Je remercie les éditions Flamant noir pour l'envoi de ce SP.

 

Samuel Sutra

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Samuel Sutra se distingue par sa façon de maîtriser avec autant de talent, la légèreté et le loufoque que le style plus noir et profond.

Un œil sur la voie lactée et les mains sur sa feuille blanche, il écrivit son premier Tonton avec pour seul désir de laisser une trace de lui à ses enfants. Quelques années plus tard, sa modeste ambition révèle un immense talent. Son écriture à la fois jubilatoire et sensible, et ses répliques brillantes produisent un univers et des textes uniques

Son personnage de Tonton est un bandit comme on n'en fait plus : malin, gouailleur, viril... S'il est vrai qu'il est difficile de ne pas penser immédiatement à l’œuvre de Frédéric Dard (San-Antonio), c'est plutôt vers Alphonse Boudard qu'il convient mieux de chercher une hérédité.

L'inventivité et la saveur de la langue chez Samuel Sutra se situent en effet dans la poésie du titi, le goût du bon mot.Le travail qu’il donne à chaque phrase est d’une efficacité redoutable. Les dialogues, notamment, sont une collection de trouvailles irrésistibles qui transportent à coup sûr le lecteur dans l'univers cinématographique d'Audiard et Lautner. Pour des références plus actuelles, on pourrait dire que Samuel Sutra fait du polar, ce qu'Alexandre Astier fait des légendes arthuriennes…

Sa plume plus "noire", dévoilée dans trois de ses ouvrages montre qu'il sait parfaitement sortir de l'écriture burlesque, et produire également des textes de qualité bien que très différents.

On pourrait vous dire aussi que Samuel Sutra est un jeune quadra qui vit dans le Sud-ouest, qu’il aime le jazz, la philosophie et le chili con carne, mais ça, c’est une autre histoire…Il est aujourd'hui l'auteur de huit romans.

 

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Présentation de l'éditeur

HAÏTI. 12 janvier 2010 - 16 h 50. Le pays est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire. L'aide humanitaire afflue de partout. PARIS. Aujourd'hui. Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées. Toutes sont liées à un projet baptisé «Kenscoff » . Un cinquième individu est recherché. Pour prêter main-forte à la Brigade criminelle dans cette enquête particulière, un jeune policier rejoint l'équipe. Haïti, il connaît bien. Il y est né.
Ma chronique : 

Un thriller noir, percutant et caustique, en à peine 250 pages Samuel Sutra nous emporte dans son monde au sein du fameux 36 quai des Orfèvres dans un Paris que l’on revisite au fils des meurtres. C’est efficace et ça se lit bien.  A la suite d’une série de meurtres on finit par les relier entre eux et à penser qu’ils sont probablement l’œuvre d’un sérial killer. Tous les crimes ont pour point commun Haïti et un projet nommé  «Kenscoff ». On pense donc à un tueur haïtien et qui mieux qu’un jeune Lieutenant lui-même originaire d’Haïti pourrait aider à l’enquête. On va ainsi suivre Jean Raph’ qui fait de son mieux pour intégrer le 36 et ses manœuvres de terrain, lui qui fait plutôt partie des administratifs. J’ai beaucoup aimé le découpage de l’action avec un chapitre réservé à chaque meurtre et distillé lentement mais avec beaucoup d’efficacité. Le récit c’est jean Raph’ qui parle à la première personne et c’était agréable de découvrir les autres personnages de son point de vue. Les personnages secondaires sont aussi attachants, il y a le nouveau boss du 36, le commandant Blay, qui malgré son côté ours des cavernes conserve de profondes valeurs humaines et puis il y a la belle Psy/profileuse Vanessa celle qui fera toute la différence. Mon souci avec ce choix de prénom c’est que je n’ai pas arrêté d’entendre la voix de Doc- gynéco en fond sonore, pfff. J’ai trouvé l’intrigue très réaliste et du coup on entre dedans en ce disant que oui ça peut exister et même plus c’est bien possible que cela ce soit passé en Haïti comme ailleurs il y a toujours des profiteurs. Un seul bémol pour moi et il est de taille c’est d’avoir trouvé la chute sans surprise et bien trop rapidement, cela ne m'a pas empêcher d’apprécier ma lecture mais c’est quand même mieux quand le lecteur se prend sa claque pendant le dénouement. Pas de claque mais une très belle scène bien écrite et qui explique tout dans une chambre d’hôpital c’était du bon de chez bon. Merci pour ce superbe Polar/Thriller et une mention spéciale à la couverture qui est de toute beauté. Bonne lecture.

 

Citation : 
Quand je prends conscience de tout cet acide qui parcourt les veines de certains couples, je finis par être soulagé de mon sort. Ne pas m'attacher. L'amour est le plus court chemin qui mène de l'indifférence à la haine. Et je ne suis pas du genre pressé.

la litote