l'atelier de Litote

21 juillet 2017

Beurk la Soupe !

 Un grand merci aux Editions du dahu pour ce partenariat. 

Boris CHEVRIER

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Texte et illustrations: Boris CHEVRIER

Collection: Le p'tit dahu

Format: 21x15 cm

32 pages

ISBN: 9791096476015

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Timouton n'aime pas la soupe, mais va-t-il changer d'avis?

 

Ma chronique : 

 

J'avais vraiment craqué sur le dessin de la couverture sans savoir de quoi parlait l'histoire. Ce Timouton m'était déjà sympathique et je ne suis pas déçue de cette petite histoire qui parlera aux enfants qui n'aiment pas manger leur soupe. Cet album broché aurait mérité un support de livre relié. J’adore la qualité du graphisme et les moutons représentés ont tous une personnalité et une bouille bien à eux qui ressort sur le dessin. Le choix des couleurs et vivifiant, j’adore la construction : page de gauche avec une superbe illustration et page de droite le texte en quelques lignes, simple et accessible dès 3ans. La police d’écriture toute en rondeur, de couleur blanche sur fond coloré est agréable à lire, suffisamment grosse pour se passer de lunettes, si si  c’est important pour la nounou que je suis. J’ai aimé le clin d’œil au super héros avec l’imprimé du T-Shirt de Timouton «  Super Sheep ». Beaucoup d’humour donc dans ce livre pour enfant. Alors je dis bravo à Boris Chevrier pour son travail de conteur autant que d’illustrateur. Ce que j’ai aimé et les enfants avec moi, c’est le jeu des répétitions des situations qui assure l’effet scénique. Un petit livre de qualité, tout en simplicité qui devrait plaire, moi je suis déjà fan de la famille de Timouton. Bonne lecture.

 

la litote

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19 juillet 2017

Coucou ! - Mes contes de fées - La belle au bois dormant

 Un grand merci aux Editions Usborne pour ce partenariat.

Âge: dès 3 ans

cartonné:
ISBN: 9781474929233
14 p.
190 x 160 mm

Auteur: Anna Milbourne

Illustrateur: Karl James Mountford

Traduction: Véronique Duran

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Présentation de l'éditeur

Ce conte indémodable et la magie des illustrations tout en découpes captiveront les jeunes enfants.

Ce conte indémodable et la magie des illustrations tout en découpes captiveront les jeunes enfants. 

Les tout-petits aimeront partager ce beau livre avec leurs parents. Ils ne se lasseront pas d'observer les illustrations animées par de nombreux rabats, trous et découpes. 
Un grand classique, dynamisé par des illustrations modernes qui donnent vie au récit.

 

Ma chronique :

 

Voici un très beau livre que nous proposent les éditions Usborne. Un livre pour enfants à partir de 3 ans, avec des pages épaisses et à la fois découpées. Un livre qui a le charme désuet des contes d'antan. Il rejoint la très belle collection de "Coucou! Mes contes de fées". Dès la première page nous entrons dans la magie de ce conte de La Belle au bois dormant par une fenêtre en ogive qui est découpée artistiquement et qui est envahie par les ronces d'un rosier protégeant le sommeil de la belle, c’est magnifique. Dès la première page nous sommes plongés dans la magie des trois bonnes fées qui font des dons merveilleux au dessus du berceau et la découpe très fine est superbe. Sur la page suivante au détour d’un rabat on découvre dans la tour, le grenier où la princesse se piquera le doigt sur un vieux rouet. Ma page préférée est celle où le prince viendra braver les ronces avec son épée pour délivrer la princesse de son sort.

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Ici les découpes sont comme de la dentelle et représentent bien la densité des ronces derrière lesquelles un magnifiques portail, mène au château. Le rabat du château m'a rappelé les maison de poupées où l'on peut voir comme à travers les murs les différentes pièces.

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La dernière page se termine en apothéose dans une découpe de roses qui forme un somptueux bouquet. Dans ce livre, on ne se lasse pas de trouver au fil des pages des petits détails dans les illustrations qui donnent du corps a ce bel ouvrage. Personnellement je vais le réserver aux plus grands car la finesse des découpes peut être mise à mal avec les 3 ans qui n'ont pas encore la délicatesse que ce beau livre mérite.

 

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la litote

 

 

 

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Pourquoi a-t-on besoin des abeilles ? - Mes premières questions

Un grand merci aux Editions Usborne pour ce partenariat 

Âge: dès 3 ans

cartonné:
ISBN: 9781474934107
12 p.
216 x 192 mm

Auteur: Katie Daynes

Illustrateur: Christine Pym

Traduction: Véronique Duran

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Pourquoi a t-on besoin des abeilles ?

