Je remercie les Editions Gallmeister pour l'envoi de ce nouveau titre

Traduit par Janique Join-de-Laurens

 

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 Keith McCafferty 

 

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Keith McCafferty grandit dans la région pauvre et peu peuplée des Appalaches, un pays de vallons sombres et de superstitions ténébreuses.

Il est aujourd'hui l'auteur de sept romans, dont la plupart prennent place le long de la fameuse Madison River. Le Montana pouvant s’avérer un peu désert, il écrit souvent avec un chat nommé Rhett sur les genoux, ou au café, ou même dans un vieux truck garé près de la rivière, canne à pêche toujours à portée de main. Les jours particulièrement froids, il suivrait bien les pas d’Ernest Hemingway (dont le fils Jack a souvent été le compagnon de pêche de Keith) pour écrire dans ces super cafés de Paris, remplaçant le chat par une de ces couvertures chaudes qu’on vous propose dans des endroits comme la Terrasse des Archives.

 

Son œuvre a été qualifiée pour de nombreux prix littéraires et a notamment reçu le Robert Traver Award, qui récompense les meilleurs ouvrages de littérature consacrée à la pêche.

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Présentation de l'éditeur

Dans la vallée de la Madison, une femme s’est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d’un. Nanika Martinelli, surnommée “la Vénus de Botticelli Creek”, est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d’un homme empalé sur les bois d’un cerf géant. Accident ou meurtre ? Serait-ce une piste pour retrouver la disparue que tout le monde croit dévorée par un loup ? Aidée de son ami peintre, pêcheur et privé occasionnel, Sean Stranahan, Martha devra se confronter à un groupe fanatique de défense des animaux, le Clan du Loup à trois griffes, et à leur meneur au charisme destructeur.

 

 

 

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Ma chronique :

 

 

Lors d’une randonnée, Nanika Martinelli, jeune guide de pêche disparaît près de Yellowstone dans le Montana. Un jeune homme du ranch hôtel tombé sous son charme part à sa recherche et termine empalé sur les bois d’un cerf tué par les loups. Homicide ou tragique accident ? Le shérif du comté Martha Ettinger, est aidé dans son enquête par Sean Stranahan pêcheur à la mouche, peintre naturaliste mais surtout détective privé. L’intrigue principale tourne autour de cette disparition alors que la sœur de la victime Asena semble résolue à prouver que sa sœur a été enlevée plutôt que dévorée par les loups. L’autre thème abordé est l’opposition entre écolos et éleveurs à propos de la réintroduction du loup dans le parc de Yellowstone. Les pistes se dirigent vers le clan du loup à trois griffes qui est pour la sauvegarde du loup et dont le chef au regard hypnotique est aussi inquiétant que charismatique. Le danger rôde  entre les ennemis des loups, ceux qui veulent le protéger et une sœur en quête de vérité. L’auteur a su créer une intrigue captivante qui implique les parties des deux côtés. Une enquête en plein air bien écrite ou les scènes gores et le côté psychopathe d’un certain personnage restent digestes. Son style dans les descriptions de la nature, des rivières et des paysages du Montana est sublime. On sent que l’auteur est un fervent pêcheur et grand connaisseur de pêche à la mouche. Le vocabulaire employé pour les appâts est toujours imagé et je me suis retrouvée les pieds dans l’eau en attendant que ça morde. La construction de l’intrigue est faite de haut et de bas qui font tourner les pages sans s’en rendre compte tant on est plongé profondément dans l’histoire. Un roman qui transporte par sa poésie et un mystère qui prend une orientation que rien ne laissait prévoir me laissant épatée. Bonne lecture.

 

 

Citation: 

 

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- Alors tu penses qu’il s’est tué dans la chute ? – C’est ce que j’ai tout d’abord cru, mais je ne sais pas, Jase. Il a un bois de cerf qui dépasse de son ventre. – Raconte-moi tout. – Je vais tout te raconter, mais là, il faut que je vomisse. Elle réussit à atteindre la lisière du bois avant de s’agenouiller. Elle attrapa une poignée de neige pour se rincer la bouche, se rendit compte que ses mains tremblaient et s’assit sur un tronc. Un vrai. Elle se sentait vide, mais le mauvais goût avait disparu, remplacé par quelque chose d’autre, pas vraiment une saveur, plutôt une odeur qui s’échappait de son corps. Celle de la peur.

 

 

 

 

 

gallmeister

 

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