Je remercie Pierre-Jean Verhoye pour l'envoi de son Trhiller paru chez les Nouveaux Auteurs

Pierre-Jean Verhoye

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Biographie de l'auteur

 

Pierre-Jean Verhoye vit à La Rochelle. Après avoir consacré dix années à un projet entrepreneurial, il revient à l'écriture avec pour ambition de raconter des histoires différentes, riches en émotions, où ses personnages s'épanouissent au fil des pages.

 

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Présentation de l'éditeur

Coup de coeur de Gilles Legardinier Prix Femme Actuelle 2018 


Une dose de polar, un soupçon de thriller, une touche de fantastique : le cocktail original d'une intrigue surprenante et addictive !

Paris, Mai 2015 : jeune maman d'une petite fille de cinq semaines, Raja vient d'apprendre par la police l'assassinat de son conjoint à Londres lorsqu'elle assiste à la défenestration de sa voisine. Elle décide de partir avec son bébé, escortée par Goran, un policier peu causant, embarqué contre son gré dans l'aventure et peu habitué aux rythmes particuliers imposés par un nourrisson. 
Au même moment à New York, Elizabeth, la mère de Raja, perçoit la menace qui plane sur sa fille et envoie via la Schizosphère un message de S.O.S. Cet appel au secours est intercepté par les serveurs informatiques d'une association confidentielle, baptisée No Trace, qui a développé des talents impressionnants en matière de collecte de données numériques. Son responsable, Théau, se lance alors à la poursuite de la jeune femme et du policier, avec pour objectif de sauver Raja. 

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Ma chronique : 

 

No trace est un ovni en son genre, il mélange les genres littéraires en entremêlant pour notre plus grand plaisir Polar/Thriller et Fantastique. La force de ce roman tient en la qualité de ses personnages, ils sont parfaitement construits avec un côté psychologique soigné et un côté humain désarmant. J’ai aimé rencontrer les duos de Goran et Raja qui apparaissent en premier dans le roman et dont en sent qu’il va forcément évoluer, puis Théau et Elizabeth qui me sont apparus comme les forces vives du roman avec la façon qu’ils ont de prendre soin d’eux en ayant une vie saine. Le personnage de Thomas est incroyable et j’ai hâte de le retrouver. Même le côté fantastique m’a plu, car il est bien dosé et apporte une alternative imaginative intéressante.

Mon seul bémol viendra du choix de la construction du roman, l’auteur a choisi lorsqu’il change de personnage, de faire revivre la même scène mais du point de vue de ce personnage. J’ai eu du mal avec cette technique de superposition de l’histoire qui à mon humble avis alourdit le texte, j’ai souvent eu le sentiment de lire deux fois la même chose, même si la vision personnelle des personnages varie et je n’ai pas aimé ça.

Mais ceci n’est qu’un détail parce que par ailleurs, No Trace m’a carrément captivée, j’ai adoré l’intelligence du scénario, tous les points qui ont nécessités des recherches scientifiques ou biologiques. Je reste admirative du style de l’auteur et de sa façon de nous embarquer dans une histoire qui sort du réel tout en restant crédible. Les thèmes abordés sont multiples et tous portent à réflexion. La vie après la mort, le sort de la planète, la place du numérique, procréer ou ne pas procréer bref un véritable foisonnement.  Un véritable plaisir de lecture qui a fait mon week-end et la bonne nouvelle c’est que ce n’était que le premier tome d’une trilogie à venir. Bonne lecture.

 

Citation : 

 

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Aujourd’hui, des multinationales mettent à notre disposition de la nourriture en abondance, mais ceux qui produisent sont partout dans le monde la dernière roue du carrosse. On les méprise, on leur impose des quotas, des règles délirantes, des prix d’achat scandaleusement bas. À la moindre sécheresse ou épidémie, ils en prennent plein la gueule et personne ne les aide, ou si peu. On ne s’occupe que de finance, de propriété, d’assurance, de distribution, d’internet et de télécommunication. La production, c’est pour les minables, les petits joueurs, des gens qui n’ont pas d’ambition, qui aiment travailler les pieds dans la merde et se prendre la tête avec des paramètres incontrôlables.


 

 

 Il sentit son énervement rejaillir lorsque la crise grecque fut évoquée. L’Europe avait fait le forcing pour les accueillir dans l’Union, pour qu’ils adoptent la monnaie unique européenne. Ils n’étaient pas prêts et leur économie avait explosé. Et maintenant, tout le monde disait que c’était de leur faute et que c’était normal que les Grecs en bavent, qu’ils bouffent de l’austérité et de la pauvreté pendant des années, avec des mômes qui se caillent les miches dans des écoles qui ne sont plus chauffées. Pourquoi le monde était-il toujours si injuste, pourquoi fallait-il toujours enfoncer les malheureux ? Comment s’y prenait-on pour nous faire regarder ces événements avec un point de vue déformé, erroné, pour que l’opinion se range immuablement du côté du plus fort, de celui qui est coupable ?

 

Merci pour le marque page et la gentille dédicace.

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