À quoi servent les abeilles ? Pourquoi sont-elles si importantes pour l’environnement ? En soulevant les rabats de ce livre joliment illustré, les jeunes enfants découvriront la vie et le rôle des abeilles.

De nombreuses questions et leur réponse, sous des rabats adaptés aux petites mains, raviront les petits curieux et leur permettront d’apprendre un tas de choses.

Les enfants apprécieront les explications simples sous les rabats à soulever et les illustrations originales et vivement colorées.

Cet ouvrage à la fois ludique et instructif captivera leur attention.

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Ma chronique : 

 

J’ai toujours aimé les livres à rabats alors avec celui-ci, c’est le bonheur. Entre 6 et 11 rabats par double pages, des questions posées se trouvent dessus, il n’y a plus qu’à soulever le rabat pour trouver la réponse ! Il n’y a pas de meilleures façons d’apprendre sans même sans rendre compte. Le livre est de belle qualité et je dois dire d’une belle solidité aussi car même après plusieurs utilisations, les rabats tiennent le coup et ne se déchirent pas. Nous entrons dans le monde des abeilles et bientôt les ouvrières, la reine et les bourdons n’auront plus de secret. On comprend aussi leur lien étroit avec les fleurs et les plantes, la pollinisation est très bien expliquée. Pour les gourmands, comprendre d’où vient le miel est passionnant grâce  aux explications que l’on trouve sous les rabats. Les illustrations sont de toute beauté, les couleurs vibrantes et les enfants ont beaucoup aimé les personnages comme l’apiculteur.

Voici quelques grandes questions abordées dans ce superbe album.

A quoi servent les abeilles ?

Où vivent les abeilles ?

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Comment est fabriqué le miel ?

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Qui est dans la ruche ?

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Vive les abeilles.

Cet album est un bel objet avec son touché peau de pêche, aux angles arrondis, il est attrayant et son format laisse la possibilité aux enfants de le tenir ouvert sur les genoux.          

 

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la litote

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Meurtre sur Oléron - les mouettes ne se marrent plus

Line Dubief

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Biographie de l'auteur

Née en 1961 en région parisienne, alors qu elle prépare son bac littéraire, Line Dubief choisit d interrompre ses études pour voyager. De petits boulots en petits boulots, de contrées en continents, toujours passionnée de lecture, elle finit par s installer en Franche-Comté. Elle y élève ses deux enfants et reprend le cours de sa formation. Aujourd hui, ingénieur d études à l université de Franche-Comté, elle partage sa vie entre son travail, ses enfants et petits-enfants, son ami, ses amis, son jardin et bien entendu les livres et, depuis plusieurs années, l écriture. Meurtre sur Oléron, est son premier roman.

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Présentation de l'éditeur

Sur une petite plage de l île d Oléron, un jeune homme est retrouvé mort, à demi enseveli dans le sable. Raymond Eustache, commissaire de police de La Rochelle, est dépêché sur place. Au rythme enivrant des effluves marins et des pineaux charentais, il arpente les marais salants sauvages et les vignobles de l île. Au fil de ses rencontres, il s imprègne de la vie insulaire. Alors que se profile la courte vie de la victime, les circonstances du meurtre se dessinent pour faire resurgir un passé implacable et douloureux.
Source: Amazon

Extrêmement bon

Ma chronique : 

