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Je remercie les Editions Calmann Lévy Noir pour l'envoi de cette lecture .

 

Jérôme Loubry

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Biographie de l'auteur

Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il a publié en 2017 chez Calmann-Lévy son premier roman, Les Chiens de Détroit, lauréat du Prix Plume libre d’Argent 2018.

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Présentation de l'éditeur

Les souvenirs
sont parfois meurtriers
 
Été 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables.  Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît.
30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. À l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les évènements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire. 

 

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Ma chronique : 

Avec Le douzième chapitre, Jérôme Loubry signe son second roman et nous propose une lente remontée dans le temps, un retour de 30 ans en arrière, ce n’est pas rien surtout pour les protagonistes de l’histoire qui n’étaient âgés à l’époque que de 12 ans. David, écrivain et Samuel son éditeur vont recevoir un manuscrit inimaginable et mystérieux qui comporte douze chapitres. En lisant, ils vont être amenés à revivre une période difficile de leur enfance, un été de 1986  où tout a basculé. Le scénario élaboré est  d’une rare intelligence et nous donne tout de suite à réfléchir.

Le récit vogue entre deux temporalités, le passé et le présent. Une vision des événements déformée par le prisme de l’enfance. Des moments très doux un peu à la « mistral gagnant » dont on se doute qu’ils ne vont pas durer et se verront modifiés par le drame qui couve. . Deux autres personnages m’ont aussi beaucoup touché, celui du balafré et oui c’est possible, et celui d’Olivier dont l’histoire m’a fait  frémir j’aurai souhaité qu’elle soit encore plus développée. Le petit clin d’œil aux Chiens de Détroit m’a fait sourire et j’ai aimé toutes les petites anecdotes des travers des écrivains, ça sent le vécu !

L’écriture est vive et riche, on ne s’ennuie à aucun moment, le rythme est soutenu. J’ai adoré lire à côté des personnages comme par-dessus leur épaules dans une intimité parfaitement rendue par l’auteur, les détails donnés dans le manuscrit, c’était puissant et sombre aussi. On se demande  où cela va nous mener et même avec toute mon imagination, j’étais bien loin du compte. Un roman noir que j’ai littéralement englouti et qui fait de moi  une accro au style de cet auteur qui sait nous mettre des petits cailloux à suivre et des grains de sable pour enrayer nos meilleures théories. Bonne lecture.

 

Citations : 

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Je revoyais ses cheveux blonds battus par le vent marin, que je n’osais observer que du coin de l’œil. Leurs mouvements saccadés m’avaient fait penser à la voile déchirée d’un navire en perdition, cela aussi était gravé dans ma mémoire.

 

 

 

 

 

 

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