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L'atelier de Litote
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26 août 2025

Alan

Je remercie les Editions Taurnada pour cette nouvelle lecture.

 

 

 

Jean-Marc Dhainaut

 

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Biographie de l'auteur
 
 
Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l'écriture d'histoires mystérieuses, frissonnantes, surprenantes, et chargées d'émotions. Lauréat de plusieurs prix littéraires, ses romans touchent à chaque sortie de très nombreux lecteurs. Mémoire de feu est son neuvième roman. 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur
 
 
 
Hiver 1948, Côtes-d'Armor. Dans un hameau isolé, quatre enfants s'évanouissent dans la nuit sans laisser de trace. Aucun témoin, aucun indice. Très vite, la panique cède la place à la suspicion, et les regards se tournent vers une maison. Sa propriétaire traîne une sombre réputation, certains murmurent même qu'elle pratique la sorcellerie.
Mais la terreur atteint son paroxysme quand Alan, 6 ans, le petit-fils de Madenn Carvec, disparaît à son tour. Prête à tout pour le retrouver, elle devra s'aventurer au coeur des ténèbres et pousser les portes de l'enfer.
 

 

 
Ma chronique : 
 
 

Avec Alan, Jean-Marc Dhainaut nous entraîne dans une Bretagne d’après-guerre où le quotidien se mêle aux légendes. Dans ce minuscule village, les disparitions d’enfants se succèdent sans explication. Quand vient le tour du petit Alan, six ans, la panique gagne. Son père, instituteur rationnel, cherche une cause logique, mais sa grand-mère, Madenn, est convaincue que le surnaturel est à l’œuvre. Et rien ne l’empêchera de retrouver son petit-fils.

Ce qui séduit d’emblée, c’est l’atmosphère. Dhainaut parvient à faire de la Bretagne un personnage à part entière : ses brumes, ses landes, ses corbeaux et ses superstitions nourrissent le récit, et l’angoisse grandit à chaque page. On soupçonne les marginaux du village, on redoute l’ombre de la vieille Norig, centenaire que l’on dit sorcière… Mais la vérité, comme souvent chez l’auteur, se révèle plus complexe et frappe au moment où on s’y attend le moins.

La force du roman repose aussi sur ses personnages. Madenn est bouleversante par sa ténacité et son amour inconditionnel. Elle incarne ce refus de baisser les bras, même quand tout semble perdu. Le contraste avec André, le père, attaché à ses certitudes rationnelles, rend la lecture encore plus prenante. Cette confrontation entre croyances et scepticisme, entre peur et espoir, donne toute sa profondeur au récit.

Court et percutant, Alan se lit d’une traite. Le style est fluide, direct, et ne laisse aucun répit au lecteur. On se surprend à enchaîner les chapitres, captivé par l’urgence et l’étrange. Et lorsque la révélation finale arrive, elle surprend sans trahir la logique de l’histoire.

Un excellent thriller fantastique, à la fois mystérieux et émouvant, qui montre combien Dhainaut maîtrise l’art de tenir en haleine. Une lecture idéale pour frissonner sans excès d’horreur, et plonger au cœur des légendes bretonnes.

Oseriez-vous affronter l’invisible aux côtés de Madenn ?

 

 

 

 
Citations :
 

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Il se mit à courir, revenant sans cesse devant la barrière d’un champ, les chaussures pleines de boue. Il se retourna brusquement. Des gens approchaient. Le cortège d’un enterrement avançait lentement. Une
charrette qui grinçait, tirée par un cheval maigre, le précédait. L’homme qui tenait d’une main l’animal par sa bride et une lanterne de l’autre s’approcha. Sans adresser le moindre regard à Alan, il souleva la barrière du champ pour laisser passer le cortège funèbre.
Bizarre, pensa Alan. Il s’écarta sur le chemin isolé et observa deux femmes qui suivaient la charrette, vêtues de deuil et le visage recouvert d’un voile noir.
Il aurait pu demander à ces gens comment rentrer au village, mais la question qu’il posa fut seulement « pardon, mesdames, mais qui est mort, c’est pas un peu tard pour enterrer quelqu’un ? ».
L’une des deux Bretonnes braqua vers lui son regard en lui saisissant le bras. Elle souleva son voile et il reconnut Madenn, sa grand-mère. De ses yeux noirs comme les ténèbres et se penchant à sa hauteur, elle lui dit : « C’est toi, mon petit ! C’est toi qui es mort ! 
 

 
A l'instant même où Jeanne terminait sa phrase, les sourires se figèrent. Un corbeau venait de traverser la fenêtre, brisant le carreau en mille éclats. Il vint mourir en soubresauts au pied de Madenn, l'enfant dans ses bras.
 
 
 
 

taurnada

 

 

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