Je tourne la dernière page de Meurtre sur Oléron avec un sentiment de profonde satisfaction. J’ai beaucoup aimé lire ce polar, très particulier. Tout d’abord l’enquête est bien amenée et on suit avec plaisir le parcours de l’inspecteur Eustache et du gendarme Oscar. Toute l’intrigue tourne autour du meurtre du jeune Matthieu et les personnages rencontrés sont attachants. L’écriture est belle dans sa simplicité mais ce qui fait toute la particularité de ce polar ce sont les descriptions de la région de l’île d’Oléron. C’est un pur plaisir de visualiser, les marais salants et leurs sauniers, ainsi que la cuisine locale ou encore le bord de mer. Ensuite, j’ai pu découvrir une région que je ne connaissais pas encore très bien et la voir par les yeux de l’auteur c’était très enrichissant. L’auteur possède un véritable talent  dans les mille et une façons de décrire les paysages de Charente-Maritime. C’est tout juste si je ne sentais pas  l’air iodé de l’atlantique avec ses algues me monter aux narines. Un polar made in France, cela change des polars nordiques aux noms imprononçables ou encore des thrillers sanglants. Non ici tout est dans la retenue, cela m’a fait penser à du Simenon. Suivre le déroulement de l’intrigue reste passionnant jusqu’à la dernière page et le dénouement inattendu, ce qui est quand même ce qu’on demande en premier lorsque l’on lit un roman policier. Il y a de nombreux personnages qui interviennent et apportent tous un plus au charme de ce livre. J’aurai voulu que certains thèmes abordés en superficie soient plus creusés je ne dirais pas lesquels de peur de spoiler mais en lisant cela m’a un peu manqué de ne pas en savoir plus sur certaines situations ou informations qui nous sont données sans être au final développées.  Et pourtant j’ai apprécié la légèreté de ce polar, en effet point de scènes horribles et sanglantes, point de violence gratuite. Ce n’est pas souvent que je lis un polar écrit avec autant de délicatesse et qui pourtant semble parfaitement coller à l’idée que je me fais d’une enquête de police en France. Il y a même quelques touches d’humour avec la rivalité entre la  Police et la Gendarmerie. Bravo pour ce tout premier roman, bien ficelé et parfaitement digeste pour les gourmands de polars efficaces. Bonne lecture.

 

Citation : 

Il hume à pleins poumons ces effluves végétaux, floraux et d humus qui lui donnent l impression de respirer vraiment.


 

PS : Ce livre a ajouté un plus à mes vacances passées cette année sur l'île de Ré

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la litote

 

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14 juillet 2017

Le Gang des rêves

Luca Di Fulvio

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Biographie de l'auteur

Dramaturge, le Romain Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans.

C’est avec "Le gang des rêves", premier tome d’une forme de trilogie où les personnages et les époques changent mais où les ambiances perdurent et les problématiques s’affirment, que l’on découvre vraiment l’étendue de sa poésie, la puissance de sa prose, et la justesse de sa plume.
Grand succès en Italie, mais aussi en Allemagne où le livre s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, il est publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie, et s'impose rapidement comme un succès continu de bouche-à-oreille.

"Les enfants de Venise" est le deuxième volet de cette trilogie. 

 

 

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Présentation de l'éditeur

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d'Européens, la ville est synonyme de " rêve américain ". C'est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L'espoir d'une nouvelle existence s'esquisse lorsqu'il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l'amour ?

Ma chronique : 

Je remercie Orange lecteurs.com pour ce livre.

Je vous présente ici mon coup de cœur du mois. C'est une épopée extravagante et bouleversante, faite de violence et de preuve d'amour que nous livre Luca Di Fulvio. Nous allons suivre le parcours de Cetta Luminata de son Italie natal aux berges d'Elis Island aux Etats Unis. Elle y débarque à 16 ans avec son bébé rebaptisé Christmas puisqu'il est né le jour de Noël. Le rêve américain semble à portée de main et pourtant que peut espérer une gamine de 16 ans avec un bébé, ne parlant que l'italien sans amis... Le début du livre nous parle de l'enfance débrouillarde que vit de Christmas auprès de sa mère dans un quartier pauvre de New-York. Très rapidement entre en scène le personnage de Sal, le souteneur au grand cœur qui s'avèrera être un soutien indéfectible et une figure paternelle pour le jeune Christmas. On découvre aussi une autre famille, riche celle-là et juive qui laisse m'a laissé le sentiment d'être en fin de lignée représentée par le dernier maillon qu'est la jeune Ruth. Ruth va vivre un drame affreux qui provoquera sa rencontre avec Christmas. Cette première fois marquera leurs âmes et apparaît à la lectrice que je suis comme le signe du destin, une sorte de fatalité que nul ne peut changer. L'amitié et la confiance se construisant petit à petit glissant vers les prémisses d'un grand amour reste très émouvant à lire. Cependant leurs différences sociales et religieuses viendront se mettre en travers de tout rapprochement possible.

L'auteur nous parle aussi d'un autre personnage, bien moins reluisant celui-là. C'est un véritable sadique, pervers, meurtrier, violeur j'arrête là mais vous l'aurez compris ce personnage est là pour nous montrer la face noire de ce rêve américain. On y verra aussi le racisme, le communautarisme et l'antisémitisme porté par des mondes différents des gangsters, aux lumières d'Hollywood, il n'y a qu'un pas. La psychologie des personnages est remarquable, ainsi que tout le côté description de la ville de New-York et de Los Angeles au début du siècle et je me suis laissée emportée dans cette ambiance. C'est tellement bien raconté que cela pourrait facilement être adapté au cinéma et ce n'est pas sans raison, puisque l'auteur écrit aussi des pièces de théâtre.  Le gang des rêves fait partie d'une trilogie et j'ai hâte que les tomes suivants soient disponibles en français. Bonne lecture.

