, le noir, des ombres et des monstres peut-être. Nous allons suivre un petit garçon qui n’a pas peur du noir enfin pas trop ! Malgré les lumières, il y a pas mal de zones d’ombres dans la maison. Alors après l’histoire du couché quant maman s’en va en fermant la porte, l’imagination bas son plein sur une superbe double page avec pleins de trous  qui prennent la forme de drôles de visages, sur il y a des choses qui se passent dans la chambre dès qu’on éteint la lumière ; mais non finalement tout va bien dès que s’allume la lampe de chevet. Les pages alternent des scènes éclairées et des scènes de nuit. Puis c’est le grand départ pour passer la nuit sous la tente et oui, le camping c’est une autre occasion d’apprivoiser la nuit, il y a des bruits différents et il apparaît de nombreux papillons et insectes dans la lumière de la lampe de poche. Les enfants ont particulièrement apprécié la double page du ciel étoilé avec une multitude d’étoiles et de perforations, nous n’avons pas pu résister à mettre une lampe de poche derrière la page pour profiter de sa projection magique sur le plafond de la chambre. Le livre se termine trop vite par un joli clin d’œil à la dernière page qui a été remarqué. Un livre qui démystifie les terreurs nocturnes en les dédramatisant. De quoi apprendre à se coucher sans peur et même à apprécier ce moment pour s’amuser avec sa lampe de poche et les petites ouvertures que propose ce livre avec au moins une centaines de petits trous pour n’avoir pas (trop) peur du noir. Bonne lecture.

 

 

 

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