Je remercie les Editions Denoël pour ce nouveau titre.

 

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Trad. de l'anglais par PIERRE Ménard

Natalie Daniels 

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Présentation de l'éditeur

Le coup de foudre amical, ça existe. Depuis qu'elles se sont rencontrées au parc, Connie et Ness partagent tout, leurs joies et leurs peines, jusqu'à leurs familles qui ne semblent en former qu'une. Cette relation sans nuages tourne pourtant au cauchemar lorsque Ness divorce et devient de plus en plus étouffante. Quelques mois plus tard, Connie se réveille dans un hôpital psychiatrique, accusée d'un crime atroce dont elle n'a pas le moindre souvenir... Des liens trop étroits est l'autopsie glaçante d'une amitié toxique, la plongée d'une femme dans la folie.

 

 

 

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Ma chronique : 

 

La rencontre avec Ness va être décisive dans la vie de Connie, une amitié pure va naître entre elles mais aussi entre leurs filles Poly et Annie. Lorsque Ness se sépare de Leah, la famille de Connie devient pour elle sa famille, elle passe tout son temps chez Connie. Peu à peu Connie commence à se sentir étouffée dans cette relation. Dès le début on ne sait pas ce qui à entraîné l’internement de Connie en psychiatrie et tout l’enjeu du livre va être de la découvrir au travers des séances de Connie avec Emma son psychiatre.  J’ai été happé dès les première lignes, je voulais savoir ce que Connie avait fait, et pourquoi. Il y a tout un jeu de temporalité entre l’avant et l’après, un jeu trouble dû à l’amnésie de Connie, c’est brillamment écrit et les personnages ont une belle profondeur, il faut dire que la relation Connie /Emma prend presque toute la place et que c’était intense. J’ai aimé aussi le journal intime d’Annie qui vient apporter l’éclairage d’une fillette de 9 ans sur ce drame avec des touches d’humour qui le rende plus léger. J’ai eu le sentiment de passer à la loupe cette amitié mais pas seulement, l’enfance de Connie, sa relation avec sa mère tant de souvenirs familiaux qui resurgissent et apportent un éclairage sur le mystère. La relation avec sa psy est décrite avec tant de véracité que l’on s’y croyait. C’est bien écrit et reste complètement crédible de A à Z, tout en nous donnant des frissons dans le dos. C’était passionnant de voir arriver le point de rupture de Connie, de tacher de la comprendre dans ses contradictions et sa vulnérabilité. Un très beau livre qui vous fait remettre en question les témoignages comme «  On n’a rien vu venir » car au final, les signes étaient là  à qui a des yeux pour voir. Bonne lecture.

 

 

Citation : 

 

quote leftAh, les joies de la ménopause ne connaissaient décidément pas de limites... Elle perdait des cheveux à chaque nouveau shampoing, elle avait des bouffées de chaleur épouvantables, elle savait que les raisons strictement biologiques de son passage sur Terre arrivaient à leur terme — tout cela accentuait le sentiment de sa propre mortalité : en tant qu’être humain, elle n’avait plus de raison d’être.

 

 

 

Denoel

 

 

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