 

Citation : 

Tu l'as vue, celle-là?

Sal se pencha et eut une moue d'admiration : 

"Hum, Cadillac Série 315, Huit cylindres en V...

-Pas mal hein?

T'es vraiment un constipé du compliment toi! Cette bagnole, c'est un vrai bijou!

-Je m'demande à qui elle peut bien appartenir... Fit-il en glissant tout doucement le petit paquet dans la poche du pantalon de sal. Je suppose qu'il suffirait de trouver qui a la clef...

 

 

 

 

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11 juillet 2017

Les Hirondelles Se Posent Sur les Filles Électriques

Serra Gaetan

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Auteur de nouvelles, romans et jeunesse. Né en 1981 à Castres
Influences : Bernard Friot, Claire Castillon, Raymond Devos.

 

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Présentation de l'éditeur

Abigail est une forte tête, habituée des heures de colle. Pour échapper à la sanction qui viendrait encore plus alourdir son dossier, elle accepte une devoir supplémentaire un peu particulier. Waël, le nouveau, aurait besoin de cours de français. Le problème, c’est qu’être avec Waël, ça craint pour la réputation.

Ma chronique : 

Un vrai plaisir que de lire l’histoire que nous conte Gaëtan Serra. Un grand retour en enfance pour l’adulte que je suis devenue  mais finalement, je me suis très vite retrouvée dans le personnage rebelde la jeune Abigaël. C’est une très belle rencontre qui va avoir lieu au collège entre Abigaël jeune ado et Waël jeune migrant à peine arrivé en France avec pour bagages, un lourd passé de guerre, de deuil et de souffrance. Un peu contrainte Abigaël va donc prendre en charge quelques leçons de français pour aider Waël en français. Ce nouveau partenariat va se révéler riche en échanges et partages aussi bien culturels qu’amicaux. Le passé de Waël aurait pu plomber l’histoire mais pas du tout et c’est tout le talent de l’auteur que de nous montrer la belle faculté de résilience de Waël accompagné en cela par sa nouvelle et précieuse amie française. Abigaël réussit à nouer des liens qui perdureront  et l’adulte surveillant du collège a vraiment eu le nez fin en transformant une banale punition qui n’apporte pas grand-chose en un devoir d’assistance qui se transforme en soutien indéfectible. L’écriture de ce roman jeunesse est fluide et on tourne les pages sans même sans rendre compte et lorsque le dernier chapitre arrive, on en voudrait encore un peu plus. Justement parlons du dernier chapitre, j’étais ravie de découvrir une Abigaël adulte faisant un retour en arrière sur sa première histoire d’amour. La mise en perspective est très bien vue et même une fois le livre fermé, on peut encore voyager avec les deux personnages en imaginant leur rencontre à l’âge adulte. Ce livre est comme une leçon de tolérance, d’acceptation de l’autre mais aussi de légèreté parce qu’après tout il y a bien des choses plus graves dans la vie. 

 

 

Citation : 

Avec Waël , le premier voyage était sonore [...]

Avec Waël , le second voyage était visuel [...]

Avec Waël, le troidième voyage était olfactif [...]

Avec Waël, le quatrième voyage était gustatif [...]

Avec Waël, le cinquième voyage était tactile [...]

Acex Waël, le grand voyage était multi-sensoriel.

 

 

08 juillet 2017

Les Soirées chez Mathilde

Dominique Fabre

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Biographie de l'auteur

Dominique Fabre a publié une douzaine de romans, dont Moi aussi un jour, j'irai loin (Maurice Nadeau, 1995), Ma vie d'Edgar (Le Serpent à plumes, 1998), J'aimerais revoir Callaghan (Fayard, 2010), et, aux éditions de l'Olivier Il faudrait s'arracher le cœur (2012), Des nuages et des tours (2013), Photos volées (Prix Eugène Dabit, 2014).

 

téléchargement

 

 

Présentation de l'éditeur

" Il ne faisait pas encore jour. D'habitude, dans les contes, ce sont les oiseaux qui donnent le signal du départ. Il a posé son manteau à lui en plus du sien à elle sur les épaules de Mathilde; elle était fatiguée. "

Dans les années 80, un étudiant désœuvré et sans le sou, fréquentant davantage les bars que la fac, est invité à une fête dans la banlieue chic, à Sèvres. Le jeune homme découvre une petite société de personnes qui boivent, bavardent, flirtent et dansent dans une ambiance où les problèmes de la vie quotidienne semblent ne plus exister. Fasciné par l'atmosphère qui règne dans la grande maison de Sèvres, il reviendra et se mêlera à ce monde qui est à l'opposé du sien.

