Je remercie les Editions Gallmeister pour ce SP

Ned Crabb

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Biographie de l'auteur

NED CRABB a été durant trente-deux ans rédacteur en chef, journaliste et illustrateur pour le Wall Street Journal, auquel il a continué de collaborer occasionnellement. En 1978 est paru aux États-Unis son premier livre, La Bouffe est chouette à Fatchakulla, publié aux éditions Gallimard. Il a vécu avec sa femme Kay à New York et ils ont passé ensemble la plupart de leurs étés à North Pond, dans le Maine. Ils ont eu deux filles. Ned Crabb s’est éteint en 2017 à New York.

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Présentation de l'éditeur

Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible jusqu’au jour où ils partent en week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d’une main de fer. Âgée de soixante-dix-sept ans et dotée d’un caractère bien trempé, la vieille dame a justement convoqué ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu’elle s’apprête à modifier son testament. Au lodge, l’atmopshère devient électrique. Tandis qu’un orage d’une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre.
Ma chronique : 

Je découvre l’écriture de Ned Crabb avec ravissement, c’est une galerie de personnages nombreux et hauts en couleur, c’est une atmosphère légèrement surannée, c’est un lieu envoûtant et humide et  surtout c’est une atmosphère digne d’une partie de Cluedo. Un vrai petit bijou qui par de nombreux côtés m’a fait penser à Agatha Christie pour le huis clos instauré, victimes et meurtriers coincés pour le meilleur mais surtout pour le pire. J’ai aimé donner à « Six » et Alicia sa femme,  les traits d' Henry Ford et Katharine Hepburn en référence au film "La maison du lac". Ce couple va seconder les enquêteurs avec intelligence et bonne répartie. Il est beaucoup questions de pêche dans la vie de chacun des protagonistes, on se retrouve dans un lodge en bord de lac avec une nature sublimée, une faune ruisselante et des orages impressionnants. Tenu de main de maître par Gene vieille peau de 77 printemps  qui règne sans partage et que l’on aimerait voir disparaître, désir partagé par ses neveux et nièce Brad, Kipler, Merill et leurs conjoints nouveaux ou anciens. Il faut dire qu’elle les tient par la peau du cou s’ils veulent toucher leur part d’héritage, il faut qu’il en passe par là où elle veut alors pour supporter cet état de fait l’alcool et la coke sont un moyen comme un autre. Les choses s’accélèrent et prennent un autre tournant à partir du moment où elle leur annonce qu’elle va se remarier, changer son testament, comme à la roulette, les jeux sont faits et rien ne va plus. Une très belle plume nous fait vivre tous ces événements de façon tantôt humoristique ou caustique, à aucun moment on ne s’ennuie même si l’intrigue et sa résolution sont rocambolesques à la James Bond, l’effet «  So British » est bien vu et donne une élégance que je ne m’attendais pas à trouver dans un polar made  in US. Bonne lecture.

 

Citation : 
Il savait qu’il ne pourrait jamais s’arrêter de boire. Il ne voulait pas s’arrêter de boire. Le bourbon couleur d’or domptait son cœur sauvage et lui apportait du bonheur. Si l’alcool abrégeait sa vie, quelle importance ? Qui cela pourrait-il gêner ? Une existence prolongée par une morne sobriété qui lui écraserait l’âme ne l’attirait absolument pas.

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