Dominique Fabre convoque et ressuscite une époque à jamais disparue. L'émotion est là, à fleur de peau, fugitive, capturée par son écriture sensible.

 

 

Extrêmement bon

 

MaLibrairie à Nantes : les 5 livres qui font chaud au cœur | lecteurs.com

 

Ma chronique :

 

Merci aux Editions de l'Olivier ainsi qu'aux lecteurs.com

J'ai gagné l’un des romans de Ma librairie à Nantes !

Les soirées chez Mathilde, le dernier roman de Dominique Fabre, nous font  faire un voyage dans le temps et nous voilà de retour dans les années 80 à Sèvres. Nous allons suivre le parcours quasi initiatique d’un jeune étudiant. Nous allons aller de troquet en café, et rencontrer de nombreux personnages comme une galerie de portraits, un ingénieur qui boit beaucoup, trop  peut-être, l’Egyptien sans papiers. Des personnages qui nous semblent si familiers que pour un peu on dirait les connaître. Le narrateur un étudiant qui n’étudie pas mais va être au fil de ses errances invité à Sèvres. Il se sentira accueilli dans ce nouveau milieu si différent du sien, où la réalité semble s’éloigner pour laisser place à une certaine douceur de vivre. Entouré de gens  plus âgés que lui, plus à l’aise financièrement, il n’arrive pas cependant à se laisser complètement aller avec eux, il se sent différent et il ne dépassera pas ce mur invisible et pourtant bien présent. Il apprendra beaucoup à leur contact.  Il  rencontrera aussi l’amour en la personne de Mathilde qui est malade, sans que nous sachions réellement ce qu’elle a. Le narrateur se souviendra longtemps de ces moments comme d’un tournant essentiel à sa vie. Pas mal de nostalgie dans ce roman, un retour sur la jeunesse qui passe si vite comme on regarderait une vielle photographie sépia avec toute la tendresse que l’on peut éprouver en faisant remonter les souvenirs. Le temps qui passe et qui transforme parfois le souvenir qu’on avait de telle personne ou de tel événement. Ce qui est apparu comme une rencontre anodine au final est encore dans notre mémoire des années plus tard. La mémoire est une chose étrange et elle fait remonter en nous des conversations depuis longtemps passées et qui sont en nous depuis lors. Les quartiers de la ville de Paris évoqués dans le livre n’existent plus forcément mais les lieux évoqués sont quasi éternels. Prendre conscience de ce temps qui passe, ne pas le laisser s’échapper et le vivre pleinement c’est ce que je retiens ce beau roman. 

Citation : 

Me revient tout à coup le sourire du patron du petit bar de la rue Simplon. Il me faisait souvent un sourire, un signe de la tête, quand il nous apercevait. Quand on est seul, ces petites attentions prennent toute la place. On croit avoir tant de place dans le cœur!

 

 

la litote

 

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06 juillet 2017

Goat Mountain

David Vann

 

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Biographie de l'auteur

 

David Vann est né sur l'île Adak, en Alaska. Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s'apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire.

Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il enseigne également à l'Université de San Francisco. Sukkwan Island est son premier roman traduit en français.

 

 

 

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Automne 1978, nord de la Californie. C'est l'ouverture de la chasse sur les deux cent cinquante hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu'ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l'arme et à venir regarder. Et l'irréparable se produit. De cet instant figé découle l'éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l'homme.

Soutenu par une prose poétique, précise et obsédante, Goat Mountain est le nouveau roman provocant et visionnaire d'un auteur au sommet de son art. Ce livre audio ambitieux contient en son essence l'humanité tout entière.

 

 

 

 

a lire absolument

 

Ma chronique : 

 

Un roman violent dans la lignée de Sukkwan Island. On y retrouve les thèmes principaux qui font que l’œuvre de David Vann est reconnaissable entre mille. Le thème de la nature sauvage et inhospitalière, de la chasse, des armes à feu, d’une famille qui dysfonctionne bref tout est là pour nous faire vivre des heures d’une noirceur et d’une violence soutenues.

 

Un très jeune garçon, 11 ans à peine participe à la partie de chasse organisée par son père, son grand-père et un ami de la famille. Dans la mire de l’enfant un braconnier et le coup part, non  pas accidentellement mais avec la volonté de tuer. A partir de ce moment la partie de chasse tourne court. La tension va monter en flèche et les adultes face à ce petit garçon vont entrer en frénésie de reproche en solution radicale, sauf le grand-père qui fort, puissant et insensible semble mieux maîtriser la situation. L’enfant, on le sent n’est que le résultat de son éducation, donnée par ces mêmes hommes, froids, distants et sans aucune empathie. Alors comment finalement s’étonner e ce qui arrive au braconnier finalement dans la tête de cet enfant issu de la tradition de la chasse, animal ou homme c’est du pareil au même.

 

Ce livre est aussi un parcours initiatique que j’ai vécu comme une épreuve quasi inhumaine. La scène de chasse du cerf est particulièrement sale, dégradante et cruelle. Toute cette barbarie au service du passage à l’âge adulte, c’est cela être un homme ? Les descriptions qui sont le point fort de David Vann sont particulièrement traumatisantes et perturbantes parce que j’étais littéralement fascinée  par l’écoute de la voix qui colle parfaitement bien à l’histoire. Bravo à Eric Herson-Macarel, qui faut-il le rappeler est aussi la voix officiel de James Bond en France.

 

Au fil de mon écoute, je me suis dit à plusieurs reprises que si l’enfant pouvait vivre tout cela, je pouvais bien à mon tour l’entendre. Le lieu de toutes les rancœurs, de toutes les haines : la famille est ici décryptée sous un œil intransigeant qui ne laisse rien passer. On se confronte, on se bagarre, on se hait. Les conflits qui virent au règlement de compte tout cela s’enchaîne à un rythme soutenu nous laissant sans voix et vulnérable face à un tel déferlement de violence, verbales aussi bien que physiques. Le manque d’humanité dans le lieu ou on devrait ressentir amour et compassion ici c’est une famille très dure et sans aucune concession. Un livre à lire absolument qui a fait ressortir de multiples émotions. L’écriture y est rugueuse et  âpre beaucoup de phrases juste construites, à peine ébauchées qui misent bout à bout donnent toutes leurs dimensions tragiques à cette œuvre magistrale. Bonne lecture.

 

 

Citation : 

"Ce que je sais, c'est qu'il débloque, dit mon grand-père. Il y a en lui quelque chose qui débloque.
Et ce qu'on devrait faire, c'est le tuer tout de suite et le brûler dans ce feu.
C'est de mon fils que tu parles, dit mon père? Ton petit-fils.
C'est pour ça que c'est à nous de nous en occuper.
Aucun d'eux ne me regardait. Ils parlaient de moi comme si j'étais à des milliers de kilomètres."

 

 

la litote

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05 juillet 2017

Yerruldelger

Ian Manook

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Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose. Il y avait la Suède de Mankell, l'Islande d'Indridason, l'Ecosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Manook !

Une maîtrise époustouflante pour le polar le plus dépaysant et le plus primé de tous les temps : le prix des lecteurs Quais du polar/20 minutes, le prix SNCF 2014, le prix des lectrices de Elle (polar) et le Prix des Lecteurs Notre Temps 2014.

 

 

 

Un premier polar mongol, où l'enquêteur unit des traditions héritées de Gengis Khan et les technologies d'enquête les plus modernes pour lutter contre les puissances qui mettent son pays en coupe réglée. Dépaysant à souhait... 

Le corps enfoui d'une enfant, découvert dans la steppe par des nomades mongols, réveille chez le commissaire Yeruldelgger le cauchemar de l'assassinat jamais élucidé de sa propre fille. Peu à peu, ce qui pourrait lier ces deux crimes avec d'autres plus atroces encore, va le forcer à affronter la terrible vérité. Il n'y a pas que les tombes qui soient sauvages en Mongolie. Pour certains hommes, le trafic des précieuses "terres rares" vaut largement le prix de plusieurs vies. Innocentes ou pas. 

Dans ce thriller d'une maîtrise époustouflante, Ian Manook nous entraine sur un rythme effréné des déserts balayés par les vents de l'Asie Centrale jusqu'à l'enfer des bas-fonds d'Oulan-Bator. Il y avait la Suède de Mankell, l'Islande d'Indridason, l'Écosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Ian Manook ! 
Une interprétation à "cœur battant" qui entraîne l'auditeur dans une histoire pleine de méandres, bouleversante, en immersion totale.

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"Yeruldelgger" de Ian Manook lu par Martin Spinhayer - Prix Audiolib 2015

 

 

 

Ma chronique : 

 

Je viens de terminer l’écoute du premier roman de Ian Manook. Yeruldelgger lu par  Martin Spinhayer est juste parfait. J’ai aimé toutes les intonations, les différentes voix prisent en fonction des personnages, c’est une réussite puisque je suis allée jusqu’au bout de mon écoute en y prenant un grand plaisir. Nous allons découvrir la Mongolie avec ses traditions et ses contrastes entre modernité et ancien temps. L’histoire nous emportera dans les bas fonds de la capitale Oulan-Bator une des villes les plus polluées sur la planète et la campagne avec ses grandes étendues de nature authentique comme peuvent l’être les steppes de l’Asie centrale. Un roman ethno-polar exceptionnel même si l’auteur n’est pas de ce pays, il le connaît très bien et sait nous faire partager son amour pour la Mongolie. Au côté de l’inspecteur Yeruldelgger, nous allons suivre l’enquête menée après la découverte du cadavre d’une petite fille enterrée vivante avec son tricycle en pleine steppe.  C’est un triste état des lieux que l’auteur nous fait de la Mongolie moderne avec son cortège de déshérités et de pauvreté, la corruption aussi tout cela est à l’image de la force et de la violence contenue dans ce flic brisé et  torturé qu’est Yeruldelgger. Pourtant il y a aussi le côté traditionnel, les yourtes, la gastronomie locale et les grandes étendues qui viennent contrebalancer ce désespoir. Il y a une flopée de personnages des méchants, très méchants mais aussi des personnages très attachants, je pense à Gantulga et à Oyun qui forme un duo de choc, ils vont devenir amis et sont un véritable plus pour l’histoire. Il y a aussi Saraa la fille de Yeruldelgger qui a une relation complexe avec son père et à qui il arrive aussi des choses impensables. Et enfin il y a la belle Solongo , médecin légiste est compagne épisodique de notre flic qui sait relier la violence que porte Yeruldelgger en lui à l’harmonie des traditions chamaniques qui sont encore très vivantes . L’épisode des moines et du Monastère et la ressource que Yeruldelgger en tire est fabuleusement écrit.  Au fil des pages lues en ne peut s’empêcher d’en vouloir plus. J’ai aussi aimé le titre des chapitres qui sont en fait la fin de phrase du chapitre lui-même. Le livre se termine en nous donnant à penser que ce n’est pas fini,  Erdenbat est toujours en vie ce qui présume que nous devrions retrouver certains personnages dans le tome 2. Vivement. Bonne lecture.

 

Citation :

Une sorte de bonheur...

Yeruldelgger observait l'objet sans comprendre. D'abord il avait regardé, incrédule, toute l'immensité des steppes de Delgerkhaan. Elles les entouraient comme des océans d'herbe folle sous la houle irisée du vent. Un long moment, silencieux, il avait cherché à se convaincre qu'il était bien là où il se trouvait, et il y était bien. Au coeur de distances infinies, au sud de la province du Khentii et à des centaines de kilomètres de ce qui pourrait un tant soit peu justifier la présence incongrue d'un tel objet.
Le policier du district se tenait respectueusement à un mètre derrière lui. La famille de nomades qui l'avaient alerté, à quelques mètres en face. Tous le regardaient, attendant qu'il apporte une explication satisfaisante à la présence de l'objet saillant de terre, de travers par rapport à l'horizon. Yeruldelgger avait respiré profondément, malaxé son visage fatigué dans ses larges paumes, puis il s'était accroupi devant l'objet pour mieux l'observer.
Il était vidé, épuisé, comme essoré par cette vie de flic qu'il ne maîtrisait plus vraiment. Ce matin à six heures on l'envoyait enquêter sur trois cadavres découpés au cutter dans le local des cadres d'une usine chinoise dans la banlieue d'Oulan-Bator, et cinq heures plus tard il était dans la steppe à ne même pas comprendre pourquoi on l'avait envoyé jusque-là. Il aurait de loin préféré rester en ville pour enquêter sur les cadavres des Chinois avec son équipe. Il savait par expérience et par goût de l'adrénaline que la première heure sur une scène de crime était déterminante. Il n'aimait pas trop ne pas y être, même s'il avait toute confiance en l'inspecteur Oyun qu'il avait laissée en charge. Elle savait y faire et le tiendrait au courant si nécessaire.
Le policier du district n'avait pas osé s'accroupir à côté de lui. Il restait debout, à moitié penché, les genoux plies et le dos cassé en deux. Mais à la différence de Yeruldelgger, il ne cherchait pas à comprendre. Il attendait juste que le commissaire de la capitale le fasse. Les nomades, eux, s'étaient accroupis en même temps que lui. Le père était peut-être un grand-père, le visage plissé par la lumière du soleil sous son chapeau traditionnel pointu. Il portait un vieux deel de tissu satiné vert, tout brodé de jaune, et des bottes de cavalier en cuir. La femme était habillée d'un manteau bleu clair et soyeux serré par une large ceinture de satin rose. Elle était beaucoup plus jeune que l'homme. Les trois enfants se suivaient en rang d'oignons, rouge, jaune et vert : deux garçons et une petite dernière. Le commissaire jugea qu'il y avait à peine un an de différence de l'un à l'autre. Toute la famille affichait un air réjoui et de grands sourires qui tranchaient sur leurs visages à la peau rugueuse et rougie par les vents des steppes, le sable des déserts et les brûlures de la neige. Yeruldelgger avait été un gamin des steppes comme eux dans une de ses premières vies.
- Alors, commissaire ? osa le policier du district.
- Alors c'est une pédale. Une pédale de petite taille. Je suppose que tu as déjà vu une pédale, policier ?
- Oui, commissaire. Mon fils a un vélo.
- À la bonne heure, soupira Yeruldelgger, alors tu sais ce que c'est qu'une pédale !
- Oui, commissaire. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

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26 juin 2017

Le rêve d'Arthur

 Un grand merci aux Editions du dahu pour ce partenariat.

Âge: dès 3 ans

ISBN: 979-1096476060

Dimensions : 29,5 x 1 x 22,5 cm

Auteur: Anbleidzu

Illustrateur: M.A. Izu

 

Anbleizdu 

Après 12 ans dans la publicité en tant qu’infographiste, je décide, en 2012 de changer de voie et de me lancer dans l’illustration jeunesse.
Une pointe de traditionnel, un soupçon de numérique et une grosse pincée d’imagination donne vie à mes illustrations.

Après avoir passé 2 ans à mettre en images les mots de mes auteur(es), je me lance dans l’écriture.
Loin du quotidien, je crée des histoires imaginaires, drôles et parfois un peu folles, qui, je l’espère, feront rêver les jeunes lecteurs.

 

M.A. Izu

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Présentation de l'éditeur

Arthur est un ours pas tout à fait comme les autres. Il a un rêve ! Bien qu'il mette tout en oeuvre pour le réaliser, il va d'échec en échec. Après être tombé de haut une nouvelle fois, il se laisse aller à pleurer. Un jeune garçon qui passait là par hasard l'entend et vient le consoler. De cette rencontre va naître une belle amitié et le rêve d'Arthur va enfin prendre son envol !
Ma chronique :

Je referme tout juste le bel album du rêve d’Arthur et je reste encore un peu dans la douce ambiance de magie et d’amitié qui s’en dégage.

C’est une belle histoire qui nous est contée par Anbleidzu, l’histoire d’un ours désespéré de ne pouvoir réaliser son plus grand rêve. L’échec est dur à vivre et les larmes arrivent à gros bouillons.

 C’est aussi l’histoire d’une rencontre avec un jeune garçon Eliott qui va être là pour lui. Eliott le console et grâce à un peu de magie  et beaucoup de bienveillance, une solide amitié verra le jour et Arthur pourra enfin aller jusqu’au bout de son rêve.

 J’ai trouvé ce conte très poétique et emplit de douceur et la qualité des illustrations n’y est pas pour rien. Le coup de crayon de M.A. Izu est inspiré, son ours réussi à être à la fois impressionnant et amical, quand au personnage d’Eliott, de nombreux petits garçons pourront s’identifier à lui car il est très courageux. Il en faut du courage pour s’approcher d’un gros ours pleurnichant seul au milieu des bois.

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Les dessins et leur mise en couleurs sont somptueux, j’ai beaucoup aimé la toute première planche faite au crayon à papier, l’esquisse est pleine de douceur et on ressent toute la fraternité de cœur qui anime les deux personnages.

 

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La dernière page est aussi intrigante, elle ressemble  aux dessins de Léonard de Vinci avec ce côté steampunk qui plaît tant aujourd’hui.

Léo 5 ans m’a demandé si lui aussi pouvait avoir une flûte magique pour communiquer avec les oiseaux. J’aime toujours autant voir les enfants entrer à fond dans l’histoire et ne plus faire vraiment la part entre réalité et conte , cela me touche beaucoup.

Merci pour ce très beau livre.

 

la litote

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